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Revue boursière - La Grèce déprime les marchés

La Bourse de New York a terminé hier en baisse, déprimée par des indicateurs économiques décevants et par l'incapacité de la Grèce à mettre en œuvre les mesures d'austérité voulues par ses créanciers: le Dow Jones a perdu 0,7 % et le Nasdaq 0,8 %.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones a cédé 89,23 points à 12 801,23 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 23,35 points, à 2903,88 points. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a perdu 0,69 % (-9,31 points) à 1342,64 points.

Sur l'ensemble de la semaine, le Dow accuse un repli de 0,5 %, le S&P 500 de 0,2 % et le Nasdaq de 0,1 %. Si le S&P 500 a accusé sa première baisse hebdomadaire en six semaines, depuis le début de l'année cet indice de référence des gérants de fonds affiche encore une progression de quelque 6,5 %, évoluant à un plus haut de sept mois.

«Wall Street a un peu le moral bas», a résumé Hugues Johnson, de Hugues Johnson Advisors. La place new-yorkaise «cherche toujours une direction alors qu'il y a assez d'incertitude», a-t-il remarqué. En premier lieu, «les investisseurs veulent que la crise en Grèce soit enfin résolue», a-t-il insisté, alors que la crise politique à Athènes a empiré avec la démission de plusieurs ministres de la coalition gouvernementale. Ces derniers ont refusé de voter le nouveau plan de rigueur imposé par les créanciers du pays en échange d'un prêt international de 130 milliards d'euros. Jugeant insuffisant l'accord conclu jeudi entre les partis au pouvoir à Athènes, la zone euro a ainsi décidé de reporter son feu vert à une nouvelle aide cruciale à la Grèce.

L'Eurogroupe a donné moins d'une semaine à Athènes pour répondre à plusieurs exigences, dont celle de trouver 325 millions d'euros d'économies budgétaires supplémentaires, avant d'accorder leur aide au pays. Si la Grèce remplit les conditions posées par ses créanciers, l'Eurogroupe devrait approuver mercredi un deuxième prêt.

En outre, Wall Street «attend un réel coup de fouet qui ne viendra qu'avec des chiffres forts» révélateurs d'une accélération franche de la reprise. Or les statistiques publiées hier n'ont pas été dans ce sens. Le déficit commercial a atteint en décembre son plus haut niveau depuis six mois, au-delà des attentes du marché. Et le moral des ménages baisse en février, pour la première fois en six mois, selon l'indice de l'Université du Michigan.

Pour sa part la Bourse de Toronto a terminé la séance d'hier en baisse. L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a chuté de 108,52 points pour clôturer à 12 389,42 points, la publication de données commerciales sur la Chine ayant aussi exercé une certaine pression sur les titres liés aux matières premières.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 72 centièmes à 99,72 ¢US.

***

Avec La Presse canadienne
 
 
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