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    Près de 100 sociétés convoitent Aveos

    Près de 95 sociétés ont manifesté un intérêt

    Environ 2600 personnes ont perdu leur emploi lorsqu’Aveos a subitement cessé ses opérations. De ce nombre, 1800 se trouvent à Montréal.
    Photo : Annik MH De Carufel - Le Devoir Environ 2600 personnes ont perdu leur emploi lorsqu’Aveos a subitement cessé ses opérations. De ce nombre, 1800 se trouvent à Montréal.
    La mise en vente d’Aveos a suscité l’intérêt de 93 « parties intéressées », dont 42 qui ont signé un accord de secret, indique le plus récent rapport du chef de la restructuration déposé en Cour supérieure.

    Selon Jonathan Solursh, nommé par le tribunal le 20 mars pour piloter le processus de transition chez Aveos, ces 93 groupes intéressés se ventilent comme suit : 20 acheteurs stratégiques, 16 acheteurs financiers et 57 autres qui lorgnent les actifs de la compagnie ou veulent la liquider.


    Environ 2600 personnes ont perdu leur emploi lorsqu’Aveos, une ex-filiale d’Air Canada dont le transporteur était toujours le principal client, a subitement cessé ses opérations. De ce nombre, 1800 se trouvent à Montréal.


    Alors qu’employés, syndicats et partis d’opposition affirment que la loi sur Air Canada oblige celle-ci à maintenir un centre d’entretien à Montréal, des efforts ont été déployés pour trouver un repreneur le plus rapidement possible.


    « Un niveau d’activité significatif a marqué les derniers jours et la compagnie prévoit d’autres manifestations d’intérêt et de visites d’installations », peut-on lire dans le rapport de M. Solursh daté du 1er mai et remis au juge Mark Schrager le vendredi 4 mai.

     

    Échéancier prolongé?


    De récentes informations ont laissé croire qu’une des sociétés qui tourne autour d’Aveos est Lufthansa Technik, une filiale du transporteur allemand. Il y a aussi de l’intérêt du côté d’une société montréalaise appelée Phoenix Aerospace, spécialisée dans l’entretien.


    Le chef de restructuration, qui travaille de concert avec le contrôleur FTI Consulting Canada, n’exclut pas de prolonger l’échéancier mis en place pour compléter la vente.


    « L’équilibre entre la dégradation liée à l’arrêt des activités et le besoin d’offrir assez de temps pour effectuer un exercice de diligence raisonnable est très délicat », a écrit M. Solursh. Présentement, les acheteurs ont jusqu’au 29 mai pour se manifester, après quoi il y aura une période de dix jours pour finaliser les offres.


    Concédant que l’échéancier actuel est « agressif », M. Solursh se laisse une fenêtre ouverte pour repousser les dates, bien que cela se ferait « avec beaucoup de prudence».


    Par ailleurs, le rapport indique qu’Aveos compte présentement 82 employés et 23 contractuels à court terme. Cet effectif, qui représente 3 % du total qui prévalait avant la fin des activités, s’affaire essentiellement à gérer l’inventaire du matériel, concilier les comptes, assurer les liens avec les diverses parties dans le cadre de la restructuration et gérer la mise en vente de la compagnie.

     

    Demande de libération


    Les derniers jours ont été marqués par une demande d’Air Canada cherchant l’autorisation de se libérer de ses contrats avec Aveos. Dans une requête déposée en Cour supérieure, le transporteur fait valoir qu’Aveos a de facto répudié les engagements contractuels et qu’Air Canada a dû recourir à un plan B pour assurer l’entretien lourd de ses appareils.


    Depuis le début de 2011, reconnaît Air Canada, Aveos s’est vu confier 91 % des révisions de cellule et 93 % des révisions de moteurs. Mais le transporteur insiste pour dire que sa demande de libération contractuelle n’aura aucune incidence sur le processus de vente parce qu’elle « simplifie » le processus et amène une certaine clarté autour des actifs mis en vente. Dans tous les cas, Air Canada affirme qu’il est prêt à coopérer avec tout investisseur potentiel qui reprendrait des unités d’Aveos avec une structure de coûts flexible.


    Air Canada retient des documents déposés jusqu’ici que le processus de vente porte plus sur les actifs d’Aveos - ou des grands blocs - que sur la vente de la totalité des installations dans un seul morceau.


    Si Air Canada était effectivement libéré du contrat qui le lie à Aveos, le processus de vente serait affecté, a rétorqué dans un autre document la firme Crédit Suisse, s’exprimant au nom de créanciers.


    « Cela pourrait radicalement réduire la valeur qui pourrait être réalisée grâce aux actifs d’Aveos pour le bénéfice des créanciers », a écrit Crédit Suisse.


    Si tout se déroule normalement, la requête d’Air Canada devrait être entendue au cours de la semaine prochaine.

     
     
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