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Baisse de tension sur les marchés européens

L’espoir d’une action concertée permet aux Bourses de clôturer en hausse

L’espoir de voir gouvernements et banques centrales intervenir de concert pour aider la zone euro a soutenu les Bourses européennes qui ont toutes clos en hausse hier, faisant retomber la tension suscitée par les nouvelles élections législatives en Grèce demain.

Paris a engrangé 1,8 %, Francfort 1,5 %, Milan bénéficiant le plus de ce contexte avec une hausse de 2,3 %. Londres et Madrid ont terminé en légère hausse de respectivement 0,2 % et 0,3 %.


« Les actions ont été soutenues aujourd’hui par la perspective d’une intervention coordonnée des banques centrales la semaine prochaine, en cas de turbulences sur les marchés après les élections en Grèce », a commenté Michael Hewson, analyste de CMC Markets.


Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a estimé hier que les marchés financiers et les citoyens européens avaient besoin d’être rassurés sur l’avenir de la zone euro. Il a promis que le résultat de ces réflexions devrait être présenté très bientôt dans la perspective du prochain sommet européen, les 28 et 29 juin à Bruxelles. Il a en outre assuré que son institution allait « continuer de jouer le rôle crucial de fournir des liquidités aux banques solvables quand c’est nécessaire ».


Les mesures de stimulation de l’économie par les banques centrales se traduisant notamment par des émissions de liquidités sur les marchés financiers et par un regain d’intérêt pour les actifs plus risqués (actions cotées en Bourse, etc.), apporteraient un répit bienvenu sur des marchés toujours malmenés par la crise de la dette dans la zone euro.


La principale incertitude est liée aux élections législatives en Grèce demain. Une victoire des partis opposés à l’austérité pourrait remettre en cause les mesures nécessaires au versement de l’aide internationale, ouvrant un éventuel scénario du pire. « Le sujet qui préoccupe toute l’Europe, ce sont les élections grecques. Alors que la visibilité sur les résultats est quasi-nulle, les conséquences sur la zone euro seront considérables », ont jugé les analystes du Crédit Mutuel-CIC.


« Au-delà du vote, de toute façon, c’est la question de la capacité de la Grèce à se sortir de cette impasse qui comptera. Il reste clair que le plan initial de maîtrise de la dette ne suffirait pas », ont-ils ajouté.


Une conférence téléphonique a eu lieu hier entre le président de l’Union européenne, Herman Van Rompuy, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et les dirigeants allemand, français, britannique, italien et espagnol, afin de préparer une position commune à la réunion du G20.


Dans ce contexte, l’euro restait stable face au dollar. L’euro valait 1,26 $US, contre 1,26 $US jeudi soir.


Sur le marché obligataire, l’Espagne, dont le secteur bancaire suscite toujours l’inquiétude des marchés, a vu ses taux d’emprunt à dix ans se stabiliser hier, autour de 6,8415 %. Toutefois, l’écart avec les taux allemands a atteint un record, signe que les investisseurs préfèrent se tourner vers ce qu’ils considèrent être une valeur refuge.


L’Italie bénéficiait, quant à elle, plus significativement de cette détente, son taux d’emprunt étant repassé sous la barre des 6 %.

 
 
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