Aerolia créera 150 emplois au Québec
La filiale d’EADS construira des fuselages pour les avions d’affaires de Bombardier
Aerolia investira environ 5 millions pour ériger ces nouvelles installations, qui serviront principalement à fabriquer le fuselage central des nouveaux jets d’affaires Global 7000 et 8000 de Bombardier. À cela s’ajoutera un investissement de quelque 80 millions en recherche et développement.
Le projet doit permettre la création, entre 2013 et 2014, d’environ 150 emplois. Le lieu précis de l’implantation n’est pas encore connu, mais ce sera dans la grande région de Montréal, a précisé Marie-Agnes Veve, p.-d.g. d’Aerolia Canada, en conférence de presse hier.
La décision de l’entreprise de choisir le Québec étonne dans la mesure où les appareils Global 7000 et 8000 seront assemblés dans les installations torontoises de Bombardier Aéronautique. « Certes en Ontario, il y a la proximité, mais je crois qu’il y a des éléments économiques que le gouvernement de la province du Québec a su mettre autour de la table », a noté le p.-d.g. d’Aerolia, Christian Cornille. Québec a en effet consenti une aide financière de 15 millions à Aerolia, composée d’une subvention non remboursable de 5 millions et d’un prêt sans intérêt de 10 millions.
« L’Ontario continue de vouloir attirer des investissements […], mais nous avons aussi l’importante responsabilité d’assurer la bonne gestion des deniers publics », a déclaré dans un courriel Brianna Ames, porte-parole du ministre ontarien du Développement économique, Brad Duguid.
L’an dernier, Aerolia avait amorcé ses activités au Canada en ouvrant un « bureau d’études » à Montréal. Dans ce centre, près de 100 ingénieurs, dont une dizaine de Français, travaillent à la conception du fuselage central des avions Global 7000 et 8000. Dans sa future usine québécoise, Aerolia assemblera les fuselages destinés à Bombardier à partir de composants fabriqués dans ses installations de France et de Tunisie.
L’entreprise, dont le seul client était jusqu’ici Airbus, une autre filiale d’EADS, cherche à devenir moins dépendant de cet avionneur. Son objectif est de faire passer son chiffre d’affaires de 1,2 milliard $US à 3 milliards d’ici 2020. Aerolia espère que ses futures installations québécoises « pourront servir de base à la conquête de nouveaux marchés comme à de nouveaux clients », a dit M. Cornille.
L’entreprise a également dit croire que son implantation donnera l’occasion à des fournisseurs et à des sous-traitants québécois de se développer davantage.








