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    Relève - Le travail des jeunes est aussi reconnu

    Pierre Clapperton-Richard et Francis-Olivier Couture recoivent l’Octas jeunesse 2012

    7 juin 2012 |Claude Lafleur | Actualités économiques
    L’informatique est un domaine d’étude qui attire énormément de jeunes.
    Photo: Yan Doublet - Le Devoir L’informatique est un domaine d’étude qui attire énormément de jeunes.
    Pour la première fois, les Octas ont décerné cette année un prix officiel à deux jeunes du secondaire. Curieusement, ce sont en fait de jeunes élèves qui, l’an dernier, ont imposé leur présence auprès de l’industrie des technologies de l’information (TI). « À vrai dire, les jeunes nous ont forcé la main ! », raconte fièrement Patrice-Guy Martin, président-directeur général du Réseau Action TI, qui organise depuis 26 ans la remise des Octas afin de souligner les meilleures réalisations en matière de TI au Québec.

    «L’an dernier, des élèves du secondaire avaient soumis leur dossier de candidature via notre processus de soumission électronique, et ce, sans tenir compte de nos règles, raconte, amusé, Patrice-Guy Martin. On a reçu une dizaine de candidatures… Prenant acte de cette manifestation d’intérêt, on a alors décidé de décerner un prix hors-catégorie, une catégorie non officielle et non encadrée par nos règlements. »


    « Et ce dont on s’est rendu compte, poursuit-il, c’est de la qualité des élèves lorsqu’ils se sont présentés sur scène pour faire leurs remerciements. Vraiment, tout le monde a été impressionné par leur maturité. Ces élèves du secondaire étaient vraiment impressionnants ! »


    Devant l’intérêt manifesté par les jeunes du secondaire, les organisateurs des Octas ont par conséquent conclu un partenariat avec le Réseau du Conseil de développement du loisir scientifique et des neuf Conseils du loisir scientifique régionaux (CDLS-CLS), maître d’oeuvre des Expo-sciences au Québec.


    C’est ainsi que, lors des douze finales régionales des Expo-sciences, des projets d’élèves du secondaire reliés aux TI ont été sélectionnés comme candidats pour l’Octas Jeunesse 2012. « Nous savons que l’un des défis que doit relever notre industrie, comme bien d’autres, d’ailleurs, c’est celui de la relève, explique le p.-d.g. du Réseau Action TI. On a besoin d’intéresser de plus en plus de jeunes étudiants pour résoudre ce qu’on a déjà appelé le “bogue de 2012 ”, c’est-à-dire le moment où il y aura de plus en plus de travailleurs qui prendront leur retraite. On pense donc que, avec des prix remis à la relève étudiante, cela devrait stimuler des choix de carrière. »


    « On sait aussi que c’est lorsque les élèves sont au secondaire que le choix de carrière se fait, puisqu’il faut alors choisir les options nécessaires pour plus tard étudier en technologies ou en sciences. On espère donc que, en mettant justement l’accent sur des projets en TI par le biais des Expo-sciences et en donnant la chance de recevoir un prix Octas, on fera mousser l’intérêt des jeunes pour une carrière en TI. »


    C’est ainsi que trois duos d’élèves ont été retenus au terme des plus récentes Expo-sciences, qui se sont déroulées à travers le Québec. Il s’agit du projet « Le duo acoustique », préparé par Benjamin Carmel et Marc-Antoine Dumouchel, élèves en 1re secondaire, de « KINECTing to the Future », d’Alex Stojda et Vincent Olborski, élèves de 4e secondaire, et de « ParaVir : vous ne passerez pas ! », conçu par Pierre Clapperton-Richard et Francis-Olivier Couture, également en 4e secondaire.


    Benjamin Carmel et Marc-Antoine Dumouchel résumaient leur Duo acoustique en ces termes : « Notre projet porte sur la transmission du son (acoustique versus électroacoustique). Nous expliquons comment le son pénètre dans l’oreille, se dirige au cerveau puis ressort en paroles. Nous comparons ensuite ce processus avec un exemple électroacoustique à l’aide d’une tête de robot, que nous avons nous-mêmes conçue et qui fonctionne. »


    Patrice-Guy Martin ajoute : « Ces élèves voulaient créer une sorte de robot qui pourrait reconnaître la parole, ce qui les a obligés à comprendre comment fonctionnent l’oreille et la synthèse vocale. Ils ont ensuite développé un schéma de circuits qui capte et transforme le son et qui permettrait de l’analyser par un outil de reconnaissance vocale.»

     

    Robot et logiciel


    Quant à Alex Stojda et à Vincent Olborski, ils se sont demandé, à l’origine de leur projet KINECTing, s’il est possible de contrôler un robot simplement en bougeant soi-même. Or, au moyen du logiciel Kinect, de Microsoft, et de langages de programmation, ils ont montré que la chose est tout à fait réalisable.


    Enfin, Pierre Clapperton-Richard et Francis-Olivier Couture ont créé un logiciel de sécurité informatique destiné à contrer les pirates. Il s’agit, décrivent-ils, d’un logiciel simple et polyvalent qui combine un antivirus, un programme de cryptage de données, un Block-Wifi (qui gère la sécurité du réseau sans fil) et d’un générateur de mots de passe. « Le tout forme un 4-pour-1 très efficace ! », disent-ils.


    « J’avoue que j’ai été impressionné par ce projet, commente le p.-d.g. des Octas (qui ne faisait pas partie du jury). C’est une approche assez complète qui s’occupe des virus, de la sécurité des réseaux wi-fi, qui comprend un générateur de mots de passe… Chose certaine, pour des élèves du secondaire, ça m’a vraiment impressionné ! »


    C’est d’ailleurs ces derniers qui ont remporté l’Octas jeunesse 2012, doté d’une bourse de 500 $. « Je pense que ce qui a dû retenir l’attention du jury, estime M. Martin, c’est qu’il s’agissait d’une solution complète. Mais est-elle vraiment efficace et “ parfaite ” ? Évidemment, il faudrait sans doute mener des tests plus poussés pour le vérifier, mais c’est tout de même une réalisation vraiment impressionnante ! »


    M. Martin souligne au passage avoir souvent rencontré des conseillers pédagogiques d’école secondaire qui lui ont rapporté que les possibilités qu’offre la robotique attirent énormément les jeunes vers des carrières en technologie. « C’est quelque chose de très concret, remarque-t-il, il y a des compétitions de robots de toutes sortes qui intéressent énormément les élèves de tous les niveaux, d’ailleurs ! »

    ***

    Collaborateur













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