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    Industrie pharmaceutique - TVM Capital et Eli Lilly choisissent Montréal

    Un fonds de 150 millions en sciences de la vie devrait profiter à une quinzaine d’entreprises

    La firme allemande TVM Capital a annoncé hier l’établissement à Montréal d’un fonds en sciences de la vie de 150 millions qui se traduira notamment par l’arrivée dans la métropole d’une filiale du géant pharmaceutique américain Eli Lilly.

    La firme allemande TVM Capital a annoncé hier l’établissement à Montréal d’un fonds en sciences de la vie de 150 millions qui se traduira notamment par l’arrivée dans la métropole d’une filiale du géant pharmaceutique américain Eli Lilly.


    Pour attirer TVM à Montréal, Teralys Capital a investi 65 millions dans le nouveau fonds. La Banque de développement du Canada, institution fédérale établie à Montréal, a quant à elle injecté 20 millions. Les autres investisseurs sont Lilly (30 millions), Fondaction CSN (7 millions) et Advantus Capital Management.


    Le fonds se spécialisera dans le financement des premières étapes de développement de médicaments. Selon ses promoteurs, il favorisera la création d’entreprises vouées à la mise au point de nouvelles molécules et bénéficiera à l’ensemble de l’« écosystème » des sciences de la vie au Québec, c’est-à-dire les chercheurs, les entrepreneurs et les fournisseurs de services. Au cours des cinq prochaines années, le fonds prévoit investir ses 150 millions dans 15 entreprises actives au Québec.


    En parallèle, Lilly mettra sur pied à Montréal la division canadienne de Chorus, une filiale que la multinationale décrit comme un réseau mondial visant à développer des médicaments depuis la phase de sélection des molécules prometteuses jusqu’à l’obtention de la preuve clinique de leur utilité chez l’humain. D’ici la fin de 2013, la nouvelle entité prévoit avoir à son emploi 10 scientifiques de haut niveau. TVM Capital, dont le siège social est situé à Munich, est une ancienne division du géant Siemens qui investit depuis plus de 25 ans en capital de risque.


    Quant à Teralys Capital, il s’agit d’un « fonds de fonds » de plus de 700 millions créé par la Caisse de dépôt et placement du Québec, le Fonds de solidarité FTQ et Investissement Québec. En investissant dans TVM, Teralys vise un rendement annuel de l’ordre de 20 %. Depuis sa fondation, en 2009, Teralys a investi 330 millions dans six fonds en technologies de l’information et dans trois fonds en sciences de la vie. D’autres investissements, notamment un dans un fonds scandinave en sciences de la vie, doivent être annoncés au cours des prochaines semaines.


    Présent à la conférence de presse tenue hier, le ministre du Développement économique, Sam Hamad, s’est félicité de la brochette d’investissements dévoilés ces derniers mois au Québec dans ce secteur, dont celui de Valeant (20 millions pour déménager son siège social à Laval), de GlaxoSmithKline (50 millions dans un fonds d’innovation) et du consortium Merck-Lumira (50 millions pour un fonds de biosciences).


    M. Hamad rencontrera vendredi plusieurs représentants du secteur des sciences de la vie afin de connaître leurs besoins dans le contexte des difficultés importantes auxquelles est confrontée l’industrie. « Notre objectif, c’est de revoir le modèle d’affaires et d’en bâtir un qui s’adapte au marché pour que le Québec soit un leader dans ce domaine-là », a-t-il déclaré, en précisant qu’il était davantage question de « moduler » que d’« augmenter » l’aide financière que le gouvernement consent à l’industrie.


    Les revenus des compagnies pharmaceutiques croissent moins rapidement qu’auparavant en raison de l’expiration de plusieurs brevets et de la difficulté grandissante de mettre au point des médicaments efficaces et populaires. Devant cette réalité, les grandes pharmaceutiques impartissent de plus en plus leurs activités de recherche et développement dans le but de réduire leurs dépenses.


    Darren Carroll, vice-président au développement commercial chez Eli Lilly, a expliqué hier que la structure légère de Chorus avait permis de réduire de moitié les coûts de mise au point des médicaments et de retrancher environ 12 mois au processus. Le modèle décentralisé, qui s’appuie largement sur les institutions de recherche publiques, « nous permet de mettre la main sur un bien plus large éventail d’idées, de molécules, de talents et de ressources », a souligné M. Carroll.













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