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Le sauvetage de la Grèce

Le plan de sauvetage de la Grèce sur lequel les pays de la zone euro se sont mis d'accord mardi combine prêts publics et effacement de dette privée pour un montant potentiel d'au moins 237 milliards d'euros. En voici les principaux points:

Le volet portant sur l'effacement de la dette de la Grèce détenue par ses créanciers privés (banques et fonds d'investissement) a été revu à la hausse: au lieu d'un effacement de 100 milliards d'euros de dette grecque envisagé jusqu'ici sous la forme d'une décote de 50 % sur la valeur nominale des titres grecs, les créanciers privés ont finalement accepté mardi une décote de 53,5 %. Cela doit permettre de réduire la dette du pays de 107 milliards d'euros, un record dans l'histoire économique mondiale, à condition toutefois que suffisamment de ces créanciers privés y participent volontairement.

Le programme d'aide publique atteint, comme prévu lors du sommet du 26 octobre, 130 milliards d'euros, essentiellement sous forme de prêts, jusque fin 2014. Cette nouvelle aide, dont 30 milliards sous forme de garanties au secteur privé pour l'inciter à participer à la restructuration de la dette grecque, s'ajoutera à un premier programme de soutien en faveur du pays, décidé en mai 2010 et qui atteignait déjà 110 milliards d'euros. Le FMI devrait y participer, dans une proportion qui reste à déterminer.

La Banque centrale européenne et les banques centrales des 17 pays membres de la zone euro participeront aussi à l'effort sous forme de redistribution de profits à la Grèce réalisés sur l'achat sur les marchés de titres de dette du pays dévalorisés. D'une part, les taux d'intérêt des prêts déjà consentis à Athènes seront diminués, ce qui représentera un montant de 1,4 milliard d'euros au total, et d'autre part l'équivalent des plus-values réalisées sur les créances grecques sera reversé à Athènes, ce qui devrait diminuer les besoins de financement de la Grèce de 1,8 milliard d'euros au total.

La Grèce, pour profiter de cette aide, a adopté un plan d'économie douloureux de 3,3 milliards d'euros pour cette année, prévoyant notamment une réduction du salaire minimum et une limitation des retraites.

L'objectif du nouveau programme d'aide est de ramener le taux d'endettement de la Grèce de 160 % du PIB actuellement à 120,5 % en 2020, un niveau de dette jugé soutenable à long terme.
 
 
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