La Caisse de dépôt enregistre un rendement de 4 % en 2011
Entre la déconfiture du marché boursier canadien et la saga des dettes souveraines en Europe, l’année 2011 a été un «test des plus difficile» que la Caisse de dépôt et placement a traversé avec un rendement de 4 %, ce qui place l’établissement dans le premier quartile des gestionnaires de caisse de retraite au pays.
La Caisse, chargée de faire fructifier l’argent de 25 déposants, dont la Régie des rentes et le régime de retraite des employés du secteur public, a dévoilé hier des résultats qui amènent l’actif total à 159 milliards, soit 3 milliards de plus qu’à la veille de la crise financière de 2008 dans laquelle elle avait perdu 40 milliards.
Se disant fière d’avoir pu générer un rendement positif dans un climat aussi perturbé — quoique légèrement inférieur à son indice de référence de 4,2 % — la direction de la Caisse a dit qu’il s’agit «peut-être, d’une certaine manière, la meilleure performance des dernières années».
De 2009 à 2011, donc sur trois ans, la Caisse affiche un rendement annualisé de 9,1 %.
«En 2011, nous avons pu générer une croissance appréciable, tout en protégeant le capital de nos déposants, chose dans laquelle la Caisse n’a pas toujours excellé dans le passé», a dit le président, Michael Sabia.
Si la performance de son portefeuille d’actions canadiennes n’a pas été reluisante (-10,6 %), celle de ses placements à revenu fixe a été bon (10,4 %).
Le cas Sagard
La conférence de presse a notamment été marquée par des questions portant sur les événements des dernières semaines. Invité à dire s’il retournerait cette année au domaine de la famille Desmarais, dans Charlevoix, le président de la Caisse de dépôt a affirmé hier qu’il fallait répondre à cette question «sérieusement», qu’il n’avait été question d’aucune collaboration entre la Caisse et Power Corp. pendant sa visite et qu’il a, en fait, l’obligation de choisir entre «deux principes».
«D’après moi, j’ai le droit, même comme président de la Caisse, d’avoir une vie privée. J’ai le droit d’avoir des amis», a-t-il dit lors d’une période de questions avec les journalistes qui a suivi le dévoilement des résultats de 2011. «Ensuite, un des mes objectifs, depuis mon arrivée à la Caisse, c’est de ne pas créer de distractions inutiles, de faire baisser la température pour rendre l’environnement plus stable et faciliter le travail de nos équipes.»
«Malheureusement, il faut que je fasse un choix entre ces deux principes, entre le droit d’avoir des amis et ma responsabilité de protéger l’institution. Évidemment, je pense que le deuxième principe est probablement supérieur au premier. Mais je n’ai pas le choix. Et je continue d’être très mal à l’aise avec tout ce débat parce que c’est non fondé, pas du tout. Mais je pense qu’il faut faire des choix pour protéger cette institution.»
La Caisse, chargée de faire fructifier l’argent de 25 déposants, dont la Régie des rentes et le régime de retraite des employés du secteur public, a dévoilé hier des résultats qui amènent l’actif total à 159 milliards, soit 3 milliards de plus qu’à la veille de la crise financière de 2008 dans laquelle elle avait perdu 40 milliards.
Se disant fière d’avoir pu générer un rendement positif dans un climat aussi perturbé — quoique légèrement inférieur à son indice de référence de 4,2 % — la direction de la Caisse a dit qu’il s’agit «peut-être, d’une certaine manière, la meilleure performance des dernières années».
De 2009 à 2011, donc sur trois ans, la Caisse affiche un rendement annualisé de 9,1 %.
«En 2011, nous avons pu générer une croissance appréciable, tout en protégeant le capital de nos déposants, chose dans laquelle la Caisse n’a pas toujours excellé dans le passé», a dit le président, Michael Sabia.
Si la performance de son portefeuille d’actions canadiennes n’a pas été reluisante (-10,6 %), celle de ses placements à revenu fixe a été bon (10,4 %).
Le cas Sagard
La conférence de presse a notamment été marquée par des questions portant sur les événements des dernières semaines. Invité à dire s’il retournerait cette année au domaine de la famille Desmarais, dans Charlevoix, le président de la Caisse de dépôt a affirmé hier qu’il fallait répondre à cette question «sérieusement», qu’il n’avait été question d’aucune collaboration entre la Caisse et Power Corp. pendant sa visite et qu’il a, en fait, l’obligation de choisir entre «deux principes».
«D’après moi, j’ai le droit, même comme président de la Caisse, d’avoir une vie privée. J’ai le droit d’avoir des amis», a-t-il dit lors d’une période de questions avec les journalistes qui a suivi le dévoilement des résultats de 2011. «Ensuite, un des mes objectifs, depuis mon arrivée à la Caisse, c’est de ne pas créer de distractions inutiles, de faire baisser la température pour rendre l’environnement plus stable et faciliter le travail de nos équipes.»
«Malheureusement, il faut que je fasse un choix entre ces deux principes, entre le droit d’avoir des amis et ma responsabilité de protéger l’institution. Évidemment, je pense que le deuxième principe est probablement supérieur au premier. Mais je n’ai pas le choix. Et je continue d’être très mal à l’aise avec tout ce débat parce que c’est non fondé, pas du tout. Mais je pense qu’il faut faire des choix pour protéger cette institution.»








