Syndicalisation chez Couche-Tard - Le voeu d'une infime minorité, dit Alain Bouchard
Si les médias interviewaient des employés de magasins non syndiqués au lieu de ceux qui veulent s'affilier à la CSN, ils verraient que le personnel est très satisfait du travail et de l'entreprise, a déclaré hier le président de Couche-Tard lors d'un point de presse qui a duré 4 min 56 s avant de prendre fin lorsque la ligne de questions a collé aux enjeux syndicaux.
En marge d'une allocution devant l'Association des MBA du Québec, Alain Bouchard a accepté de se livrer à un court point de presse avec une dizaine de journalistes en signalant toutefois qu'il ne répondrait à aucune question portant sur la campagne de syndicalisation en cours. Entre autres, le dossier est devant la Commission des relations du travail.
Le sujet a malgré tout été abordé lorsque M. Bouchard a parlé de la stratégie de la bannière Provi-Soir — qui appartient à Couche-Tard — en mentionnant au passage qu'un magasin récemment ouvert n'aurait jamais dû l'être parce qu'il se trouve à proximité d'un Couche-Tard qui a fermé ses portes l'an dernier. La Presse a écrit il y a deux semaines qu'un nouveau Provi-Soir serait situé à l'angle des rues Saint-Laurent et Beaubien, à quelques minutes du Couche-Tard anciennement situé Saint-Denis et Beaubien.
«Honnêtement, si j'avais été informé de celui-là, qui a fait les manchettes, je ne l'aurais pas ouvert. Je l'ai appris dans les journaux. Ce n'était pas une bonne idée», a dit M. Bouchard. Invité à dire s'il aurait retardé l'ouverture, il a dit: «On se serait retiré. C'est de la provocation inutile.» Il a ensuite demandé qu'on l'interroge sur d'autres sujets.
Alors que M. Bouchard donnait son allocution, une manifestation de la CSN avait lieu à l'extérieur de l'hôtel Reine Elizabeth. Au début de son discours, deux personnes se sont rendues à son lutrin en tenant une banderole faisant la promotion de la syndicalisation.
Invité au cours du point de presse à dire s'il était sensible à l'image de la compagnie, M. Bouchard a dit qu'il est «très sensible», car il l'a lui-même fondée il y a 30 ans et qu'il y a des «employés extraordinaires». A suivi une critique du travail des médias.
«D'ailleurs, vous devriez les interviewer, je suis étonné que vous ne parliez pas à nos employés autres que les 50 — ou la moitié d'eux — qui ont demandé à se syndiquer... donc 25 employés sur plus de 6000 employés. Avez-vous un problème d'éthique avec ça?»
«On a gagné encore une fois une mention comme meilleur employeur choisi par nos employés. Allez leur parler, sacrifice. Vous avez un problème d'éthique, je pense», a dit M. Bouchard. Il a dit que la compagnie allait «ouvrir les portes» aux médias qui voudraient interroger des employés, et qu'il fallait simplement aviser la compagnie au préalable.
Ordonnance refusée
Couche-Tard et la CSN sont présentement devant la Commission des relations du travail en raison de la fermeture de deux succursales survenue l'an dernier alors que la CSN était en train de les syndiquer.
La CSN reproche aussi à M. Bouchard une vidéo d'entreprise — éventée par Les Affaires en mars 2011 — dans laquelle il laisse entendre qu'une vague de syndicalisation entraînerait une hausse des coûts et mettrait en péril le réseau de dépanneurs.
D'ailleurs, le commissaire Alain Turcotte, de la CRT, a refusé hier la demande de Couche-Tard d'imposer une ordonnance de non-publication sur le contenu des témoignages entendus lors des audiences. Les audiences ont commencé mardi matin. Couche-Tard compte se présenter en Cour supérieure ce matin pour demander la suspension des audiences et une révision judiciaire de la décision du commissaire.
Cinq succursales ont été syndiquées, dont deux dépanneurs montréalais qui ont fermé leurs portes en 2011.
Après la fermeture de celle située rue Saint-Denis, en avril 2011, Couche-Tard avait affirmé que la succursale «n'atteignait toujours pas les standards établis par l'entreprise et demeurait ainsi non rentable».
En marge d'une allocution devant l'Association des MBA du Québec, Alain Bouchard a accepté de se livrer à un court point de presse avec une dizaine de journalistes en signalant toutefois qu'il ne répondrait à aucune question portant sur la campagne de syndicalisation en cours. Entre autres, le dossier est devant la Commission des relations du travail.
Le sujet a malgré tout été abordé lorsque M. Bouchard a parlé de la stratégie de la bannière Provi-Soir — qui appartient à Couche-Tard — en mentionnant au passage qu'un magasin récemment ouvert n'aurait jamais dû l'être parce qu'il se trouve à proximité d'un Couche-Tard qui a fermé ses portes l'an dernier. La Presse a écrit il y a deux semaines qu'un nouveau Provi-Soir serait situé à l'angle des rues Saint-Laurent et Beaubien, à quelques minutes du Couche-Tard anciennement situé Saint-Denis et Beaubien.
«Honnêtement, si j'avais été informé de celui-là, qui a fait les manchettes, je ne l'aurais pas ouvert. Je l'ai appris dans les journaux. Ce n'était pas une bonne idée», a dit M. Bouchard. Invité à dire s'il aurait retardé l'ouverture, il a dit: «On se serait retiré. C'est de la provocation inutile.» Il a ensuite demandé qu'on l'interroge sur d'autres sujets.
Alors que M. Bouchard donnait son allocution, une manifestation de la CSN avait lieu à l'extérieur de l'hôtel Reine Elizabeth. Au début de son discours, deux personnes se sont rendues à son lutrin en tenant une banderole faisant la promotion de la syndicalisation.
Invité au cours du point de presse à dire s'il était sensible à l'image de la compagnie, M. Bouchard a dit qu'il est «très sensible», car il l'a lui-même fondée il y a 30 ans et qu'il y a des «employés extraordinaires». A suivi une critique du travail des médias.
«D'ailleurs, vous devriez les interviewer, je suis étonné que vous ne parliez pas à nos employés autres que les 50 — ou la moitié d'eux — qui ont demandé à se syndiquer... donc 25 employés sur plus de 6000 employés. Avez-vous un problème d'éthique avec ça?»
«On a gagné encore une fois une mention comme meilleur employeur choisi par nos employés. Allez leur parler, sacrifice. Vous avez un problème d'éthique, je pense», a dit M. Bouchard. Il a dit que la compagnie allait «ouvrir les portes» aux médias qui voudraient interroger des employés, et qu'il fallait simplement aviser la compagnie au préalable.
Ordonnance refusée
Couche-Tard et la CSN sont présentement devant la Commission des relations du travail en raison de la fermeture de deux succursales survenue l'an dernier alors que la CSN était en train de les syndiquer.
La CSN reproche aussi à M. Bouchard une vidéo d'entreprise — éventée par Les Affaires en mars 2011 — dans laquelle il laisse entendre qu'une vague de syndicalisation entraînerait une hausse des coûts et mettrait en péril le réseau de dépanneurs.
D'ailleurs, le commissaire Alain Turcotte, de la CRT, a refusé hier la demande de Couche-Tard d'imposer une ordonnance de non-publication sur le contenu des témoignages entendus lors des audiences. Les audiences ont commencé mardi matin. Couche-Tard compte se présenter en Cour supérieure ce matin pour demander la suspension des audiences et une révision judiciaire de la décision du commissaire.
Cinq succursales ont été syndiquées, dont deux dépanneurs montréalais qui ont fermé leurs portes en 2011.
Après la fermeture de celle située rue Saint-Denis, en avril 2011, Couche-Tard avait affirmé que la succursale «n'atteignait toujours pas les standards établis par l'entreprise et demeurait ainsi non rentable».








