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    Ottawa permettrait à Black de revenir au pays

    Le ministère de l’Immigration aurait accordé un permis de résidence temporaire d’un an au magnat de la presse déchu

    Conrad Black sort de prison vendredi, après trois années et demie passées dans une prison de la Floride.
    Photo : Agence Reuters John Gress Conrad Black sort de prison vendredi, après trois années et demie passées dans une prison de la Floride.
    Ottawa - Le retour annoncé de Conrad Black au Canada a donné lieu à des échanges houleux à la Chambre des communes, hier.

    Le Globe and Mail écrivait hier que le ministère de l’Immigration et de la Citoyenneté avait accordé un permis de résidence temporaire d’un an au magnat de la presse déchu. Selon le quotidien torontois, le permis est valide de mai 2012 à mai 2013. M. Black doit sortir de prison en Floride vendredi.


    Lors de la période de questions aux Communes, hier après-midi, le ministre de l’Immigration et de la Citoyenneté, Jason Kenney, a déclaré que les règles en matière de respect de la vie privée l’empêchaient de répondre au leader néodémocrate Thomas Mulcair au sujet du retour au pays de l’homme d’affaires.


    Né à Montréal, Conrad Black a renoncé à sa citoyenneté canadienne en 2001 après que la Chambre des lords britanniques lui eut offert de le faire pair, une proposition que le premier ministre de l’épo-que, Jean Chrétien, lui a interdit d’accepter tant qu’il détiendrait un passeport canadien. Le sexagénaire a été ensuite reconnu coupable de fraude et d’entrave à la justice, en 2007, en raison de transactions financières douteuses effectuées lorsqu’il était à la tête de l’empire médiatique Hollinger International. Il a passé trois ans et demi dans un pénitencier de la Floride.


    Lundi, des avocats spécialisés en droit de l’immigration estimaient que Conrad Black aurait à livrer une autre longue bataille s’il veut rentrer au Canada. Black a indiqué qu’il aimerait recouvrer sa citoyenneté canadienne, mais les spécialistes préviennent que cela risque d’être difficile.


    Les condamnations de Black pour fraude et entrave à la justice le rendent inadmissible à une résidence permanente au Canada, même s’il est marié à une citoyenne canadienne, Barbara Amiel.


    Des spécialistes en droit de l’immigration expliquent que le seul recours de Black serait une demande de permis de résidence temporaire, qui ne peut être accordée que par le ministre de l’Immigration ou un de ses représentants. Une décision récente de la Cour suprême du Canada indique que Black aurait besoin d’un tel permis de résidence temporaire pour rentrer au pays, mais des avocats soutenaient qu’il est impossible de prédire si ce permis lui serait accordé.

     
     
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