Passer à la version normale du sitePasser à la version large du siteTaille d'écran
  • Facebook
  • Twitter
  • RSS
  • fermer

    Connexion au Devoir.com

    Mot de passe oublié?
    Abonnez-vous!

    Microsoft remet le pied dans l’édition numérique

    1 mai 2012 10h04 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités économiques
    La nouvelle tablette Nook de Barnes & Noble<br />
    Photo: Agence Reuters shannon stapleton La nouvelle tablette Nook de Barnes & Noble
    Microsoft, en investissant dans l’édition numérique du libraire américain Barnes & Noble, s’offre une application de lecture maison pour les futures tablettes sous son système Windows 8, et quelques recettes à glaner dans ce secteur en pleine expansion.

    Cet investissement de 300 millions, modeste au regard des quelque 60 milliards de liquidités du géant des logiciels de Redmond, lui confèrera 17,6 % du capital d’une société commune d’édition numérique, ont annoncé Microsoft et Barnes & Noble. Surtout, Microsoft s’assure que les titres de la librairie numérique Nook, accessibles actuellement sur les liseuses de Barnes & Noble du même nom, ainsi que sur les appareils sous Android (système de Google) et ceux d’Apple (système iOS), deviennent également accessibles sur les appareils fonctionnant sous son système d’exploitation Windows.

    C’est crucial à l’approche de la sortie, attendue dans les mois qui viennent, de Windows 8, où Microsoft voit un vecteur pour enfin s’imposer sur un marché des tablettes dominé par l’iPad d’Apple et une série d’appareils sous Android. «Il faut à Microsoft toutes les applications possibles pour Windows 8», explique à l’AFP Neil McDonald, analyste de Gartner. En revanche, les deux sociétés n’ont rien dit de la possibilité de développer ensemble de nouvelles liseuses ou tablettes. «Est-ce qu’un Nook pourrait être créé sous Windows 8 et rester concurrentiel avec des Nook très entrée de gamme sous Android?», s’interroge M. McDonald.

    À l’occasion de cet accord, les deux parties ont par ailleurs réglé les contentieux qui les opposaient, en particulier sur l’utilisation de brevets que Microsoft reprochait à Barnes & Noble de violer, et Microsoft recevra une part des recettes d’édition numérique du libraire.

    Microsoft, qui avait semblé jeter l’éponge dans l’édition numérique en annonçant l’an dernier l’arrêt de son application Microsoft Reader, reprend donc position dans le secteur en s’associant cette fois avec un acteur du secteur qui a su déjà se faire une place respectable sur le marché américain, face au pionnier Kindle d’Amazon et en résistant à l’arrivée de l’iBookstore d’Apple. De son côté, Barnes & Noble, qui souffre dans son activité de libraire classique, a trouvé un ballon d’oxygène vital. Désormais la seule coentreprise d’édition numérique est valorisée à 1,7 milliards de dollars, bien au-delà des quelque 795 millions que valait en Bourse Barnes & Noble la semaine dernière.

    Pour M. McDonald, cette valorisation présente un avantage supplémentaire pour Microsoft, qui s’assure que Nook devient une cible moins tentante pour d’éventuels prédateurs: «même si Barnes & Noble décidait une scission de cette activité, cela rend la valorisation très élevée, ce qui dissuade les concurrents», explique-t-il à l’AFP.

    Ce qui signifie que Microsoft pourrait répéter une stratégie qui lui avait réussi quand il avait décidé en 2007 d’acheter 1,6 % de Facebook pour 240 millions, ce qui valorisait alors ce site à 15 milliards de dollars. Depuis lors, non seulement la valeur cet investissement a été multipliée par plus de 6, mais Facebook est resté indépendant plutôt que de tomber dans l’escarcelle de Google ou Apple.

    De son côté, Barnes & Noble a souligné que l’opération avec Microsoft n’augurait en rien des décisions stratégiques qui pourraient être prises concernant la filiale. «Il n’est pas possible de donner l’assurance que la réflexion engagée (autour de la nouvelle filiale) débouchera sur une scission ou la création d’une entreprise cotée indépendante et il n’y a pas de date butoir fixée pour conclure cette réflexion», a-t-il mis en garde.
     
     
    Édition abonné
    La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
     
     












    CAPTCHA Image Générer un nouveau code

    Envoyer
    Fermer
    Blogues

    Articles les plus : Commentés|Aimés
    Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel