Montérégie - Pour des rencontres intra-muros
Les produits du terroir sont à l'honneur
La Montérégie est devenue une destination prisée du tourisme d'affaires en raison, entre autres, de la qualité et de la diversité de ses infrastructures touristiques et du fait que la région est facilement accessible. La Montérégie regorge aussi d'attraits touristiques. Les touristes d'affaires en profitent-ils?
«Depuis quelques années, l'industrie du tourisme d'affaires se transforme et connaît une mutation quant à la façon d'organiser les événements liés au tourisme d'affaires», explique Éric Fournier, directeur général de Tourisme Montérégie. La raison en est fort simple. «La situation économique difficile des dernières années et les contraintes budgétaires qu'elle entraîne font que les entreprises et les organisations ont moins d'argent à consacrer aux activités de tourisme d'affaires.»
Premier constat de ce resserrement financier: les séjours sont devenus plus courts. «On cherche à réduire d'une nuitée le séjour à l'hôtel. Évidemment, plus le séjour est court, moins il y a du temps disponible pour d'autres activités sauf celles prévues à l'horaire du congrès ou de la réunion d'affaires. Et même lorsqu'une entreprise a les moyens de s'offrir un séjour plus long, a-t-elle les moyens de libérer pendant une demi-journée ses congressistes afin qu'ils puissent participer à des activités touristiques?»
Ce souci d'économie a aussi une seconde conséquence. «Les organisateurs de congrès et de réunions d'affaires cherchent à réduire les déplacements. Il est évident qu'inscrire une activité hors congrès à l'horaire des congressistes implique souvent qu'on doive aussi organiser le transport entre l'hôtel et le lieu de l'activité, par exemple en nolisant un autobus, ce qui vient augmenter le coût du congrès.»
Amener l'activité au congrès
Présentement, selon Éric Fournier, on assiste plutôt à une tendance inverse: au lieu de déplacer les congressistes vers une activité externe, on cherche plutôt à amener cette dernière dans les murs du congrès. «C'est devenu un incontournable. Quand les organisateurs de congrès nous approchent pour organiser un événement de tourisme d'affaires, ils nous demandent inévitablement ce qu'on peut leur offrir qui leur permettrait de se démarquer mais qui pourrait facilement s'intégrer aux activités prévues à l'horaire et qui ne nécessite aucune sortie ou déplacement.»
Les activités qui présentement semblent avoir la cote auprès des organisateurs sont des activités liées à l'agrotourisme et aux produits du terroir. «Comme la Montérégie est assez bien pourvue dans ces deux secteurs, cela nous a permis de tirer notre épingle du jeu en ce qui concerne le tourisme d'affaires. Par exemple, nous avons mis en place deux campagnes de promotion, l'une à l'automne et l'autre au printemps, mettant l'accent sur les produits de la pomme et de l'érable. Il n'est pas rare de voir une activité de tourisme d'affaires mettant en valeur ces produits.» On insistera aussi pour que les produits du terroir soient mis à l'honneur, lors du banquet ou au cours d'une dégustation lors du cocktail d'ouverture. «Une tendance qu'on voit plus fréquemment aujourd'hui est celle de donner un thème au cocktail d'ouverture ou au repas du banquet.»
Une autre tendance, fait remarquer Éric Fournier, est celle des conférenciers et des motivateurs. «Plutôt que d'organiser une sortie ou une activité à l'extérieur afin de galvaniser les troupes, on fait de plus en plus appel aux conférenciers et aux motivateurs. C'est devenu très populaire.»
Merveilleux cidre
Les cidreries de la Montérégie sont aussi fortement mises à contribution. «La perception que nous avons eue du cidre a complètement changé depuis l'arrivée des nouveaux producteurs et artisans, qui ont su produire un cidre de qualité digne des bonnes tables. Les organisateurs de congrès le savent et ils sont toujours de plus en plus nombreux à remplacer le vin par du cidre dans leurs événements.» Idem pour les vins produits en Montérégie, qui commencent à être plus présents.
Malgré tout
Au fond, résume Éric Fournier, ce que les organisateurs de congrès et d'événements d'affaires recherchent, «ce sont des trucs dépaysants, qui permettent à l'événement de se démarquer, de laisser chez les participants un sentiment de découverte, qui procurent une certaine satisfaction, mais qui ne sont pas trop coûteux.»
Malgré cette nette tendance, il est toujours possible d'organiser des activités en marge d'un congrès ou d'une réunion d'affaires. «Nous proposons plusieurs circuits touristiques qui peuvent convenir, selon les goûts. La Route du cidre comme la Route des vins sont nos plus populaires. Et si vous souhaitez faire une excursion en bateau sur le Richelieu, ça aussi c'est possible.» La Montérégie offre aussi des activités plus pointues, comme la consolidation d'équipe avec une activité en hébertisme aérien, telle que celle proposée par le parc Arbre en arbre. «L'équipe de Tourisme Montérégie se fera un plaisir de guider l'organisateur si ce dernier souhaite organiser une activité en marge du congrès, conclut Éric Fournier, mais il faut admettre que c'est beaucoup moins fréquent qu'auparavant.»
***
Collaborateur du Devoir
«Depuis quelques années, l'industrie du tourisme d'affaires se transforme et connaît une mutation quant à la façon d'organiser les événements liés au tourisme d'affaires», explique Éric Fournier, directeur général de Tourisme Montérégie. La raison en est fort simple. «La situation économique difficile des dernières années et les contraintes budgétaires qu'elle entraîne font que les entreprises et les organisations ont moins d'argent à consacrer aux activités de tourisme d'affaires.»
Premier constat de ce resserrement financier: les séjours sont devenus plus courts. «On cherche à réduire d'une nuitée le séjour à l'hôtel. Évidemment, plus le séjour est court, moins il y a du temps disponible pour d'autres activités sauf celles prévues à l'horaire du congrès ou de la réunion d'affaires. Et même lorsqu'une entreprise a les moyens de s'offrir un séjour plus long, a-t-elle les moyens de libérer pendant une demi-journée ses congressistes afin qu'ils puissent participer à des activités touristiques?»
Ce souci d'économie a aussi une seconde conséquence. «Les organisateurs de congrès et de réunions d'affaires cherchent à réduire les déplacements. Il est évident qu'inscrire une activité hors congrès à l'horaire des congressistes implique souvent qu'on doive aussi organiser le transport entre l'hôtel et le lieu de l'activité, par exemple en nolisant un autobus, ce qui vient augmenter le coût du congrès.»
Amener l'activité au congrès
Présentement, selon Éric Fournier, on assiste plutôt à une tendance inverse: au lieu de déplacer les congressistes vers une activité externe, on cherche plutôt à amener cette dernière dans les murs du congrès. «C'est devenu un incontournable. Quand les organisateurs de congrès nous approchent pour organiser un événement de tourisme d'affaires, ils nous demandent inévitablement ce qu'on peut leur offrir qui leur permettrait de se démarquer mais qui pourrait facilement s'intégrer aux activités prévues à l'horaire et qui ne nécessite aucune sortie ou déplacement.»
Les activités qui présentement semblent avoir la cote auprès des organisateurs sont des activités liées à l'agrotourisme et aux produits du terroir. «Comme la Montérégie est assez bien pourvue dans ces deux secteurs, cela nous a permis de tirer notre épingle du jeu en ce qui concerne le tourisme d'affaires. Par exemple, nous avons mis en place deux campagnes de promotion, l'une à l'automne et l'autre au printemps, mettant l'accent sur les produits de la pomme et de l'érable. Il n'est pas rare de voir une activité de tourisme d'affaires mettant en valeur ces produits.» On insistera aussi pour que les produits du terroir soient mis à l'honneur, lors du banquet ou au cours d'une dégustation lors du cocktail d'ouverture. «Une tendance qu'on voit plus fréquemment aujourd'hui est celle de donner un thème au cocktail d'ouverture ou au repas du banquet.»
Une autre tendance, fait remarquer Éric Fournier, est celle des conférenciers et des motivateurs. «Plutôt que d'organiser une sortie ou une activité à l'extérieur afin de galvaniser les troupes, on fait de plus en plus appel aux conférenciers et aux motivateurs. C'est devenu très populaire.»
Merveilleux cidre
Les cidreries de la Montérégie sont aussi fortement mises à contribution. «La perception que nous avons eue du cidre a complètement changé depuis l'arrivée des nouveaux producteurs et artisans, qui ont su produire un cidre de qualité digne des bonnes tables. Les organisateurs de congrès le savent et ils sont toujours de plus en plus nombreux à remplacer le vin par du cidre dans leurs événements.» Idem pour les vins produits en Montérégie, qui commencent à être plus présents.
Malgré tout
Au fond, résume Éric Fournier, ce que les organisateurs de congrès et d'événements d'affaires recherchent, «ce sont des trucs dépaysants, qui permettent à l'événement de se démarquer, de laisser chez les participants un sentiment de découverte, qui procurent une certaine satisfaction, mais qui ne sont pas trop coûteux.»
Malgré cette nette tendance, il est toujours possible d'organiser des activités en marge d'un congrès ou d'une réunion d'affaires. «Nous proposons plusieurs circuits touristiques qui peuvent convenir, selon les goûts. La Route du cidre comme la Route des vins sont nos plus populaires. Et si vous souhaitez faire une excursion en bateau sur le Richelieu, ça aussi c'est possible.» La Montérégie offre aussi des activités plus pointues, comme la consolidation d'équipe avec une activité en hébertisme aérien, telle que celle proposée par le parc Arbre en arbre. «L'équipe de Tourisme Montérégie se fera un plaisir de guider l'organisateur si ce dernier souhaite organiser une activité en marge du congrès, conclut Éric Fournier, mais il faut admettre que c'est beaucoup moins fréquent qu'auparavant.»
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Collaborateur du Devoir







