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    Étude de la Chambre de commerce de Montréal - La ruée vers le Nord rapportera des milliards au Sud

    Michel Leblanc, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, passe devant un camion utilisé en foresterie stationné hier devant l’entrée du Palais des congrès de Montréal. C’est là que se tiendra demain et samedi le Salon Plan Nord.<br />
    Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir Michel Leblanc, le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, passe devant un camion utilisé en foresterie stationné hier devant l’entrée du Palais des congrès de Montréal. C’est là que se tiendra demain et samedi le Salon Plan Nord.
    Le dossier du Devoir sur le Plan Nord
    Cœur économique du Québec, la grande région de Montréal devrait bénéficier de retombées économiques de 50 milliards de dollars au cours du prochain quart de siècle en raison de l'exploitation intensive des ressources naturelles, surtout dans le cadre du Plan Nord. C'est du moins ce que conclut une étude produite pour le compte de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Dans ce contexte de ruée vers le nord, l'organisme voit d'ailleurs d'un bon œil l'idée que l'État finance les infrastructures, mais juge que la question de la transformation doit être laissée à la seule «logique du marché».

    «Le rêve des Québécois, c'est qu'on exploite nos ressources d'une façon qui est rentable pour la société et qu'on les transforme ici d'une façon qui est rentable pour la société. Ensuite, que nos entreprises les distribuent à travers le monde. La réalité, c'est que dans bien des cas, le modèle d'affaires viable présume qu'on transforme les ressources naturelles à proximité des marchés», a affirmé hier le président et chef de la direction de la Chambre, Michel Leblanc.

    Ces marchés sont surtout situés en Asie, rappelle l'étude intitulée «Les ressources naturelles: un levier porteur pour la métropole.» Les plus importants projets miniers se développent ainsi dans une optique d'exportation directe du minerai à l'état brut, sans aucune transformation au Québec.

    M. Leblanc estime néanmoins que le Québec doit être «attentif» aux possibilités de transformation. Il faudrait notamment faciliter l'accès aux ressources humaines, aux centres de recherche et au financement pour les entreprises. «À la fin, ça doit demeurer une logique de marché, a-t-il toutefois insisté. La plus grande erreur serait de forcer une transformation non rentable au Québec et éventuellement de s'apercevoir qu'à travers le monde, toutes les autres entreprises se développent de façon concurrentielle et que nos entreprises se développent à l'abri des forces du marché. Ce n'est pas une recette pour faire des entreprises fortes.» Le gouvernement Charest partage essentiellement la même opinion.

    Le plus haut dirigeant de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) estime par ailleurs nécessaire que l'État finance les infrastructures de transport qui permettront le déploiement de l'industrie minière. «Est-ce que les infrastructures de transport comme les ports, les routes ou les chemins de fer sont de haut niveau?

    C'est un facteur de succès. Ailleurs dans le monde, ce sont les gouvernements qui ont développé ces actifs.»

    Les minières, elles, sont déjà en mode développement. En janvier dernier, on comptait 43 projets miniers totalisant des investissements de près de 38 milliards dans la province. Le premier ministre admettait lui-même plus tôt cette année que les entreprises se ruent sur les ressources des Québécois plus rapidement que ce que son gouvernement avait anticipé.

    Dans ce contexte, n'y a-t-il pas un risque de se lancer précipitamment dans l'exploitation massive de ressources, au détriment de l'environnement ou des retombées pour le Québec? «La question que vous posez, c'est comme si on avait le choix, a répliqué Michel Leblanc en point de presse. C'est comme si on avait le choix de dire au marché mondial: "attendez-nous, on n'est pas prêts". La réalité, c'est que c'est à ce moment-ci que ça se passe et c'est à ce moment-ci que, si on peut s'ajuster rapidement, on peut en tirer le maximum de bénéfices.»

    «La première force présentement, ce n'est pas l'existence du Plan Nord, c'est qu'il a une demande planétaire pour les ressources naturelles et qu'on est bien équipés en ressources naturelles», a-t-il aussi souligné. M. Leblanc estime donc que le Québec n'a pas le choix d'adhérer au plan industriel du gouvernement Charest. «On pourrait décider qu'on bloque [le Plan Nord] et qu'on s'asphyxie économiquement. Et on pourrait décider qu'on lance le signal à la planète que nous, on n'est pas ouverts à ce type de développement. On pourrait toujours aller vers l'absurde.» Selon une étude de SECOR, la «valeur ajoutée» par le «chantier d'une génération» devrait représenter 1,7 % du PIB du Québec. À titre de comparaison, le tourisme avoisine les 2,5 %.

    Reste que selon l'étude rendue publique par la Chambre de commerce, le Plan Nord représente une occasion à saisir. Le secteur privé de la région montréalaise devrait d'ailleurs en profiter, puisque les dépenses d'investissements et d'exploitation des ressources naturelles devraient engendrer des retombées estimées à 51,8 milliards sur 25 ans. Cela représente une moyenne de 2 % du PIB de l'agglomération de Montréal. On prévoit aussi la création ou le maintien d'environ 14 335 emplois par année, pendant 25 ans, dans la métropole, selon l'étude produite par Raymond Chabot Grant Thornton. Cette firme d'experts-comptables s'intéresse beaucoup aux occasions d'affaires liées au Plan Nord.
     
     
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