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En congrès? Vraiment!

Le Québec a plus à offrir que des enceintes pour les rencontres d'affaires

Photo : Ministère du tourisme du Québec
Un congrès trouve justification pour ses organisateurs dans la qualité des échanges qui s'y tiendront. Mais le plaisir d'y participer, pour qui s'y inscrira, trouvera toutefois sa source dans la capacité d'un endroit à offrir plus que des lieux de rencontre conviviaux: la beauté d'un site et la possibilité d'une détente agréable font que plus d'un et d'une voudra en être. Bienvenue au Québec, terre de tourisme.Été ou hiver, le Québec se veut une terre d'accueil, un lieu où il fait bon vivre. Et qui est à la tête d'un organisme voué à la promotion des congrès et autres grandes conférences sait les avantages que cela comporte: il ne suffit pas d'ériger des tribunes à paroles pour garantir un enthousiasme. Il faut aussi prévoir qu'un lieu ou une terre d'accueil seront... accueillants.

Une bonne combinaison d'un endroit de rencontres et d'une ville hôtesse est ainsi un gage de succès, comme le raconte Hany Moustapha, de l'École de technologie supérieure, lui qui fut responsable de la venue à Montréal d'un des plus gros congrès en aviation, celui de l'American Society of Mechanical Engineers (ASME): «J'ai fait du lobbying et ç'a été franchement un gros succès. On a même établi un record de participation et tout le monde a adoré la ville... à tel point que l'ASME veux revenir.» Mais, pour l'ASME, pas de chance car, voulant être de retour à Montréal dès 2011, cela lui fut impossible, faute de place au programme du Palais des congrès. Le retour d'un tel congrès aura toutefois lieu en 2015.

Des sites


Et qui possède des sites extraordinaires voit là une occasion d'affaires potentielle. Ainsi, la région de Charlevoix, qui dans le monde des congrès est comme une banlieue de la ville de Québec, croit en ses chances d'attirer chez elle ceux qui ont la capitale en ligne de mire: «Nous apportons une offre nouvelle et venons changer la donne pour les organisateurs de congrès qui ont toujours les mêmes destinations à proposer, dira ainsi Sylvie Marquois Dandurand, la nouvelle directrice générale de Tourisme Charlevoix. Nous apportons un peu de fraîcheur dans tout cela. Nous essayons de renouveler l'offre en proposant des tours nature dans l'arrière-pays et en faisant découvrir les saveurs particulières de la région. Nous essayons de nous revamper, mais surtout d'être sexy vis-à-vis de ces congressistes.»

Et il faudra dans ce dossier être convaincant, car la ville voisine, Québec, non seulement un bon équipement hôtelier, mais elle est aussi la ville qui garde en Amérique du Nord les plus belles traces du passé, ce que non seulement la ville mais aussi ses musées mettent en valeur.

Des produits uniques


D'ailleurs, qui est à la périphérie d'un grand centre doit savoir composer avec cette réalité. Tourisme Laval l'a d'ailleurs compris, comme le rapporte sa présidente-directrice générale, Andrée Courteau: «On n'a pas voulu être en concurrence avec Montréal, on a préféré trouver notre propre niche. Il y a déjà un peu plus de quinze ans, on a donc décidé de miser sur le tourisme d'affaires. Notre offre, on l'a développée en fonction des besoins des congressistes et on est parvenu à proposer un produit distinctif. On a mis de l'avant plusieurs produits uniques, qu'on ne retrouve pas du tout à Montréal ni ailleurs, et je crois que ça nous a bien servis.»

Et qui est petit en taille n'est pas pour autant réduit à manquer d'ambition. Si Trois-Rivières ne peut espérer accueillir les grands congrès internationaux, faute de lieux où on peut rassembler des milliers de personnes, comme cela se doit faire quand se tient une conférence internationale comme celle de l'après-Rio — 5000 personnes au centre-ville montréalais — il est toutefois possible de profiter d'une situation géographique donnée quand on est à mi-parcours entre Montréal et Québec. Et de rappeler que la ville est plus que quatre fois centenaire et qu'en 2009 elle fut nommée capitale culturelle du Canada.

Des résultats

Et à chacun de se faire valoir. Ainsi, Tourisme Rimouski ne ménage pas ses efforts, ni ne craint d'investir afin d'accueillir: «Nous avons récemment invité, raconte Jacques Desrosiers, son directeur, une vingtaine de clients potentiels à venir directement chez nous en nolisant un avion. Ils sont venus passer une trentaine d'heures à Rimouski. Cette visite leur a permis de constater de visu ce qu'on a à offrir. Ils ont passé une nuitée au Centre de congrès. Ils ont visité de nombreux sites et attraits. C'est ce genre d'activité promotionnelle qui donne de bons résultats.»

Comme on le voit, en tourisme d'affaires, tous les coups sont permis. Et ils sont justifiés quand débarqueront un jour ces congressistes qui retourneront chez eux... contents.
 
 
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