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Le chef de la direction renonce à sa prime à la performance - Rio Tinto dévalue sa division aluminium

Payée 38 milliards en 2007, Alcan ne vaut plus que 22 milliards

Tom Albanese a annoncé hier une radiation de 8,9 milliards de la valeur de la division aluminium. Acceptant le blâme pour la coûteuse acquisition d’Alcan, il a renoncé à sa prime à la performance pour 2011.<br />
Photo : Agence Reuters Christinne Muschi
Tom Albanese a annoncé hier une radiation de 8,9 milliards de la valeur de la division aluminium. Acceptant le blâme pour la coûteuse acquisition d’Alcan, il a renoncé à sa prime à la performance pour 2011.
C'était définitivement trop cher. Les activités d'Alcan que le groupe minier Rio Tinto a achetées pour 38 milliards en 2007 posent problème. La société australo-britannique a révélé hier qu'elle doit réduire de 8,9 milliards la valeur de sa division aluminium, un geste qui pousse même deux hauts dirigeants de Rio Tinto à renoncer à leur prime de performance pour 2011.
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  • eric turenne - Abonné
    10 février 2012 08 h 08
    Stratégies
    Cette annonce à ce moment ci à un petit coté suspect,surtout si l'on songe
    au conflit qui a actuellement lieu à Alma opposant les syndiqués à la multinationale et l'incident qui eu lieu à Shawinigan.

    Et il ne faut surtout pas oublier que Rio Tinto investis présentement
    2.6 millards à Kitimat en Colombie Britannique pour alimenter le marché
    croissant de l'asie.
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  • Melissa Potvin - Inscrite
    10 février 2012 11 h 25
    Stratégies... et rapport de forces
    Quant à moi, je ne trouve pas ça suspect... C'est une stratégie qui dévalue non seulement la division aluminium, mais aussi la valeur des positions des syndiqués de l'usine Alma. Le rapport des forces se creuse davantage.
    C'est tellement dommage... le plancher d'emploi (minimum 300 travailleurs) demandé par les employés d'Alma a pour but d'assurer un emploi à ceux qui vont les remplacer dans les générations futures. Leurs propres emplois sont déjà assurés.
    Rio Tinto a fermé son usine (lock-out), refuse de négocier, revend son électricité inutilisée à Hydro-Québec et maintenant dévalue sa division... Ce n'est pas du tout suspect : Rio Tinto a un comportement cohérent avec elle-même, quoique fortement douteux moralement.
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  • camelot - Inscrit
    10 février 2012 12 h 06
    Poudre aux yeux
    On la connaît la chanson. Un entrepreneur s'est fait pincer hier en utilisant cette même stratégie : additionner de fausses factures pour abaisser les profits et éluder l'impôt. Si Alcan ne vaut plus ce qu'elle valait, qu'il la remette au Québec. Point.
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  • Gilbert Talbot Gilbert Talbot - Abonné
    10 février 2012 12 h 24
    Dans la région, le rapport de force s'accentue en faveur des lockoutés.
    Cet article veut montrer que Rio Tinto a payé trop cher l'achat de l'Alcan et que par conséquent cela peut justifier le recours au lock-out à Alma. Ce genre d'argument s'insère donc dans la stratégie de non-négociation avec ses travailleurs et de chantage face aux politiciens et à la population régionale : acceptez la sous-traitance, parce que nos profits diminuent. Et si nos profits diminuent c'est vous qui allez en assumer les conséquences néfastes. Comme a White Birch et à Mabe, ces énormes compagnies ont effectivement le pouvoir de suspendre leurs activités ou fermer leur usine, comme Wall Mart qui avait fermé son magasin de Jonquière, parce que les employés s'étaient syndiqués.

    La réponse de la population et des dirigeants politiques va de plus en plus en appui aux travailleurs : le député d'Alma, Alexandre Cloutier appuie la reprise des négociations. Même son de cloche du côté du fédéral : le député Claude Patry du NPD appuie la reprise des négos. Le maire d'Alma tout en se disant neutre, demande la reprise de la négociation entre patrons et employés. la même chose du côté de l'Église catholique qui fait dire des messes pour la reprise de la négociation. Seul le gouvernement charest ne veut rien faire pour que ces négos reprennent, alors qu'il pourrait le faire en utilisant les pouvoirs de médiation du ministère du travail.
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