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Que fait le Québec dans les sables bitumineux? demande l'IREC

L'institut dénonce la Caisse de dépôt, qui investirait davantage dans le pétrole albertain que dans les sociétés publiques québécoises

La Caisse de dépôt et placement du Québec détient des investissements de 5,4 milliards dans des entreprises du secteur des sables bitumineux cotées en Bourse, avance une étude de l'Institut de recherche en économie contemporaine (IREC) selon laquelle l'établissement aurait intérêt à justifier «sur la place publique» le choix de ces placements.

Le document de l'IREC, un think tank de gauche fondé par Jacques Parizeau en 1999, affirme entre autres que ces placements vont à contre-sens des efforts du gouvernement Charest en matière de lutte contre les changements climatiques et imagine un scénario dans lequel la Caisse pourrait appuyer le développement d'une économie verte.

Invité à commenter les chiffres et les propos de l'IREC, un porte-parole du gestionnaire de caisses de retraite, Maxime Chagnon, a dit que l'étude «manque de sérieux» et que les placements dans les sables bitumineux tournent plutôt autour de deux milliards.

Basé sur des données provenant de Thomson Reuters, qui collige des quantités colossales d'informations financières auxquelles on a accès moyennant un abonnement payant, le document affirme que ce placement de 5,4 milliards représente 14 % de son portefeuille d'actions. La base de données s'appuie notamment sur les documents déposés auprès des autorités réglementaires américaines.

«La Caisse pourrait jouer la même fonction de levier financier qu'elle fait actuellement avec les sables bitumineux, mais en contribuant de manière active au soutien d'une économie verte dont la rente et la gestion des services énergétiques seraient socialisées via la constitution de sociétés mixtes», affirment les auteurs, Éric Pineault, professeur de sociologie à l'Université du Québec à Montréal, et François L'Italien, doctorant en sociologie à l'Université Laval.

Résultat: guerre de chiffres. La Caisse n'est pas d'accord et dit que, puisque son portefeuille d'actions est d'environ 60 milliards, le pourcentage de 14 % est erroné. Selon M. Chagnon, la Caisse investit déjà beaucoup au Québec, si bien que l'établissement y détient 6,9 milliards en actions et en divers placements privés. En ajoutant l'immobilier et d'autres placements, il évoque même la somme de 20 milliards.

Quant aux nouvelles énergies, c'est un secteur qui doit se développer et la Caisse surveillera les projets rentables lorsqu'ils se présenteront. «C'est pas encore assez important pour aller capter la croissance au bénéfice de nos déposants», a dit le porte-parole.

La Caisse gère l'argent de 25 déposants, dont la Régie des rentes, la CSST, le régime de retraite des employés du secteur public et la Société d'assurance automobile du Québec. Son actif sous gestion, en date du 30 juin 2011, était de 158 milliards.

Le débat portant sur la mission de la Caisse n'a rien de nouveau. Depuis 2004, lorsque le gouvernement a déterminé que la Caisse devait prioriser les rendements, il ressuscite de façon ponctuelle, le dernier chapitre étant survenu en 2009, lorsque l'établissement a dévoilé que la chute des marchés lui avait occasionné une perte de 40 milliards pour 2008.

L'étude de l'IREC avance aussi que la Caisse possède directement environ 9 % des actions d'Enbridge, un opérateur de pipelines dont la capitalisation boursière à Toronto est de 30 milliards. Il affirme aussi que la Caisse détient une participation de 8,5 % dans sa filiale Enbridge LLP. Tout compte fait, le placement de la Caisse dans Enbridge serait de 2,7 milliards, selon l'étude.

Selon le plus récent rapport annuel de la Caisse, qui remonte au 31 décembre 2010, il est indiqué que la Caisse possède 3,5 millions de dollars en actions d'Enbridge Inc. et 578 millions en actions d'Enbridge Energy Partners LP. Pour avoir des données plus à jour, il faudra lire le rapport annuel 2011 et les annexes, qui seront prêts vraisemblablement au cours des deux ou trois prochaines semaines, comme c'est le cas chaque année.

Tout de même, Enbridge est propriétaire du pipeline qui relie Montréal et Sarnia, en Ontario. C'est ce pipeline que l'industrie pétrolière aimerait un jour inverser pour que le pétrole des sables bitumineux coule d'ouest en est, passant par le Québec pour ensuite emprunter le pipeline Montréal-Maine jusqu'aux côtes de l'Atlantique.

Les auteurs de l'étude de l'IREC estiment qu'il faudra suivre les prochains développements, au coeur desquels pourrait figurer la raffinerie que Suncor exploite à Montréal-Est. C'est la seule qui a survécu aux fermetures qui ont marqué l'est de la ville depuis les années 80, la dernière étant celle de Shell en 2010.

«L'avenir de la raffinerie de Montréal revêtira un caractère stratégique, affirment les auteurs. À mesure que se précise ce scénario, dans lequel la Caisse est directement impliquée, la résistance s'organise au Québec et le moment n'est pas loin où la Caisse sera justement pointée du doigt comme un acteur majeur de ce projet.»
 
 
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  • David Dupont - Inscrit
    15 février 2012 01 h 23
    Investissements anémiques de la CDPQ dans nos entreprises
    Le service des communications de la Caisse a été des plus efficaces afin de tenter de déboulonner cette étude se basant sur une des plus crédibles bases de données des marchés financiers, Thomson One Banker-Ownership, de Thomson financial. Une banque de données que je ne peux malheureusement pas me payer. La caisse évalue ses actifs en fonction d’une autre méthode de calcul, vertement critiquée à la suite de la crise de 2008 étant donné qu’elle surévalue la valeur des actifs en période de bulle financière et les dévalue en période d’éclatement de bulle. Bref, qu’on ne s’y méprenne pas, c’est de la véritable poudre aux yeux afin de noyer le poisson, si je peux m’exprimer ainsi à la manière d’un ancien entraineur de la sainte fanée (de Québec, j’attends le retour des Nordiques). La vraie bombe du rapport est celle-ci, surlignée en gras par les auteurs : « à eux seuls, les quatre premiers placements en actions dans trois entreprises du secteur des sables bitumineux représentent presque le double des placements dans les 45 entreprises québécoises cotées en bourse présentes dans son portefeuille. » Le Québec inc. devrait se réveiller, parce qu’il se fait plumer par notre fond souverain qui s’approprie notre richesse collective et la redirige vers une autre province en investissement direct. Notre épargne, notre argent, ne profitant ni à nos entreprises, ni à nos travailleurs. Tout simplement scandaleux!
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  • - Abonné
    15 février 2012 07 h 21
    De quelle valeur parle-t-on au juste?
    Les détenteurs d'un compte chez un courtier en valeurs mobilières savent qu'on retrouve deux valeurs dans les relevés qu'ils nous envoient pour les titres détenus: la valeur comptable (au moment de l'achat) et la valeur marchande (aujourd'hui). Ces deux valeurs peuvent et devraient normalement être différentes.
    Alors: la Caisse pourrait indiquer la valeur comptable (connue et certaine) alors que celle de l'étude pourrait être la valeur marchande. L'écart entre les deux chiffres, important, pourrait laisser penser que la Caisse ait pu faire ces investissements il y a un certain temps.
    Peut-être, peut-être pas. Mais comme l'article n'indique pas ce détail, alors on peut interpréter n'importe comment...
    Pierre Bédard
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    15 février 2012 07 h 28
    Small is beautiful !
    Au lieu de grouper notre argent dans de grandes entreprises étrangères, polluantes et antisociales, la Caisse de dépôt devrait soutenir des dizaines de milliers de petites entreprises locales d'économie solidaire.

    Serge Grenier
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    15 février 2012 07 h 48
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  • François Dugal - Abonné
    15 février 2012 07 h 56
    La réponse
    Que fait la Caisse de dépot dans les sables bitumineux?
    Réponse: de la grosse argent sale.
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  • Melkitsedeq - Inscrit
    15 février 2012 08 h 04
    Le rendement à quel prix?
    Est ce que Épargne Placements Québec est géré par la bande à Michael Sabia?
    Si oui cela va à l'encontre des principe fondamentaux de la finance celui de mettre tous ces œufs dans le même panier.
    Si Michael Sabia prend ses ordres à Sagard il n'est pas surprenant cet investissement dans les sables bitumineux.
    De plus est-ce possible que la caisse de dépôt et placement serve de levier financier à la bonne marche de Power corporation?

    Christian
    Sherbrooke
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  • Airdutemps - Inscrite
    15 février 2012 08 h 19
    Québec fait des affaires
    Le Québec fait des affaires sous la gouverne de Desmarais.

    Mais au-delà de la participation de la CDPQ aux sables bitumineux, je n'ai pas encore vu d'écolos avec leurs traîneaux à chiens, afin d'éviter l'utilisation de ce pétrole si honni.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    15 février 2012 08 h 28
    Exellente nouvelle
    Le renversement du pipeline Sarnia-Montréal-Portland serait une excellente nouvelle: sécurité d'approvisionnement accrue, développement possible de Suncor à Montréal, valeur ajoutée aux produits pétroliers, exportation. À moins que nous soyons heureux de voir le développement économique continuer de se déplacer vers l'Ouest...

    Au lieu de se mettre la tête dans le sable, il faudrait mieux travailler à corriger les procédés d'exploitation des sables bitumineux. Ce sera long, mais nécessaire. La disparition du moteur à essence n'est pas pour demain.
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  • Notsag - Abonné
    15 février 2012 08 h 31
    Sunoco n'est pas Suncor
    @Rodrigue Tremblay

    La référence que tu donnes est pour Sunoco, et non Suncor.
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    15 février 2012 09 h 07
    L'économie verte a plus d'avenir.
    Les investissement dans l'économie verte est plus rentable à long terme. Il y a des projets qui sont très intéressants dans l'économie verte, surtout si elle est québécoise. C'est certain qu'il ne faudrait pas tout mettre ses oeufs dans le même panier.
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  • parade21 - Abonné
    15 février 2012 09 h 08
    Michael Sabia au domaine Sagard
    La Caisse de dépôt et placement du Québec est avant tout un instrument politique. Et les investissements de la CDPQ semblent être orientés vers le soutien à l’économie canadienne lorsque son président est un fédéraliste nommé par un gouvernement tout aussi fédéraliste. La CDPQ a été créée pour soutenir l’économie québécoise sans pour autant faire de mauvais placements. Depuis que Jean Charest est au pouvoir, le message politique est de favoriser des investissements rentables d’abord et ensuite se soucier de l’économie du Québec. En bon fédéraliste, par ses investissements dans le secteur du pétrole des sables bitumineux, il favorise l’économie canadienne, mais aussi la migration des Québécois en recherche d’emplois vers l’ouest du pays. Si la CDPQ favorisait vraiment une économie verte et québécoise, cela serait socialement et financièrement rentable.

    Croit-on, du côté des fédéralistes, qu’une économie québécoise en santé serait un argument éventuel en faveur de la souveraineté? On est en droit de se poser la question. Surtout depuis que l’on sait que Messieurs Sabia et Charest passent de bons moments au domaine Sagard de M. Paul Desmarais.
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  • Jean_Yves - Abonné
    15 février 2012 09 h 53
    Suncor = SU, et non pas SUN
    Et je crois que l'on a une meilleur portrait, surtout pour un fond de retraite qui vise le long terme, a regarder son évolution sur une plus longue période que 5 ans.

    http://tinyurl.com/7fu5thl


    Pour ce qui est de l'étique d'investir ou pas dans des entreprises qui exploite des sables bitumineux il me semble plutôt hypocrite de à la fois dénoncer cette exploitation et en même en être un important consommateur puisque le Québec importe une part importante de son pétrole de l'ouest canadien. ( ou - 11%).

    Si l'on considère que cette ressource doit être interdite et bannie il faut simplement ne pas en acheter, point barre. Et non pas jouer aux capitalistes puristes tout en brulant du pétrole a qui mieux mieux en provenance de partout dans le monde.
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  • France Marcotte - Abonnée
    15 février 2012 10 h 05
    Que valent les discours
    en comparaison des gestes posés?

    Sur combien d'éléments précis repose la couleur de notre temps?

    Si on ne parlait que d'eux, le reste deviendrait-il futile?
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  • MJ - Inscrite
    15 février 2012 10 h 54
    Être conséquent dans son discours et ses actions
    Mine de rien, la CDPQ est un acteur économique et politique important dans l’orientation du développement économique du Québec et, comme on le constate ici, dans les projets de pipeline du gouvernement fédéral en territoire québécois. En outre, il ne serait pas surprenant d’apprendre que la CDPQ joue un rôle important en tant qu’investisseur dans l’exploitation pétrolière et gazière au Québec.

    Pour encourager l’économie du Québec, il faudrait que la CDPQ donne préséance aux entreprises québécoises et non aux entreprises canadiennes ou étrangères, qui de surcroît ne nous correspondent pas comme valeurs et choix de société. Si nous désirons être conséquents avec notre volonté de nous démarquer du Canada et de son profond désintérêt pour l’environnement, dont témoigne notamment sa sortie du protocole de Kyoto. Le Québec se veut à l’avant-garde pour limiter sa production de gaz à effet de serre (GES), selon le gouvernement Charest. En outre, la population québécoise a démontré clairement son opposition quant à l’exploitation du gaz de schiste et du pétrole sur son territoire. La population du Québec, dont la vision est à plus long terme, s’est prononcée contre les énergies fossiles et pour l’implantation des énergies vertes et renouvelables avec l’appui des groupes environnementaux et les écologistes. Le seul moyen d’arriver à ces objectifs est notamment pour la CDPQ d’investir dans des sociétés publiques québécoises ou dans des sociétés mixtes qui s’engagent dans les énergies vertes afin que des retombées positives rejaillissent sur la collectivité québécoise.
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  • MJ - Inscrite
    15 février 2012 10 h 56
    En conclusion
    L’effet des placements de la CDPQ dans des entreprises de sables bitumineux et des entreprises de pipelines, la place au coeur d’un conflit d’intérêts économiques qui discrédite le discours politique québécois, lequel se veut à l’avant-plan pour la diminution de GES sur son territoire. En effet, la Caisse qui priorise le rendement à court terme (sables bitumineux, etc.) dans son portefeuille d’actions joue contre l’atteinte de l’objectif environnemental mais, en plus, agit à l’encontre de la volonté de la population, relativement aux énergies fossiles.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    15 février 2012 11 h 43
    Un aspect relié à la réforme des régimes de retraites
    La proposition qui est actuellement mise de l'avant par les syndicats, l'organisme CIRANO et plusieurs autres groupes de réformer la RRQ pour en faire un régime de retraite universel à prestation déterminé doit trouver un complément dans une réforme de la Caisse de dépôt. Officiellement la Caisse s'est donnée une charte d'investissement responsable. Elle investit dans les sables bitumineux, elle laisse PKP écraser ses travailleurs sans intervenir, son président dine chez un important financier et spéculateur, elle investit une faible part de ses actifs au Québec. Pourtant des occasions ne manquent pas au Québec. Par exemple le développement du Nord où on pourrait être maitre d'oeuvre. On pourrait aussi mettre l'État québécois à l'abri des prédateurs financiers par l'acquisition des obligations qu'il émet. En plus évidemment d'être plus agressif dans l'investissement dans des entreprises vertes québécoises tel que le propose l'IREC. Les fonds de travailleurs d'ailleurs ont mieux performés que la plupart des fonds privés boursier grâce aux investissement réalisés dans les entreprises québécoises. Il faut revoir le mandat de la caisse pour qu'elle se centre sur le développement de la richesse au Québec et revoir la gouvernance de la Caisse pour que ces cotisants (les citoyens) en aient le véritable contrôle. Ça devrait faire parti de la réforme des régimes de retraites qui doit maintenant être réalisée.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    15 février 2012 11 h 54
    @notsag
    vous avez raison mais la performance est la même
    On est passé de 70 en 2008 à 35 aujourd'hui. Chute de 50%. Alors pourquoi investir dans pareille cie?

    http://bigcharts.marketwatch.com/quickchart/quickc
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  • Claude Chicoine - Inscrit
    15 février 2012 12 h 48
    Sommes-nous devenus des râleurs à tout prix?
    Un bon gestionnaire évalue son personnel au rendement et non en fonction de ses préjugés. Cet approche sereine et efficace exige maturité et perspective.
    C'est dans cette foulée qu'il nous faut évaluer la Caisse de Dépôt et non en alimentant des petites guéguerres tout à fait inutiles et surtout non productives.
    Claude Chicoine
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  • Notsag - Abonné
    15 février 2012 13 h 13
    On en apprend tous les jours
    @Jean-Yves:
    "puisque le Québec importe une part importante de son pétrole de l'ouest canadien. ( ou - 11%)."

    Je ne savais pas cela. Est-ce que tu pourrais nous indiquer la source de ton information?

    J'imagine que ce pétrole voyage par pipeline sur le territoire américain, jusqu'à Portland, et de là prend la direction de Montréal. Est-ce bien cela?
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  • Claude Boucher - Abonné
    15 février 2012 14 h 26
    Jean-Yves confond ses points cardinaux
    Le commentaire de Jean-Yves (09:53) est inexact. En 2010, le Québec importait 11,9% de son pétrole de l'EST (et non de l'ouest) du Canada. Le Québec ne reçoit presque pas de pétrole de l'ouest du Canada depuis 1998 (à l'exception de 697 000 barils en 2009) selon le ministère des Ressources naturelles et de la Faune du Québec.

    http://www.mrnf.gouv.qc.ca/energie/statistiques/st
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  • Jean_Yves - Abonné
    15 février 2012 19 h 01
    Erreur de poinrt cardinaux en effet...
    Toutes mes excuses !

    On ne consomme donc pas de pétrole au Québec provenant du sable bitumineux. Je ne crois tout de même pas que ce soit le fait d'un choix autre que parce le transport de ce produit qu'on importe a 100% est plus économique par la voie maritime qu'est notre fleuve St-Laurent.

    Masi oubliez la possibilité d'avoir une quelconque influence sur l'exploitation de ces sables par des choix d'investissements. C'est pas demain la veille qu'il aura un mouvement de rectitude écologique chez les gestionnaires de portefeuilles de la planète qui pourrait vraiment infléchir les méthodes d'exploitation malpropres.

    Ceux qui ont le pouvoir d'améliorer les choses c'est ceux qui achètent...

    S'il n'y a pas de demande il n'y aura pas d'offre !
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  • Notsag - Abonné
    15 février 2012 20 h 20
    Collusion entre la CDPQ et Power Corp
    @Jean-Yves
    "Mais oubliez la possibilité d'avoir une quelconque influence sur l'exploitation de ces sables par des choix d'investissements."

    Là n'est pas la question. Au lieu d'investir dans l'économie de l'Alberta, on pourrait investir dans l'économie du Québec, ou à tout le moins, dans des industries qui reflètent mieux les valeurs du Québec.

    Le genre de combine que je crains présentement, est que Power Corp. se serve de la CDPQ pour se départir de bloc d'actions dont il ne s'attend plus à grand chose. Vendre un gros bloc d'actions risque d'en faire chuter le cours, à moins d'avoir un acheteur complaisant prêt à payer le plein prix.

    Ou au contraire que la CDPQ achète des actions pour valoriser celles que possède déjà Power Corp. L'achat d'un gros bloc d'action aura pour effet d'en faire monter le prix.

    Toutes sortes de combines sont possibles entre deux gros portefeuilles qui ne dédaignent pas à utiliser la collusion pour arriver à leurs fins.

    Quand on dévoile les relations intimes entre M. Desmarais, M. Charest et M. Sabia, cela laisse perplexe.
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  • Jean_Yves - Abonné
    16 février 2012 09 h 34
    «Investir dans des industries qui reflètent mieux les valeurs du Québec.»
    Là je ne vois pas vraiment ce que peut vouloir dire concrètement ces «valeurs du Québec» comme lieu d’investissement. Cette notion de valeur québécoise est on ne peut plus subjective et vas variée amplement selon la personne a qui vous demander de les définir ces valeurs.

    Bien sûr on peut tous s’entendre sur des sujets extrêmes comme la fabrication de mine anti-personnel, mais même là ce non-investissement dans la fabrication de telles choses ne change rien à la disponibilité dans le monde de ces engins débiles. Ces non-investissement s’adressent qu’au confort de notre conscience et ne sont pas vraiment des moyens d’action.

    Pour ce qui est des relations entre la Caisse et Power Corp. la réalité est a l’opposé de l’image que l’on retrouve dans les médias présentement. La Caisse détenait 1 millions d’actions de Power au rapport 2009, c'est-à-dire des peanuts en regard de ses centaines de milliards d’actifs.

    Et pour ce qui est de tripotage possibles en faveur des intérêts des Desmarais la Caisse est déjà largement en position pour en avoir des conflits d’intérêts et d’en faire des combines a l’intérieur même de son entreprise vu qu’elle gère a la fois des comptes publiques et des comptes privés. Et, oh surprise, les comptes privés ont plus souvent qu’autrement de meilleurs rendements que ceux publiques…

    Le vérificateur général n’a pas de regard sur la gestion de la Caisse et nos politiciens au lendemain de l’immense cafouillage de 2008 n’ont trouvé rien d’autre à dire que «on veut pas savoir».
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  • josephflavius - Inscrit
    17 février 2012 10 h 46
    Y aurai-il conflict?
    1: Sabia rencontre (par pur amitié et désintérêt) M.Power et ceci tout de suite après que M. Rousseau eût quitté la CDP pour rejoindre Power.

    2: Power a des participations dans les (sales) pétroles bitumineux.

    3: La caisse avait commencé à investir dans Power avec Rousseau.

    4: Sebia continu là où a laissé son prédécesseur.

    5: JJC (quid) va en tout bien tout honneur et en toute amitié et sans qu'il y ait la moindre intervention de son hôte, à sagard (sans majuscule).

    6; ce pourrait-il que tout ne soit pas clair et qu'il y ait un vivier d'anguilles sous roches?

    7:quelqu'un a-t-relu le mandat de la CPD?
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  • Jeannot Vachon - Inscrit
    22 février 2012 07 h 28
    Sables bitumineux : ange ou démon?

    On a eu récemment un mini scandale en apprenant que notre Caisse de dépôt avait des placements dans les sables bitumineux. On comprend que des groupes écologistes essaient de faire pression pour que la Caisse se retire d’une industrie aussi polluante. Mais du point de vue d’un citoyen qui veut que son fonds de pension soit géré d’une façon rentable tout en gardant un certain sens de l’éthique, ce n’est pas aussi évident.

    Les sables bitumineux enrichissent déjà les Québécois grâce à la péréquation. Y’a-t-il eu au Québec de grosses manifestations pour cracher sur cet argent? Si oui, ça n’a pas fait la une des médias et aucun député ne s’est fait élire en misant sur une telle bataille.
    Le problème des sables bitumineux repose sur le contrôle de la pollution et non sur le principe d’exploiter cette industrie. Hors, ce contrôle est fait par notre gouvernement canadien démocratiquement élu (même si ça fait grincer des dents).

    Si nous ne ramassons pas notre part de ce profit, d’autres la ramasseront, mais nous ramasserons quand même les dommages à l’environnement local et mondial.

    On pourrait toujours faire des pressions politiques pour influencer la Caisse sur ce type de placement. Mais il faudrait aussi être cohérent et demander au Fédéral d’extraire de nos transferts la valeur monétaire tirée de cette industrie et assumer la perte à même nos impôts. Personnellement j’accepterais, mais je doute que notre conscience collective se rende jusque-là.
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