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    De Montréal à Shanghai, mais en passant par Toronto et Vancouver...

    Le projet de liaison aérienne directe entre Montréal et une ville chinoise bat de l'aile.


    Air Canada, sur laquelle Aéroports de Montréal (ADM) fonde beaucoup d'espoirs pour assurer une telle liaison, écarte l'idée. «Au départ de Montréal, il n'y a pas de vol direct de prévu», a indiqué la porte-parole de la compagnie aérienne, Isabelle Arthur. «Pour le moment», a-t-elle ajouté.

    La Chine est actuellement desservie par les avions d'Air Canada, mais ses avions se posent dans les aéroports de Toronto et de Vancouver. «Ce sont des correspondances qui se font très bien», a fait valoir Mme Arthur.

    L'objectif


    L'ambassadeur chinois au Canada, Zhang Junsai, s'est fixé l'objectif d'établir une liaison aérienne directe entre les métropoles québécoise et chinoise, Montréal et Shanghai, avant la fin de son mandat, avait-il annoncé lors de sa première sortie officielle en janvier 2011. Le représentant chinois est toutefois resté silencieux quant à l'état du dossier lors de son allocution devant le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM) mercredi dernier.

    «On est en train de faire des recherches de faisabilité, mais on doit attendre», a en revanche fait savoir la consule générale de Chine à Montréal, Jiangping Zhao.

    ADM ne jette pas pour autant l'éponge. Quelque 400 Montréalais doivent transiter chaque jour dans une autre ville pour aller en Asie, dont 150 en Chine, martelait la vice-présidente aux affaires publiques d'ADM, Christiane Beaulieu.

    «Les études qu'on a faites démontrent qu'il y a beaucoup de monde au quotidien qui va en Asie, en Chine. [...] Shanghai et Beijing sont toujours dans notre ligne de mire», a-t-elle déclaré.

    En marge de ses négociations avec Air Canada, ADM, qui mise notamment sur de «très bons tarifs» pour inciter les compagnies aériennes à poser leurs appareils à Montréal, «a parlé à plusieurs transporteurs asiatiques», a indiqué Mme Beaulieu avant de préciser: «discussions, c'est un grand mot».

    Des doutes

    Le président du bureau montréalais du Conseil commercial Canada-Chine, Douglas Robertson, n'est pas convaincu de la viabilité économique du projet. «Il n'y a pas de vol direct de Montréal. Je ne crois pas qu'on va voir cela changer, pas dans un avenir proche. Il faut avoir une réalité économique pour justifier beaucoup plus de visiteurs en un sens ou l'autre pour supporter les liaisons aériennes», a souligné l'avocat associé de la firme Heenan Blaikie.

    En revanche, le président du Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ), Winston Chan, estime qu'une liaison aérienne directe Montréal-Chine est «cruciale». «Les entrepreneurs vont développer des affaires plus facilement puisqu'en Chine, la relation personnelle, c'est le fondement d'une bonne relation d'affaires.»

    Tourisme Montréal estime pour sa part qu'une liaison aérienne directe aurait un impact considérable sur le nombre de visiteurs chinois. Quelque 32 000 touristes chinois ont séjourné au Québec en 2010, année où le Canada est devenu une destination approuvée, soit 15 000 de plus qu'en 2009. D'ici 2020, l'empire du Millieu comptera 100 millions de voyageurs internationaux, selon les projections de l'Organisation mondiale du tourisme.
     
     
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