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Le Québec en panne de croissance

Son PIB a augmenté deux fois moins vite que la moyenne canadienne

Les difficultés du secteur de la fabrication et le ralentissement de l'industrie de la construction ont amené l'économie québécoise à faire du surplace pour un deuxième mois consécutif en novembre.

Les modestes gains (+ 0,1 %) réalisés au mois de novembre dans l'ensemble de l'industrie des services «ont été complètement annulés par les pertes [- 0,2 %] observées dans les industries productrices de biens», a rapporté hier l'Institut de la statistique du Québec (ISQ). La croissance mensuelle réelle du produit intérieur brut (PIB) avait aussi été nulle en octobre, alors que le mois précédent avait été marqué d'une hausse de 0,3 %.

L'activité économique totale enregistrée au Québec durant les 11 premiers mois de 2011 représente ainsi une hausse de seulement 1,5 % par rapport à la même période de l'année antérieure, soit presque moitié moins que les 2,7 % de la moyenne canadienne.

«L'économie du Québec semble temporairement s'être mise au neutre, mais les statistiques de décembre permettent d'espérer une légère progression, a observé hier Hélène Bégin, économiste au Mouvement Desjardins. Il reste que le dernier trimestre de 2011 s'aligne pour être relativement faible.»

En fait, «on peut dire que l'économie n'a fait pratiquement aucun progrès depuis juin dernier», a estimé pour sa part Marc Pinsonneault, économiste à la Financière Banque Nationale.

Fabrication, construction et consommation

La baisse de régime de l'économie québécoise est notamment le fait du secteur de la fabrication, qui a reculé de 1 % pour les 11 premiers mois de l'année dernière, et de 0,5 % seulement en novembre. Les pertes en 2011 sont principalement venues des fabricants de biens non durables (- 3,7 %), comme les produits chimiques, le papier et les produits du pétrole, alors que les fabricants de bien durables (+ 1,1 %), particulièrement de machines, de matériel de transport et de produits électroniques, ont penché un peu de l'autre côté.

Le Québec a aussi souffert, durant la même période de temps, d'un net ralentissement de l'industrie de la construction, notamment résidentielle. L'ensemble du secteur a malgré tout connu une croissance honorable de 1,8 % durant les 11 premiers mois de 2011, mais ce chiffre marque un net retrait par rapport à l'augmentation de 7,6 % enregistrée pour toute l'année 2010.

Le vaste secteur de la production de services avait crû au total, l'an dernier, de 1,9 % après 11 mois. Malgré une importante hausse de 0,9 % en novembre, grâce aux marchands de matériaux de construction, de vêtements, de produits de santé et d'articles de sport, le domaine du commerce de détail a été marqué par un fléchissement de 0,6 % pour l'ensemble des 11 mois. Cette baisse a été contrebalancée par une augmentation de 2,3 % du commerce de gros.

Attention, chemin difficile

Toutes ces données ne prouvent pas nécessairement que la situation va aussi mal au Québec que pourraient le laisser croire les chiffres étonnants et sombres qui ont été dévoilés récemment sur la situation de l'emploi, dit Marc Pinsonneault. Elles étayent néanmoins la thèse d'une économie «léthargique» dont la croissance totale n'a probablement pas dépassé 1,6 % l'an dernier.

Rappelons que Statistique Canada faisait état, au début du mois, de la perte de 61 000 emplois au Québec seulement entre octobre et décembre 2011.

«L'évolution de l'économie québécoise inquiète depuis quelque temps, constataient en début de semaine l'économiste en chef du Mouvement Desjardins, François Dupuis, et son bras droit, Yves Saint-Maurice, dans une mise à jour de leurs prévisions économiques. Non seulement les statistiques de l'emploi ont créé un émoi, mais la confiance des consommateurs poursuit aussi sa chute, les exportations ne parviennent pas à remonter la pente et les mises en chantier se sont écrasées en janvier.»

Cette situation les avait incités à réviser à la baisse leurs prévisions de croissance du mois dernier: de 1,7 % à 1,4 %, pour cette année, et de 2,3 % à 1,9 %, pour 2013. Les perspectives leur apparaissaient un peu meilleures — quoique guère brillantes, là non plus — en Ontario (1,7 % et 2,1 %), dans l'ensemble du Canada (2 % et 2,2 %) et aux États-Unis (1,8 % et 2,1 %).
 
 
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  • Godfax - Inscrit
    23 février 2012 03 h 41
    À quand un vrai projet de civilisation? Part 1
    À quand un vrai projet de civilisation?

    Nos économistes et politiciens devrais ouvrir les yeux, le capitalisme sous sa forme néolibéral actuelle (prédatrice et sans morale) n’a aucun avenir possible autres que la guerre du tousse contre tousse.

    Dans ce système, la véritable quette de puissance ce fait principalement en augmentant notre pouvoir tout en diminuant nos responsabilités. Nous avons des élites invisible qui n’ont de compte à rendre à personne, et qui passe leurs temps à déstabilisé l’économie réelle dans leurs quêtes de puissance et d’égo.

    On doit absolument faire changer les règles du jeu, ceux qui on le pouvoir du capitale, doivent rendre des comptes, avoir des responsabilité équivalente à leur pouvoir. Roosevelt et de Gaulle croyaient contrairement à Mark qu’il était possible d’unir capitale et travail dans une constitution républicaine. Et il l’ont en parti prouvé.

    Il faut fermer directement le robinet de la mafia financière. Il faut des taxes sur les transactions financières issue de la spéculation sur les monnaie, la nourriture et l’énergie, non pas pour parasités ces revenues mais bien les ciblés et les rendre de moins en moins attrayant . Combiné à une séparation complète des banques d’affaire et des banques de dépôt, ils deviendra de plus en plus difficile de faire des profit financier sans investir dans l’économie réelle.

    Il faut comprendre qu’aujourd’hui, la majorité du gain en capitale, ce fait par jeu spéculation. Si seulement la moitié de ces capitaux était investie dans le travail humain ( infrastructures, santé, industrie, recherche, éducation etc) le nombre d’emplois qualifiés à long terme exploserait, le véritable syndicalisme prolétaire retrouverais son pouvoir, les jeunes aurais un avenir, et une énorme tissu social intergénérationnelle pourrais se construire.
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  • Godfax - Inscrit
    23 février 2012 03 h 42
    À quand un vrai projet de civilisation? Part 2
    Pour cela, le capitale doit aller aux travail, à la créativité et à la production et non à l’usure de l’oligarchie en place.

    L’humanité n’est pas condamné à ce soumettre sous leurs castes. Elle n’est pas du bétail condamné à la guerre du chacun pour soit dans un monde fini, une planète qui nous détesterait. Son destin ne sera plus jamais celui du darwinisme de la race du sang et du sol.

    Comme chaque individu conscient de lui même; l’humanité a tout entre ses mains pour réécrire à tout moment les règles de son propre destin. On veut vous faire croire que nous somme faible, et qu’ils sont puissant, hors nous ne somme faible que de notre apathie et eux ne fort que de leur égoïsme.

    Nous sommes donc tousse responsables; c’est nous la politique c'est nous l’économie.
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  • pierre savard - Inscrit
    23 février 2012 06 h 00
    Vive le socialisme
    Voilà où mène le socialisme québécois ! Vite la faillite !
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  • Bernard Cormier - Inscrit
    23 février 2012 06 h 23
    Le PIB?
    Le PIB semble être un facteur terriblement important aux yeux de bien des gens (surtout les économistes) mais qui a dit qu'il faut absolument que le PIB soit à la hausse?

    N'est-ce pas cette même mentalité qui nous a mit dans le pétrin ou nous sommes, au niveau de la pollution, des changements climatiques, etc?

    www.bernardcormier.blogspot.com
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  • Michel Leclaire - Abonné
    23 février 2012 08 h 25
    Que d'arguments...!
    Un commentaire sans valeur. Aucun argumentaire pour justifier une affirmation qui semble basé sur des préjugés.

    "pierre savard
    Inscrit

    jeudi 23 février 2012 06h00
    Vive le socialisme

    Voilà où mène le socialisme québécois ! Vite la faillite !"
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  • Gerald Tapp - Inscrit
    23 février 2012 08 h 59
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  • Robert Dufresne - Abonné
    23 février 2012 09 h 00
    Croissance
    La croissance c'est essentiellement la croissance de la consommation. Comment peut-elle croître alors que les revenus des consommateurs diminuent, que la richesse se concentre et que l'endettement des familles atteint des sommets.

    Il serait temps de réfléchir à un autre modèle, vous ne croyez pas?
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  • Alain Deloin - Inscrit
    23 février 2012 09 h 05
    M. Cormier,

    Vous pourrez bientôt juger les effets bénéfiques de la baisse du PIB dans les pays de la zone euro.
    La Grèce est un bon exemple, le PIB y décroit depuis 5 ans.

    M Savard a raison, le socialisme c'est la ruine. Ce n'est pas un préjugé, c'est prouvé par l'expérience.
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  • MJ - Inscrite
    23 février 2012 10 h 17
    Si l’on veut relancer l’économie au Québec ...
    ... et redistribuer la richesse parmi les Québécois, une seconde révolution tranquille s’avère nécessaire. Condition sine qua non: un leadership courageux et au service de la population.

    La première révolution tranquille, marquée par le slogan “Maîtres chez nous”, a été axée sur la nationalisation de l’électricité et a donc été basée sur notre formidable richesse énergétique qu’est l’hydro-électricité. Au 21e siècle, le temps est venu de nationaliser les ressources immenses de notre sous-sol et de conserver pour la collectivité et les générations futures les retombées économiques. Cette nationalisation de nos ressources naturelles nous permettrait un nouvel élan et ferait disparaître notre statut de “porteurs d’eau” perpétué par le gouvernement libéral qui brade nos richesses naturelles à nos dépens.

    S'ajouterait la création d’un fonds issu de l’exploitation de nos ressources naturelles, à l’exemple du Heritage Fund de l’Alberta, mais dans une visée plus verte, avec un souci environnemental d’un développement planifié et intelligent du territoire. Ce fonds serait constitué des revenus issus de l’exploitation et de la transformation (ici même au Québec) de nos minerais et matières premières, et pourrait servir notamment à investir dans des énergies vertes et renouvelables, diminuer les GES, insuffler un regain de confiance dans tous les secteurs de l’économie et de ce qui constitue nos réserves en capital humain (éducation, santé), en capital terres agricoles (agro-alimentaire), en capital écosystème - nécessaire à notre survie - (forêts, cours d’eau, biodiversité, etc.) et aussi à l'industrie touristique notamment, etc.
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  • Leys - Inscrit
    23 février 2012 11 h 25
    Socialisme québécois ?
    Le Québec est l'un des endroits où les politiques fiscales sont les plus favorables aux entreprises, comparativement à l’ensemble des pays industrialisés avancés (USA, France, Allemagne, etc.). Et cela sans tenir compte des mesures fiscales du gouvernement comme le crédit remboursable en recherche et développement. Encore plus socialiste que ça, il faudrait tout simplement abolir l'impôts des entreprises. Et encore là, il restera encore des gens pour dire que c'est la faute des maudits "socialiss" si l'économie va mal... Misère !!!
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  • topastro - Inscrit
    23 février 2012 11 h 40
    On récolte ce que l'on sème
    Ce n'est pas le "socialisme" qui nous coule -- nous avons des gouvernements de centre-droit au Canada et au Québec depuis 2006 et 2003. Nos gouvernements pensent à l'argent facile, à développer les ressources naturelles sans penser à la seconde transformation, et sont indifférents au sort du secteur manufacturier québécois -- cela se voit dans les statistiques sur l'évolution du secteur de la fabrication.

    Le développement des sables bitumineux a favorisé une hausse continue du dollar canadien. Alors que nos industries pouvaient exporter avec un dollar à 70 cents US, elles éprouvent d'énormes difficultés à le faire avec un dollar à parité. Soudainement, il est devenu plus rentable de produire aux USA qu'au Canada, et on ne compte plus, dernièrement, les cas d'entreprises qui transfèrent leur production aux États-Unis ou menacent de le faire (Electolux, Mabe, Caterpillar...).

    Le Plan Nord va permettre de raser la forêt boréale au plus grand profit des investisseurs étrangers, mais le développement du secteur minier va accroître la pression à la hausse sur le huard et exarcerber les difficultés des entreprises exportatrices. En plus, celles-ci seront en compétition avec le secteur minier pour la main-d'oeuvre, et en paieront le prix.

    Comme on ne vote pas du bon bord, on n'a pas eu un plan de sauvetage de 10 milliards pour notre industrie manufacturière (voir celui offert par Stephen Harper à l'industrie automobile ontarienne). Non, la dure loi du marché ravage notre industrie, mais le socialisme à la Harper (tiens, tiens...) vient donner un coup de main providentiel à l'Ontario, qui pourtant ne s'en tire pas vraiment mieux que nous.

    Malheureusement, nous payons le prix fort pour le choix de nos gouvernements de développer une économie de rente basée sur les revenus des ressources naturelles, sans penser à ce dont nous vivrons quand tout aura été extrait. Nous paierons très cher pour ce choix d'un modèle de développement
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  • MGB - Inscrit
    23 février 2012 11 h 46
    Développement durable
    Le développement durable dont se targue ce gouvernement néo-libéral ne se consolidera pas sur cette fixation au mythe de la croissance infinie. Les ressources globales seront irrémédiablement de plus en plus limitées. Nous devons être responsables et viser d'abord et avant tout le mieux-être collectif au lieu du plus-avoir individuel. Nous serons 9 milliards dans un avenir très rapproché (2050). Le développement durable impose de viser certains objectifs qui s'avèreront de plus en plus essentiels à notre santé globale : environnementaux (ménager les écosystèmes et la biodiversité), sociaux (équité et juste répartition des richesses ou élimination de l'appauvrissement endémique), économiques (comme art de ménager les ressources et de créer le mieux-être) et culturels (diversité et évolution des connaissances).

    Le Plan Nord ressemble à un plan Perdre le nord parce que le focus gouvernemental sur l'exploitation effrénée des ressources naturelles, la croissance illimitée et l'accroissement des émissions de GES et de la sur-consommation est tout le contraire du développement durable qui se veut une forme évoluée de gestion sage et prévoyante de l'ensemble des composantes qui font une société intelligente, heureuse, prospère et en santé.

    Ce recul du PIB lié aux multiples faillites du néo-libéralisme depuis des années nous rappelle encore une fois les limites de son fanatisme envers un capitalisme sauvage et d'indicateurs dépassés comme celui du PIB.

    La croissance dont on doit tous se réjouir c'est assûrément celle d'une conscience planétaire et de la volonté d'une majorité de voir naître une nouvelle civilisation fondée sur d'autres valeurs d'enrichissement que celles d'une minorité profondément matérialiste et abusive.

    Marc-Gilles Bouchard
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  • Roland Berger - Abonné
    23 février 2012 12 h 09
    L'économie toute toute
    Les libéraux sont allés chercher le conservateur Charest pour reprendre le pouvoir. Depuis son arrivée à la tête de leur parti, il ne parle que d'économie, d'économie et, pour nous distraite de son discours redondant, encore d'économie. Et voici le Québec en stagnation. Aurait-il mal compris les conseils du Maître de Sagard, ou ce maître souhaite-t-il affaiblir le Québec pour s'assurer de son allégeance au fédéralisme qui l'a enrichi ?
    Roland Berger
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  • Ben Gagnon - Inscrit
    23 février 2012 20 h 52
    Le PIB
    Le PIB n'est pas un bon indicateur du développement humain. Cela a été dit, redit, et reredit, pendant les nombreuses conférences internationales qui ont eu lieu dans le monde depuis les années 70 par les plus grands spécialistes.

    Il ne prend pas en compte le travail informel (qui fourmille au Québec) et de nombreux autres facteurs économiques, sans compter les facteurs sociaux et environnementaux.

    Se baser là-dessus pour diriger un pays, c'est se tirer dans les deux pieds.
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  • Patrick Bougrelle - Inscrit
    24 février 2012 14 h 33
    Productivité, syndicats, PIB...
    Il faut affaiblir les syndicats pour que la productivité progresse.
    Et libéraliser la santé et l'éducation.
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