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    Montréal - Le Palais des congrès souhaite s'agrandir

    «Notre rêve est de concurrencer Barcelone au chapitre des expositions commerciales!»

    18 février 2012 |Claude Lafleur | Actualités économiques
    L’un des grands avantages dont jouit le Palais des congrès est d’être situé au cœur du centre-ville, et non en périphérie.<br />
    Photo: Pedro Ruiz - Le Devoir L’un des grands avantages dont jouit le Palais des congrès est d’être situé au cœur du centre-ville, et non en périphérie.
    Pour le monde entier, Montréal est reconnu comme une charmante capitale internationale et est, de ce fait, facile «à vendre», rapportent autant Marc Tremblay, président-directeur général de la Société du Palais des congrès, que Hany Moustapha, ambassadeur émérite pour le Palais des congrès.

    «C'est une ville culturellement unique, rapporte M. Tremblay, une ville qui charme — le mot est bien choisi — les Américains et qui est rassurante pour les Européens. Ceux-ci se sentent rassurés par notre côté européen. «C'est aussi la capitale de l'aviation mondiale», lance Hany Moustapha, professeur et directeur du groupe AÉROÉTS à l'École de technologie supérieure (ÉTS).

    Le Paris de l'Amérique du Nord


    Après avoir oeuvré 35 ans chez Pratt & Whitney, où il a notamment été directeur des programmes de technologie et de collaboration, M. Moustapha dirige à présent les programmes aérospatiaux de l'ÉTS. De ce fait, il connaît à fond le monde de l'aérospatiale.

    Il considère ainsi que Montréal se classe incontestablement au premier rang de l'aéronautique. «C'est la seule ville au monde où on peut fabriquer un avion en entier», dit-il. Dans un rayon de trente kilomètres, on trouve toutes les composantes nécessaires à la fabrication d'un appareil, avec des firmes comme Bombardier, Pratt & Whitney, Rolls Royce, Bell Helicopters, General Electric, etc. Il y a en outre quatre facultés de génie — deux francophones et deux anglophones, un bel atout pour Montréal, souligne M. Moustapha — sans compter des centres de recherche et des consortiums industriels. «C'est pourquoi je dis sans hésiter que la capitale de l'aviation, c'est Montréal!», affirme-t-il.

    D'origine égyptienne, c'est un véritable passionné de Montréal. «J'ai visité à peu près tous les pays du globe, dit-il, et je constate les nombreuses richesses que nous avons ici. On n'a rien à envier à n'importe quelle ville, on est en quelque sorte le Paris de l'Amérique du Nord... mais à la moitié du prix de Paris!»

    Ville de savoir

    Partout où il va et à chaque congrès auquel il participe, M. Moustapha s'empresse de «vendre» sa ville. Il a ainsi attiré en 2007 l'un des plus gros congrès en aviation: l'American Society of Mechanical Engineers (ASME). «J'ai fait du lobbying et ç'a été franchement un gros succès, dit-il fièrement. On a même établi un record de participation et tout le monde a adoré la ville... à tel point que l'ASME veux revenir.» De fait, cette association voulait tenir à nouveau un congrès en 2011, mais le Palais était déjà complet; elle reviendra en 2015. «Cette belle réussite m'a valu d'être désigné ambassadeur du Palais des congrès de Montréal.»

    Il souligne que tout congrès apporte un lot de retombées, non seulement économiques (nuitées dans les hôtels, repas aux restaurants, sorties, magasinage, etc.), mais également en matière de développement des affaires et de collaboration scientifique. «C'est une excellente occasion de faire du réseautage», dit-il, autant pour les gens d'affaires que pour les chercheurs et les étudiants. Il rapporte que, depuis 1983, 66 événements aérospatiaux se sont tenus à Montréal, faisant venir 150 000 participants et générant 165 millions en retombées économiques.

    «Montréal, c'est une ville de savoir, renchérit Marc Tremblay, ce qui est fort important pour le monde des congrès, étant donné que la science est l'une des premières raisons pour les voyages d'affaires.» On est la première ville au Canada en matière de recherche et développement avec 200 centres de recherche, souligne-t-il. Outre l'aéronautique, on se classe avantageusement dans les domaines des sciences de la vie et des technologies de l'information, «des secteurs que bien d'autres villes aimeraient avoir, puisqu'ils attirent les plus grands voyageurs d'affaires, souligne Marc Tremblay. L'une de nos stratégies, c'est de toujours faire ressortir que, dans n'importe quel domaine scientifique, nous sommes présents et souvent parmi les meilleurs!»

    Un nouveau pôle d'attraction?

    L'un des grands avantages dont jouit notre Palais des congrès est d'être situé au coeur du centre-ville, en non en périphérie, comme c'est souvent le cas ailleurs. «C'est un très gros avantage!», insiste le p.-d.g. du Palais des congrès, puisqu'en fin de journée les congressistes peuvent aisément sortir et profiter à plein des restaurants, des spectacles, des magasins et de la vie nocturne.

    Souvent, les visiteurs sont surpris par le dynamisme de notre centre-ville, rapporte-t-il, notamment par nos nombreuses festivités d'été et d'hiver. «On est aussi bien relié à tout le reste de la ville grâce à de beaux corridors souterrains, ajoute-t-il. Et lorsque je leur dis qu'on a 33 kilomètres de corridors souterrains, on me répond souvent: What are you talking about?! On n'en revient tout simplement pas!»

    Les affaires vont donc très bien pour le Palais des congrès, puisque M. Tremblay prévoit que Montréal redeviendra cette année la première ville d'importance en Amérique en matière de congrès. «Et là, nous attaquons solidement le secteur des expositions commerciales, le genre de grandes foires en technologie qu'on retrouve à Las Vegas, dit-il. Nous pourrions aussi tenir de grands rendez-vous annuels dans des domaines de la santé et de l'aérospatiale.»

    Toutefois, il faudra agrandir le Palais des congrès afin de soutenir une telle croissance. «Notre rêve, laisse-t-il filer, c'est de concurrencer Barcelone au chapitre des expositions commerciales!»

    Il rapporte enfin qu'on songe à étendre le Palais à l'est de la rue Saint-Urbain, au-dessus de l'autoroute Bonaventure. «On a une belle autoroute à recouvrir!, lance-t-il en riant. Or, avec la construction du CHUM et des centres de recherche qui vont se développer tout autour, on pourrait créer l'une des plus grandes infrastructures médicales en Amérique! Toutefois, la décision appartient évidemment à notre actionnaire», dit-il, soit le gouvernement du Québec.

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    Collaborateur du Devoir












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