Accord sino-canadien sur la protection des investissements
Le Canada et la Chine ont mis 18 ans pour conclure cette entente
Photo : Agence Reuters Chris Wattie
Accompagné de son homologue chinois, Wen Jiabao, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, passe en revue la garde d’honneur.
À retenir
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La Chine promet d'augmenter le salaire minimum
Pékin — Le gouvernement chinois a promis hier d'augmenter les salaires minimums de 13 % par an jusqu'en 2015 et d'adopter des mesures pour créer 45 millions d'emplois. Le gouvernement a également promis des réductions d'impôt et des prêts pour les petits entrepreneurs et les personnes sans emploi qui veulent créer leur entreprise. Ces mesures s'appliqueront pour la durée du plan de développement quinquennal du Parti communiste chinois, entré en vigueur en 2011. Les dirigeants chinois sont sous pression pour étendre la prospérité économique et réduire le fossé entre riches et pauvres dans le pays. Pékin avait gelé les salaires pour aider les entreprises après la crise mondiale de 2008, mais a relevé les salaires minimums dans de nombreux secteurs ces deux dernières années à la suite des protestations de travailleurs. Associated Press
Pékin — Après 18 ans de négociations, un accord visant à protéger et à promouvoir les investissements a finalement été conclu entre la Chine et le Canada.
Le premier ministre Stephen Harper en a fait l'annonce hier à Pékin, au premier jour de sa visite officielle en Chine.
M. Harper a qualifié l'accord d'«historique», affirmant que les efforts pour améliorer les relations entre les deux pays avaient porté fruit. Selon le premier ministre, la volonté des Chinois de conclure une telle entente témoigne de l'importance grandissante qu'ils accordent aux investissements bilatéraux en Chine et au Canada.
Cet Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) assure notamment aux investisseurs étrangers qu'ils recevront un traitement aussi favorable que celui réservé aux investisseurs nationaux. Il prévoit aussi, en cas de litige, le recours à un tribunal d'arbitrage international.
Les détails de l'accord demeurent inconnus pour l'instant. Les deux pays doivent encore entreprendre un examen juridique avant de le signer et de le ratifier. Au Canada, cela impliquera des débats aux Communes.
Le premier ministre Harper a déclaré que les flux d'investissements entre le Canada et la Chine atteignent un niveau record, et contribuent grandement à l'emploi et à la croissance économique dans les deux pays. «L'accord fournira une plus grande prévisibilité et une plus grande protection aux Canadiens qui souhaitent faire du commerce en Chine», a ajouté le premier ministre.
Cette annonce faisait partie d'une liste de nouvelles ententes conclues par le Canada et la Chine. Les deux pays entendent ainsi coopérer dans les secteurs de l'énergie, des ressources naturelles, de l'éducation, de la science, de la technologie et de l'agriculture.
Les ententes ont été signées à l'issue d'une rencontre entre M. Harper et le premier ministre chinois, Wen Jiabao. Ce dernier a souligné qu'une page avait été tournée sur les relations bilatérales depuis la première visite de M. Harper, en 2009, et qu'il espérait que cette visite puisse élever la relation à un autre niveau.
«La situation internationale vit des changements profonds et complexes à l'heure actuelle. Le renforcement de la communication et la collaboration constituent nos aspirations communes et représentent les intérêts fondamentaux de nos deux pays», a soutenu le premier ministre chinois.
Bien que M. Harper ait discuté d'économie avec M. Wen, la moitié de la rencontre, au moins, a porté sur d'autres sujets.
Le premier ministre Harper a fait part notamment de ses inquiétudes à propos de la récente décision de la Chine d'opposer son veto au projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Syrie. Ce texte devait faire pression sur le régime de Damas pour mettre un terme au bain de sang dans le pays.
«J'énonce avec force et clarté la position du Canada dans ce dossier: nous aimerions voir le Conseil de sécurité prendre des mesures face à ce problème à l'avenir», a déclaré le premier ministre Harper.
Par ailleurs, il a soutenu hier qu'il attendait avec impatience de discuter de toute une gamme de sujets, y compris les questions consulaires et les droits de la personne. M. Harper a ajouté qu'ensemble, le Canada et la Chine jouissaient d'un partenariat stratégique fondé sur le respect et l'admiration.
«Nous sommes aussi fiers de poursuivre un dialogue franc et respectueux sur les droits de la personne et la primauté du droit», a souligné le premier ministre Harper.
Il a aussi affirmé devant des journalistes que la rencontre d'hier prouvait qu'il était possible de discuter à la fois d'économie et de droits de la personne avec les Chinois.
Les deux dirigeants ont notamment assisté à la signature d'un protocole d'entente sur le développement durable des ressources naturelles et renouvelé un protocole d'entente sur la coopération en matière d'énergie.
Plus tôt hier matin, M. Harper avait lancé la campagne de marketing touristique de 2012 de la Commission canadienne du tourisme, lors de l'ouverture officielle d'un nouveau centre à Pékin.
Depuis que le Canada s'est vu accorder le statut de destination approuvée par la Chine en 2009, le nombre de visiteurs chinois qu'il a accueillis a augmenté d'environ 25 %.
Le premier ministre Stephen Harper en a fait l'annonce hier à Pékin, au premier jour de sa visite officielle en Chine.
M. Harper a qualifié l'accord d'«historique», affirmant que les efforts pour améliorer les relations entre les deux pays avaient porté fruit. Selon le premier ministre, la volonté des Chinois de conclure une telle entente témoigne de l'importance grandissante qu'ils accordent aux investissements bilatéraux en Chine et au Canada.
Cet Accord sur la promotion et la protection des investissements étrangers (APIE) assure notamment aux investisseurs étrangers qu'ils recevront un traitement aussi favorable que celui réservé aux investisseurs nationaux. Il prévoit aussi, en cas de litige, le recours à un tribunal d'arbitrage international.
Les détails de l'accord demeurent inconnus pour l'instant. Les deux pays doivent encore entreprendre un examen juridique avant de le signer et de le ratifier. Au Canada, cela impliquera des débats aux Communes.
Le premier ministre Harper a déclaré que les flux d'investissements entre le Canada et la Chine atteignent un niveau record, et contribuent grandement à l'emploi et à la croissance économique dans les deux pays. «L'accord fournira une plus grande prévisibilité et une plus grande protection aux Canadiens qui souhaitent faire du commerce en Chine», a ajouté le premier ministre.
Cette annonce faisait partie d'une liste de nouvelles ententes conclues par le Canada et la Chine. Les deux pays entendent ainsi coopérer dans les secteurs de l'énergie, des ressources naturelles, de l'éducation, de la science, de la technologie et de l'agriculture.
Les ententes ont été signées à l'issue d'une rencontre entre M. Harper et le premier ministre chinois, Wen Jiabao. Ce dernier a souligné qu'une page avait été tournée sur les relations bilatérales depuis la première visite de M. Harper, en 2009, et qu'il espérait que cette visite puisse élever la relation à un autre niveau.
«La situation internationale vit des changements profonds et complexes à l'heure actuelle. Le renforcement de la communication et la collaboration constituent nos aspirations communes et représentent les intérêts fondamentaux de nos deux pays», a soutenu le premier ministre chinois.
Bien que M. Harper ait discuté d'économie avec M. Wen, la moitié de la rencontre, au moins, a porté sur d'autres sujets.
Le premier ministre Harper a fait part notamment de ses inquiétudes à propos de la récente décision de la Chine d'opposer son veto au projet de résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Syrie. Ce texte devait faire pression sur le régime de Damas pour mettre un terme au bain de sang dans le pays.
«J'énonce avec force et clarté la position du Canada dans ce dossier: nous aimerions voir le Conseil de sécurité prendre des mesures face à ce problème à l'avenir», a déclaré le premier ministre Harper.
Par ailleurs, il a soutenu hier qu'il attendait avec impatience de discuter de toute une gamme de sujets, y compris les questions consulaires et les droits de la personne. M. Harper a ajouté qu'ensemble, le Canada et la Chine jouissaient d'un partenariat stratégique fondé sur le respect et l'admiration.
«Nous sommes aussi fiers de poursuivre un dialogue franc et respectueux sur les droits de la personne et la primauté du droit», a souligné le premier ministre Harper.
Il a aussi affirmé devant des journalistes que la rencontre d'hier prouvait qu'il était possible de discuter à la fois d'économie et de droits de la personne avec les Chinois.
Les deux dirigeants ont notamment assisté à la signature d'un protocole d'entente sur le développement durable des ressources naturelles et renouvelé un protocole d'entente sur la coopération en matière d'énergie.
Plus tôt hier matin, M. Harper avait lancé la campagne de marketing touristique de 2012 de la Commission canadienne du tourisme, lors de l'ouverture officielle d'un nouveau centre à Pékin.
Depuis que le Canada s'est vu accorder le statut de destination approuvée par la Chine en 2009, le nombre de visiteurs chinois qu'il a accueillis a augmenté d'environ 25 %.
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