Plan Nord - Les minières se pressent aux portes d'Hydro-Québec
Nos investissements seront rentables, assure Thierry Vandal
Le dossier du Devoir sur le Plan Nord
Même s'il demeure beaucoup de zones d'ombre quant aux dizaines de milliards de dollars d'investissements qu'Hydro-Québec devra mener dans le cadre du Plan Nord des libéraux, le président-directeur général de la société d'État, Thierry Vandal, a affirmé hier que les projets qui seront développés le seront de façon à être rentables pour le Trésor public. Il a aussi souligné que les minières ont déjà multiplié les demandes d'approvisionnement énergétique au nord du 49e parallèle.
«Il y a beaucoup d'échanges qui se font avec plusieurs acteurs du secteur minier. On a beaucoup de dossiers en ce moment qui sont à différents stades de discussions. C'est une période active pour nous au niveau industriel», a-t-il fait valoir en marge d'un discours prononcé dans le cadre du Salon Plan Nord, organisé hier par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Il faut dire qu'Hydro-Québec est appelée à jouer un rôle très important dans la réalisation du plan industriel tant vanté par le gouvernement Charest. Selon les données rendues publiques jusqu'à présent, le développeur de grands projets hydroélectriques devra investir pas moins de 47 milliards de dollars sur une période de 25 ans. Des projets très avantageux pour les entreprises minières, puisque cela leur permettra d'éviter l'utilisation de carburants fossiles très coûteux.
M. Vandal a toutefois refusé de préciser si certains projets avaient déjà été retenus pour quelques-unes des majestueuses rivières qui coulent sur le territoire du Plan Nord. «Il y a de très grands projets possibles, a-t-il simplement dit. On parle de Petit-Mécatina, mais il peut y en avoir plusieurs autres.» Dans d'autres cas, la société d'État songe à moderniser des installations existantes de façon à bonifier la production d'électricité.
Le p.-d-.g. d'Hydro-Québec s'est également voulu rassurant quant à la rentabilité de projets menés toujours plus vers le nord du Québec, avec l'augmentation des coûts que cela implique. «On va regarder les coûts. C'est certain que les nouveaux projets seront plus coûteux que ceux du passé. En même temps, les besoins pour de l'énergie renouvelable sont également en croissance. On va faire des projets dans la mesure où on a des marchés et que nous sommes en mesure de les rentabiliser.»
Pas question, par exemple, de vendre les kilowattheures au rabais aux entreprises qui sont en phase d'exploitation pure et simple des ressources non renouvelables du sous-sol. «Pour ce qui est de l'extraction minière, ça ne sera pas le tarif L. On ne fournira pas de l'électricité au tarif L en la développant à des coûts qui sont beaucoup plus élevés.»
Il a plutôt soutenu que cette énergie serait vendue en tenant compte du coût de production et en y ajoutant une marge de profit. Il a d'ailleurs donné l'exemple du complexe de la rivière Romaine, où le coût marginal avoisine selon lui les «neuf cents» le kilowattheure. Mais «dans le futur, ça évoluera, donc il faut éviter de se prononcer aujourd'hui sur des projets qui vont arriver demain», a-t-il ajouté.
Quant aux infrastructures nécessaires au transport de cette puissance électrique, elles seront payées par les minières, a-t-il promis. «Ces infrastructures sont à la charge des développeurs miniers.»
«On peut partager ces coûts, a toutefois poursuivi M. Vandal. Si on utilise ces lignes de transport pour sortir de la production, il peut y avoir un partage des coûts. De la même manière, s'il y a plusieurs mines qui partagent des infrastructures, il peut y avoir un partage des coûts. Mais dans tous les cas, ce sont les développeurs miniers qui vont assumer leur juste part.»
L'ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui a participé à la nationalisation de l'électricité, s'est déjà inquiété de l'ampleur des investissements qui seront faits par Hydro-Québec. «Le message, c'est "on continue vers le nord", analysait-il, en entrevue au Devoir l'automne dernier. Sans détails, sans précisions, Hydro-Québec monte vers le nord, et à des coûts qu'on ne connaît pas. Ils s'arrêteront quand? On ne sait pas. C'est énorme. Et les filières autres qu'hydrauliques demeurent tout à fait secondaires.»
«Il y a beaucoup d'échanges qui se font avec plusieurs acteurs du secteur minier. On a beaucoup de dossiers en ce moment qui sont à différents stades de discussions. C'est une période active pour nous au niveau industriel», a-t-il fait valoir en marge d'un discours prononcé dans le cadre du Salon Plan Nord, organisé hier par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Il faut dire qu'Hydro-Québec est appelée à jouer un rôle très important dans la réalisation du plan industriel tant vanté par le gouvernement Charest. Selon les données rendues publiques jusqu'à présent, le développeur de grands projets hydroélectriques devra investir pas moins de 47 milliards de dollars sur une période de 25 ans. Des projets très avantageux pour les entreprises minières, puisque cela leur permettra d'éviter l'utilisation de carburants fossiles très coûteux.
M. Vandal a toutefois refusé de préciser si certains projets avaient déjà été retenus pour quelques-unes des majestueuses rivières qui coulent sur le territoire du Plan Nord. «Il y a de très grands projets possibles, a-t-il simplement dit. On parle de Petit-Mécatina, mais il peut y en avoir plusieurs autres.» Dans d'autres cas, la société d'État songe à moderniser des installations existantes de façon à bonifier la production d'électricité.
Le p.-d-.g. d'Hydro-Québec s'est également voulu rassurant quant à la rentabilité de projets menés toujours plus vers le nord du Québec, avec l'augmentation des coûts que cela implique. «On va regarder les coûts. C'est certain que les nouveaux projets seront plus coûteux que ceux du passé. En même temps, les besoins pour de l'énergie renouvelable sont également en croissance. On va faire des projets dans la mesure où on a des marchés et que nous sommes en mesure de les rentabiliser.»
Pas question, par exemple, de vendre les kilowattheures au rabais aux entreprises qui sont en phase d'exploitation pure et simple des ressources non renouvelables du sous-sol. «Pour ce qui est de l'extraction minière, ça ne sera pas le tarif L. On ne fournira pas de l'électricité au tarif L en la développant à des coûts qui sont beaucoup plus élevés.»
Il a plutôt soutenu que cette énergie serait vendue en tenant compte du coût de production et en y ajoutant une marge de profit. Il a d'ailleurs donné l'exemple du complexe de la rivière Romaine, où le coût marginal avoisine selon lui les «neuf cents» le kilowattheure. Mais «dans le futur, ça évoluera, donc il faut éviter de se prononcer aujourd'hui sur des projets qui vont arriver demain», a-t-il ajouté.
Quant aux infrastructures nécessaires au transport de cette puissance électrique, elles seront payées par les minières, a-t-il promis. «Ces infrastructures sont à la charge des développeurs miniers.»
«On peut partager ces coûts, a toutefois poursuivi M. Vandal. Si on utilise ces lignes de transport pour sortir de la production, il peut y avoir un partage des coûts. De la même manière, s'il y a plusieurs mines qui partagent des infrastructures, il peut y avoir un partage des coûts. Mais dans tous les cas, ce sont les développeurs miniers qui vont assumer leur juste part.»
L'ancien premier ministre Jacques Parizeau, qui a participé à la nationalisation de l'électricité, s'est déjà inquiété de l'ampleur des investissements qui seront faits par Hydro-Québec. «Le message, c'est "on continue vers le nord", analysait-il, en entrevue au Devoir l'automne dernier. Sans détails, sans précisions, Hydro-Québec monte vers le nord, et à des coûts qu'on ne connaît pas. Ils s'arrêteront quand? On ne sait pas. C'est énorme. Et les filières autres qu'hydrauliques demeurent tout à fait secondaires.»








