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Libre-échange Canada-Union européenne - L'accord laisserait les portes grandes ouvertes au privé en santé

Comment le gouvernement peut-il demander des exclusions pour la SAAQ et la SAQ, mais ne pas en exiger pour la RAMQ, interroge la FIQ

«Ces gouvernements-là ont un ordre du jour qui est clairement dirigé vers le désengagement, la déréglementation et la déresponsabilisation de leurs services publics, dit Michèle Boisclair, de la FIQ. Ça s’installe depuis les 25 dernières années, mais là, on est dans une phase de sprint final.»<br />
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Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
«Ces gouvernements-là ont un ordre du jour qui est clairement dirigé vers le désengagement, la déréglementation et la déresponsabilisation de leurs services publics, dit Michèle Boisclair, de la FIQ. Ça s’installe depuis les 25 dernières années, mais là, on est dans une phase de sprint final.»

Les négociations de libre-échange entre le Canada et l'Europe semblent en voie d'exposer encore plus le Québec aux vents de la privatisation qui soufflent sur son système de santé et de services sociaux, s'inquiète la FIQ.

Des documents de négociations ayant fait l'objet de fuite suggèrent, entre autres, que le Québec ne réclame aucune protection spéciale pour sa Régie de l'assurance maladie (RAMQ) ni pour ses services sociaux, a dénoncé hier la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) dans une analyse de 15 pages. «On se serait attendu, étant donné l'importance que le système de santé public a pour la population québécoise et canadienne, que nos négociateurs exigent des protections, s'est exclamée en entretien téléphonique au Devoir sa première vice-présidente, Michèle Boisclair. Pourquoi le Québec a-t-il inscrit [dans ses demandes d'exception] des monopoles comme la Société de l'assurance automobile, la Société des alcools, la [Société des établissements de plein air du Québec] ou même Hydro-Québec, mais pas la RAMQ? Ça ne se peut pas!»

Datant du mois d'octobre, les documents sur lesquels se fondent les craintes de la FIQ sont les offres du Canada et du Québec en matière de services, de services financiers et d'investissement, ainsi que les deux annexes dans lesquelles les partis donnent la liste des secteurs qu'ils souhaitent exclure des dispositions générales de l'entente.

Le Québec ne semble pas, non plus, avoir exigé que ses services sociaux soient soustraits aux dispositions de l'éventuel accord de libre-échange, dit la FIQ. La situation lui apparaît d'autant plus absurde que le gouvernement fédéral, lui, a réclamé une telle exemption, y compris dans des domaines qui ne relèvent pas de ses compétences constitutionnelles, mais de celles des provinces.

Dangereux ou pas?

Michèle Boisclair admet volontiers que cette exemption demandée par Ottawa a peut-être pour but de s'étendre à l'ensemble du pays. Elle reconnaît aussi que le système public de santé et de services sociaux québécois est peut-être protégé dans un autre chapitre du texte des négociations auquel ses experts n'auraient pas eu accès.

Elle ne va toutefois pas jusqu'à accorder à Québec et Ottawa le bénéfice du doute. De ces négociations avec l'Europe à celles qui se sont récemment conclues sur les marchés publics à l'Organisation mondiale du commerce, en passant par toutes les expériences et réformes entreprises ces dernières années dans les secteurs de la santé et des services sociaux au Canada, tout semble aller dans la même direction, déplore-t-elle. «Ces gouvernements-là ont un ordre du jour qui est clairement dirigé vers le désengagement, la déréglementation et la déresponsabilisation de leurs services publics. Ça s'installe depuis les 25 dernières années, mais là, on est dans une phase de sprint final.»

Selon la FIQ, la signature avec l'Europe d'un traité commercial dans lequel les régimes publics de santé et de services sociaux ne seraient pas exclus permettrait aux multinationales européennes d'exercer encore plus de pression en faveur notamment des assurances santé et de cliniques médicales privées. Elle leur donnerait également accès à un lucratif marché d'approvisionnement (5 milliards par année au Québec) et de services professionnels.

Québec a tâché de se faire rassurant, hier, sans toutefois entrer dans le détail des négociations censées rester confidentielles et devant se conclure «au cours des prochains mois».

«Nous tenons à préciser de nouveau que la Régie de l'assurance maladie et l'ensemble du secteur de la santé du Québec sont exclus des dispositions des chapitres sur le commerce des services et sur l'investissement, comme c'est le cas dans tous les accords commerciaux bilatéraux négociés par le Canada, a affirmé le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, dans une déclaration laconique. De plus, en matière de services financiers, les activités de la Régie ne correspondent pas aux services d'assurances ou aux autres services relatifs aux assurances visés par le chapitre sur les services financiers.»

«Confus et antidémocratiques»


Entreprises en octobre 2009, les négociations en vue d'un Accord économique et commercial global entre le Canada et l'Union européenne (AECG) sont entrées dans la dernière ligne droite, de l'avis même des négociateurs. Présenté comme un traité de libre-échange de nouvelle génération en raison de la diversité des domaines abordés, le projet d'AECG est souvent résumé comme une recherche, par le Canada, d'un plus grand accès à l'immense marché unique européen en échange de l'ouverture, aux multinationales européennes, du marché canadien des contrats publics des provinces canadiennes, des municipalités et de leurs multiples agences affiliées. Le fait que les discussions portent sur des champs de compétence relevant des provinces les a amenés, pour la première fois, à avoir des représentants directement à la table de négociation. Le négociateur pour le Québec est l'ancien premier ministre Pierre Marc Johnson.

Les critiques et plusieurs observateurs reprochent au processus de se tenir derrière des portes closes. «On nous répond que ça s'est toujours fait comme cela au Canada. Et bien, ça ne s'est jamais fait comme il faut, martelait hier Michèle Boisclair. Cela n'entretient pas seulement la confusion, cela va à l'encontre du principe démocratique.»

La sortie publique de la FIQ d'hier fait suite à d'autres dénonciations de mouvements syndicaux, communautaires et altermondialistes quant aux possibles impacts de l'AECG sur les contrats publics pour les provinces et les villes, la protection de la diversité culturelle, le caractère public de la gestion de l'eau potable usée ou encore le service international de Poste Canada.
 
 
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  • dany tanguay - Inscrit
    9 février 2012 08 h 46
    tout est en place
    Tout est en place pour la privatisation du système de santé. Power Corp.(La famille Desmarais), est prête avec ses nombreuses compagnies d'assurances pour la privatisation de la santé au Québec. Ne pouvant directement le faire avec le gouvernement Charest qui ne veut pas avoir l'odieux de la chose, on a trouvé le moyen de le faire en passant par un accord Canada/Europe avec Pierre-Marc Johnson, qui a surement couché au Château des Desmarais à Sagard, tout comme John James Charest. Ils sont en train de passer par la porte arrière pour fourrer les québecois. Çà fait longtemps que les Desmarais ont acheté notre premier ministre et deux anciens premier ministre qu'ont été les frères Johnson. Et ils croient que nous ne voyons rien dans leur jeu. Ne chercher dans La Presse ni dans les journaux de Québecor des articles qui pourraient nous mettre en garde de ce qui se passe derrière des portes closes
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  • MJ - Inscrite
    9 février 2012 08 h 58
    Réveillons-nous!
    "Les critiques et plusieurs observateurs reprochent au processus de se tenir derrière des portes closes. «On nous répond que ça s'est toujours fait comme cela au Canada. Et bien, ça ne s'est jamais fait comme il faut, martelait hier Michèle Boisclair. Cela n'entretient pas seulement la confusion, cela va à l'encontre du principe démocratique.»"

    La ploutocratie et les négociations en coulisses de l'AECG établissent les bases d'une profonde disparité sociale future à l'échelle mondiale.

    http://www.toupie.org/Textes/Mondialisation_plouto
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    9 février 2012 09 h 13
    Abaisser les coûts
    C'est le libéralisme classique, qui a fait ses preuves et a permis à des centaines de millions d'habitants de cette terre de s'extraire de la pauvreté depuis vingt ans. Tous y gagnent en productivité et peuvent consacrer une part de leur PIB au mieux-être des populations. Le libre-échange appliqué à la sauce institutionnelle québécoise permettrait d'abaisser les coûts en introduisant chez elles des façons de faire plus économiques, plus innovatrices. Ce serait la fin de la collusion de ceux qui "veulent sans cesse notre bien", ces corporations campées sur leur acquis et adossées à des législations du moyen âge.
    Je veux des wagons de métro espagnols, des compteurs d'eau ou d'électricité intelligents, des usines de traitement d'eau modernes, des équipes médicales privées efficaces, des banques informatiques qui fonctionnent, d'où qu'ils viennent. Il appartiendra alors aux producteurs de biens et services québécois de se grouiller l'arrière-train et de faire en sorte qu'ils puissent tirer leur épingle du jeu. C'est ainsi qu'ils deviendront compétitifs, pas en se cachant derrière un dollar faible ou en s'abritant sous l'ombre bienveillante des gouvernements.
    La concurrence, c'est le contraire de la collusion facile et l'amélioration du pouvoir d'achat des québécois. C'est l'Allemagne plutôt que la France. C'est au bout de la ligne une productivité accrue et la création de richesse. Celle-ci n'a pas besoin de se traduire en quolifichets ou en bébelles inutiles, mais il appartient aux consommateurs que nous sommes de décider.
    Quant à ceux qui se plaignent toujours et rêvent du statu quo, et redoutent la compétitition, ils peuvent se compter chanceux de voir le système de gestion de l'offre en agriculture être maintenu. Personnellement, j'aimerais voir le prix du lait et des fromages québécois baisser de moitié...
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  • Democrite101 - Inscrit
    9 février 2012 09 h 22
    Feu vert à ce traité de la part d'un social-démocrate


    Un social-démocrate, féru d'économique, devrait approuver le principe du libre-échange, car c'est un principe avéré excellent depuis Ricardo au 18e.

    Il est aussi excellent que ce soit un Québécois qui soit à la tête des négociateurs canadiens.

    Nous avons moins à craindre de ce même traité avec l'Europe largement social-démocrate et aux riches programmes sociaux qu'avec les USA des Bush.

    Et même avec les Bush, l'Alena fut excellent pour nous, mais problématique pour le Mexique.


    En fait, le libre-échange, cela semble bon qu'entre égaux...
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    9 février 2012 09 h 46
    Pour comprendre les politiciens, mieux vaut apprendre à lire entre les lignes.
    Je ne serais pas surpris qu'on apprendre un jour qu'en coulisse il y avait un certain acoquinement entre Stephen Harper et Jean Charest à propos de la santé.
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  • Kris13104 - Inscrit
    9 février 2012 11 h 06
    Raison gardée
    Les européens ont établies des règles qui unifient au sein de l'union Européenne les études universitaires et créent des équivalences immédietes. C'est évidemment vrai pour les études médicales et quoique prétendent les professionnels de santé du Québec, la médecine européenne est considérée comme une des meilleures et la reconnaissance des équivalences de diplômes dans ce domaine ne pourra que servir la pratique de la médecine au Québec. Le progrès exige l'abolition des privilèges et des mesures discriminatoires, d'autant que l'ouverture du marché de la santé ne pourra que profiter aux praticiens québécois, leur ouvrant la possibilité de pratiquer dans l'Union Européenne. L'ouverture du marché sera sans doute dommageable au numerus clausus rétrograde qui privilégie les médecins québécois mais permettrait de solutionner, au moins en partie, le déficit dans ce domaine dont la population de la province se plaint avec raison.
    Par contre, la relation public-privé entre les deux rives de l'Atlantique apparait comme bien différente. Bon nombre de cliniques privées européennes ont passé une convention avec les organisme de protection sociale qui leur permet d'appliquer les conditions de soins comparables financièrement à celles du secteur public, les suppléments tarifaires étant le plus souvent minimes.
    Par ailleurs, les hôpitaux bénéficient en général des moyens bien plus puissant ce qui permet des services plus efficaces. Une attente de plus de deux heures d'un cas «moyens» aux urgences est dénoncée publiquement comme scandaleuse....
    Il ne faut pas avoir peur d'une collaboration qui n'est pas forcément confrontation, mais qui permet une approche parfois différente mais toujours enrichissante.
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  • MJ - Inscrite
    9 février 2012 11 h 12
    La mégalomanie des oligarques et leur appétit insatiable
    Pendant que notre gouvernement provincial vend à rabais nos richesses naturelles, des accords de libre-échange se négocient en catimini, propulsant en avant la privatisation de services publics (municipaux et provinciaux), comme en Europe où les pays de l’euro tels la Grèce, l’Espagne, l’Italie, etc. ont perdu leur souveraineté, le pouvoir politique étant entre les mains d’une élite financière mondiale qui dicte désormais les décisions à prendre par les gouvernements. Au Québec, nos richesses naturelles et notre patrimoine collectif sont menacés par les intérêts privés des oligarques qui grugent de plus en plus dans notre capital collectif et convoitent maintenant nos infrastructures municipales, notre système de santé, érigé grâce aux efforts des générations passées et actuelles et de leurs contributions notamment en impôts. Tout notre contrat social est menacé dont l’accès à l’éducation par la hausse probable des frais de scolarité. Désormais, si ce mouvement de privatisation se poursuit, une élite restreinte et riche aura accès de façon privilégiée, notamment aux services de santé et d’éducation universitaire pour ses enfants. Que restera-t-il en qualité de vie et en possibilité de mobilité sociale pour les autres?
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    9 février 2012 11 h 14
    Je ne comprends pas
    Toutes les institutions mentionnées ont des revenus de vente: l'Hydro, la SAQ, même la SAAQ, dont les revenus ne participent pas à la taxation générale. Mais les revenus de la RAMQ, si je ne m'abuse, proviennent des impôts. À moins de donner à des entreprises étrangères le droit de prélever des impôts, je me demande bien comment elles pourraient concurrencer la RAMQ.
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  • MJ - Inscrite
    9 février 2012 11 h 17
    La mégalomanie des oligarques et leur appétit insatiable (suite)
    Le gouvernement canadien négocie-t-il au nom des provinces en ce qui concerne les compétences provinciales? Il semble y avoir une incohérence entre le fédéral et les provinces sur l'objet des négociations:

    “Le Québec ne semble pas, non plus, avoir exigé que ses services sociaux soient soustraits aux dispositions de l'éventuel accord de libre-échange, dit la FIQ. La situation lui apparaît d'autant plus absurde que le gouvernement fédéral, lui, a réclamé une telle exemption, y compris dans des domaines qui ne relèvent pas de ses compétences constitutionnelles, mais de celles des provinces.”

    Les citoyens d’ici ont payé pendant des années des impôts pour l’établissement d’un système public de santé et la formation de ses professionnels de la santé. Et maintenant, les multinationales européennes ou d’ici bénéficieraient de nos expertises et de nos installations? Inacceptable! Ces accords de libre-échange sonnent en plus le glas de bien des PME québécoises par la mise en avant et l'expansion des activités des multinationales étrangères sur notre terrain et des grandes firmes de professionnels d'ici au service des industriels oligarques et de leurs multinationales.
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  • MJ - Inscrite
    9 février 2012 11 h 20
    Des cadeaux aux plus riches
    Les immensément riches ne paient pas suffisamment d’impôts et, en plus, ces accords de libre-échange (AECG) qui auront comme effet de soumettre à la privatisation divers services publics - qui ont vu le jour en raison des taxes et impôts payés essentiellement par les citoyens de la classe moyenne depuis des décennies - vont diminuer davantage la gamme de services offerts à la population, augmenter les inégalités sociales, alourdir le fardeau des classes moyennes et des plus pauvres par des tarifications privées (toujours à la hausse) et rendre les riches encore plus riches. Beau projet de société inéquitable en devenir! Dites-moi si le coût de votre loyer et des aliments demeurent stables, alors que les salaires ne bougent presque pas depuis au moins trente ans? Tout augmente: loyer, alimentation, transport, etc. alors que les salaires stagnent. Pendant ce temps les hauts dirigeants des banques et des grandes entreprises obtiennent des rémunérations de plusieurs millions.
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  • Robert Laroche - Abonné
    9 février 2012 11 h 40
    Au service de qui sont les négociateurs
    Il est difficile d'avoir des informations précises sur ce qui est en jeu dans toutes ces négociations. Que doit-on faire pour s'assurer que quelques négociateurs soient dédiés à l'équité sociale plutôt qu'aux intérêts des oligarques ?
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  • Jean-Pierre Roy - Abonné
    10 février 2012 22 h 58
    L'obsession des pleutres
    Je viens de lire, un peu en retard l'article de M.Desrosiers et les commentaires qui suivent.

    Je n’ai pu m’empêcher de m’esclaffer en lisant certains des commentaires . Tout y passe : de Paul Desmarais prêt à profiter de la privatisation de la santé, à l’acoquinement possible entre Stephen Harper et Jean Charest, l’appétit insatiable des oligarques, les cadeaux aux riches. Ma réaction est plutôt : j’espère qu’ils ont raison de «paranoïer ». Que la participation du privé s’installe au plus vite dans la santé pour qu’on puisse sortir du marasme actuel et bénéficier d’approches diférentes et innovatrices!
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