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    Pétrolia va forer deux nouveaux puits en Gaspésie

    Pétrolia réalisera deux forages dans un nouveau secteur de la Gaspésie au cours des prochains mois. Une partie de ces travaux de recherche d’énergie fossile sera financée par le gouvernement du Québec, qui a acquis récemment des actions de l’entreprise par l’entremise d’Investissement Québec.

    Deux forages exploratoires « conventionnels » seront menés dans un secteur nommé Bourque, entre Murdochville et Grande Vallée. Le puits Bourque 1 atteindra 3200 mètres de profondeur, contre 2850 mètres pour le puits Bourque 2. Les deux cibles ont été localisées sur la base d’un levé sismique 3D.


    Ces nouveaux projets sont les premiers menés grâce aux deniers publics que le gouvernement Charest a décidé d’investir directement dans des entreprises privées qui recherchent des hydrocarbures. Investissement Québec a en effet acheté récemment pour plus de 10 millions de dollars d’actions de la pétrolière. Éventuellement, l’investissement pourrait passer à 16 millions. Il n’y a eu aucun débat public sur la question et la décision d’investir dans cette industrie a été annoncée dans le dernier budget.


    Chacun des forages Bourque coûterait plus de 6 millions de dollars, d’après ce qu’a dit hier Isabelle Proulx, vice-présidente de Pétrolia. Selon le président de l’entreprise, André Proulx, la structure géologique « pourrait contenir 100 millions de barils de pétrole facile à exploiter et dont la rentabilité ne fait pas de doute ». Quant à la zone d’exploration, elle recoupe essentiellement deux permis détenus depuis 2009. Ceux-ci coûtent au total 3753,90 $ par année - à raison de 10 ¢ l’hectare -, selon ce qu’on peut calculer à partir des données du ministère des Ressources naturelles et de la Faune.


    Selon Mme Proulx, « tout le monde désire » ce projet dans cette région de la Gaspésie. Aucune consultation publique n’est prévue pour ce projet d’exploration, mais Pétrolia entend organiser des « séances d’information » dans les régions de Murdochville et de Grande Vallée. Fait à noter, le gouvernement n’exige aucune consultation de la part des entreprises privées qui mènent ce genre de projet d’exploration pétrolière. Et aucune autorisation environnementale n’est nécessaire.


    En plus des deux nouveaux forages annoncés hier, Pétrolia compte forer un puits horizontal dans le secteur de Gaspé. Dans ce cas, l’entreprise affirme qu’elle ne réalisera pas de fracturation de la roche.


    Par ailleurs, aucun forage supplémentaire n’est prévu cette année sur l’île d’Anticosti, où Pétrolia contrôle plusieurs permis d’exploration. Selon ce qu’a précisé Mme Proulx, une étude serait en cours sur les cerfs de Virginie qui fréquentent le secteur où la pétrolière compte mener ces prochains forages.


    La vice-présidente de Pétrolia a rappelé que, dans le cas d’Anticosti, il faudra très probablement recourir à la fracturation pour extraire l’or noir. Mais elle a dit que le « fluide » qui sera utilisé n’a pas encore été déterminé. Il pourrait par exemple s’agir d’eau avec des additifs chimiques toxiques, ou encore de pétrole. Pétrolia a utilisé du pétrole pour mener des « tests d’injectivité » près de Gaspé.


    Isabelle Proulx a également souligné que « le moment n’est pas opportun » pour dévoiler ce que l’État québécois a obtenu lorsqu’il a cédé les permis d’exploration sur Anticosti à Pétrolia en 2008. Elle a simplement dit que cela a été fait à la suite de « soumissions ». « Ç’a été fait selon les bonnes normes. »

     
     
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