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    La Fed maintient le statu quo sur les taux - Bernanke un peu moins morose

    Les perspectives de croissance économique aux États-Unis passent de «modestes» à «modérées»

    Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, constate une amélioration de l’environnement économique.<br />
    Photo : Agence Reuters Le président de la Réserve fédérale américaine, Ben Bernanke, constate une amélioration de l’environnement économique.
    Stimulée par des statistiques faisant miroiter une conjoncture plus accommodante, la Réserve fédérale a peint hier un portrait un peu plus rosacé de l'environnement économique. Maintenant le statu quo sur les taux d'intérêt directeurs, la banque centrale américaine a observé une baisse de la tension sur le système financier international, même si les risques de rechute demeurent.

    Au cours de sa réunion de janvier, le comité monétaire de la Réserve fédérale avait jeté un froid sur les marchés en prolongeant, de la mi-2013 à la fin de 2014, la période couvrant son engagement à maintenir les taux d'intérêt à leur faible niveau. D'aucuns y ont vu une lecture d'une stagnation prolongée pour la première économie de la planète. Au terme de la réunion d'hier, le comité présidé par Ben Bernanke a retenu le statu quo en la matière, avec une fourchette de taux cible au jour le jour à 0-0,25 % et un horizon de fin 2014. Mais toujours pas de nouvel assouplissement quantitatif sur le radar, contrairement aux scénarios avancés par quelques analystes ces derniers temps. Pas de prolongement de l'opération «twist» visant à étendre l'abaissement des taux jusqu'à l'échéance de dix ans. Le jeu des arbitrages au sein de son bilan, déclenché en septembre, doit se poursuivre au cours des prochains mois, jusqu'à son expiration en juin.

    Et toujours la même dissidence de Jeffrey Lacker, le président de la Fed de Richmond, qui estime que les conditions économiques actuelles ne justifient pas le maintien des taux à des niveaux aussi faibles jusqu'à la fin de 2014.

    Entre les deux communiqués, la Réserve fédérale retient une baisse de tension sur le système financier international, même si les risques demeurent importants. Les perspectives de croissance économique pour les États-Unis passent de «modestes» à «modérées». Et tout au plus constate-t-on une amélioration sur le marché du travail avec un taux de chômage, présentement à 8,3 %, devant baisser graduellement vers le niveau considéré par le comité comme étant aligné sur son double mandat stabilité des prix-création d'emplois. En janvier dernier, Ben Bernanke avait chiffré la croissance économique nécessaire à une stabilisation du taux de chômage entre 2 et 2,5 %. Le PIB américain a crû de 1,7 % en 2011 et les estimations pour 2012 portent sur un taux variant entre 1,8 et 2 %.

    Au final, les analystes sont demeurés sur leur appétit hier. À la Financière Banque Nationale, on a qualifié le communiqué de la Fed de «déclaration stérilisée», alors que ceux de la TD retenaient l'absence de signe d'un nouvel assouplissement. Chez BMO Marché des capitaux, on soulignait plutôt le biais subtilement haussier de la Fed. Il faudra «attendre les réunions du comité de politique monétaire d'avril et de juin, qui se tiendront sur deux jours et qui donneront lieu à une conférence de presse de Ben Bernanke, pour en savoir plus sur l'orientation de la politique monétaire», a-t- on précisé.

    Aux États-Unis, Troy Davig, économiste de Barclays Capital, a précisé que le communiqué du comité monétaire vient s'ajouter aux signes d'«amélioration des données économiques» et «diminue encore la probabilité» de nouvelles injections de ce type cette année. Pour Ian Shepherdson, du cabinet HFE, les membres du comité «sont clairement en train de faire évoluer leur position d'une morosité excessive vers quelque chose de plus réaliste». L'évolution des données économiques «leur forcera la main», prédit-il.

    JP Morgan

    En Bourse, New York a fini à son plus haut depuis plus de quatre ans, hier. Le Dow Jones a avancé de 217,97 points, ou 1,7 %, à 13 177,68 points. L'indice symbolique n'avait pas clôturé à ce niveau depuis le 28 décembre 2007. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a augmenté de 1,8 %, ou de 24,87 points, à 1395,96 points.

    Les marchés avaient ouvert en hausse, prudents avant de connaître les conclusions de la réunion de politique monétaire de la Fed. Quelque peu encouragés par le ton légèrement plus positif employé par l'institution dans son communiqué, ils ont accentué leur progression, avant de franchement accélérer l'avance lors de l'annonce de JP Morgan. La plus grande banque américaine a annoncé une augmentation de 20 % de son dividende trimestriel, qui va passer de 25 à 30 ¢US par action, et un nouveau programme de rachat d'actions à hauteur de 15 milliards $US.

    Témoignant du retour au calme sur le marché l'indice VIX mesurant la volatilité du S&P s'est replié de 5,4 % pour revenir à 14,80 points, soit un niveau jamais vu depuis les sommets de marché en octobre 2007.

    À Toronto, l'indice S&P/TSX a bondi de 109,68 points, ou de 0,8 %, à 12 537,69 points. Le dollar gagnait 35 centièmes, à 101,09 ¢US.

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    Avec l'Agence France-Presse
     
     
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