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Sables bitumineux - Ottawa juge «fantastique» l'idée de faire couler le pétrole vers le Québec et les États-Unis

Joe Oliver: «Il y a eu des discussions dans le secteur privé à propos des possibilités de faire voyager du pétrole vers l’est du pays.»<br />
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Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Joe Oliver: «Il y a eu des discussions dans le secteur privé à propos des possibilités de faire voyager du pétrole vers l’est du pays.»

Le ministre canadien des Ressources naturelles estime qu'il serait tout simplement «fantastique» d'utiliser le réseau de pipelines qui voyage sur des centaines de kilomètres en sol québécois pour exporter du pétrole tiré des sables bitumineux vers les États-Unis. Cette idée intéresse d'ailleurs des pétrolières très présentes en Alberta et qui ont déjà entrepris les étapes préliminaires à la réalisation de ce projet décrié par les groupes écologistes.

Avec le projet de pipeline Keystone XL entre parenthèses pour au moins un an et un projet dans l'Ouest canadien qui risque d'être retardé en raison de longues démarches d'approbation, la voie du Québec apparaît en effet de plus en plus plausible. Pour y parvenir, il faudrait faire voyager le pétrole brut de l'Alberta vers Sarnia, dans le sud de l'Ontario, avant de le diriger vers Montréal, puis enfin vers Portland, dans le Maine. Cette option impliquerait d'utiliser l'oléoduc qui part de Montréal et qui traverse le sud du Québec, en passant par Dunham. Tous les tronçons nécessaires existent déjà. Ce projet est connu sous le nom de Trailbreaker.

Le ministre Joe Oliver a salué cette idée hier lors d'un bref passage à Montréal. «Ce pourrait être une excellente occasion. Ce serait fantastique», a-t-il répondu à une question du Devoir. «Je sais bien que vous avez déjà» une infrastructure en place. Le ministre conservateur a dit du même souffle que cette option est sur la table. «Il y a eu des discussions dans le secteur privé à propos des possibilités de faire voyager du pétrole vers l'est du pays.»

M. Oliver a aussi pris soin de préciser que le gouvernement fédéral ne s'immiscerait pas dans le choix de la route à emprunter pour exporter une production d'énergie fossile en pleine croissance. «Nous ne favorisons pas une route plutôt qu'une autre. Nous ne déterminons pas où le pipeline doit être construit, pas plus que l'endroit où les raffineries sont construites. Nous sommes dans une économie de marché.»

Justement, le secteur privé a déjà clairement manifesté son intérêt pour le tracé qui passe par le Québec. Suncor — propriétaire de la seule raffinerie montréalaise et gros joueur dans l'exploitation des sables bitumineux — a fait valoir en juin dernier qu'elle aimerait un jour faire couler son pétrole de l'ouest vers l'est du Canada. Suncor est également l'unique utilisateur de l'oléoduc qui amène du brut de Portland à Montréal. Montréal Pipe-Lines, qui gère ce tronçon, est présentement devant la Cour du Québec afin d'obtenir l'autorisation de construire une station de pompage à Dunham, ce qui permettrait de faire couler le pétrole brut de Montréal vers Portland.

Selon Jean-Thomas Bernard, professeur au Département de science économique de l'Université d'Ottawa, l'idée fait clairement son chemin. «Oui, il y aura de l'opposition, mais je crois que le projet a de bonnes chances de se réaliser, parce que les infrastructures sont déjà construites. Avec des ajustements mineurs, on pourrait le concrétiser», expliquait-il récemment au Devoir.

Il faut exporter


Et l'objectif d'Ottawa demeure: il faut absolument diversifier les exportations canadiennes d'or noir. Surtout que la production des sables bitumineux devrait passer de 1,5 million de barils par jour à 3,5 millions de barils d'ici 10 ans. Au total, les réserves actuelles sont évaluées à 170 milliards de barils. Les États-Unis demeurent, pour le moment, un partenaire de choix. Mais le géant chinois, avide de pétrole pour soutenir sa croissance, attire de plus en plus l'attention des multinationales de l'énergie fossile implantées au Canada. D'où le projet Northern Gateway, qui permettrait de rejoindre le Pacifique et ainsi le marché asiatique.

Or, pour le moment, les conservateurs peinent à faire progresser les deux projets qu'ils chérissent. Mais M. Oliver a dit demeurer confiant. «Je ne peux pas commenter le projet de Northern Gateway, parce qu'il est en cours d'évaluation. Quant au projet Keystone XL, il a été approuvé au Canada et par plusieurs instances aux États-Unis, mais il n'a pas reçu l'approbation présidentielle. Nous espérons qu'il recevra cette approbation.»

Le ministre a également réitéré sa volonté de raccourcir les audiences publiques afin d'accélérer l'approbation de projets. C'est un des principaux éléments qui inquiètent les groupes écologistes, notamment dans le cas où les pétrolières décideraient de passer par le sud du Québec.

Selon Steven Guilbeault, porte-parole d'Équiterre, les pipelines enfouis dans le sol québécois présentent par ailleurs des risques certains de fiabilité. «On parle d'utiliser un oléoduc qui est âgé; il faudra augmenter la pression dans le tuyau pour transporter le pétrole des sables bitumineux, sans oublier qu'il faut inverser le flux. Je trouve ça inquiétant, surtout que tout cela se passe alors que le gouvernement fédéral a commencé un travail de démantèlement des outils de consultations publiques sur de tels enjeux.»
Joe Oliver: «Il y a eu des discussions dans le secteur privé à propos des possibilités de faire voyager du pétrole vers l’est du pays.»<br />
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  • Danielle D - Inscrite
    2 février 2012 02 h 06
    Charest n'était'il pas avec Harper pour une rencontre internationnal?En Europe?
    Quand cul et chemise se retrouvent il est aisé d'habiller sa complicité et d'échanger les cartes que l'on cache dans ses poches par des avantages opportuniste...
    US a dit NON et Harper veux contraindre les Québécois,Charest est en mode opportuniste qu'il préparait a nos frais depuis des années.
    Il se magouille quelque chose et mes prédictions sont en train de se réaliser...

    Vite vite il faut allumer parce que l'étau Plan-Nord se ressère et l'armé Harper se densifie...
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  • Steve Dubois - Abonné
    2 février 2012 06 h 10
    "toxic sludge is good for you"
    en cas d'incident, de toute façon, le pétrole c'est bon pour la fertilité des sols, la preuve: les engrais chimiques en contiennent, lol;
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  • Nasboum - Abonné
    2 février 2012 06 h 12
    Dunham
    Et qu'est-ce qui lui fait croire que les gens de la région de Dunham voire du Québec ne vont pas se lever contre du pétrole bitumineux dans leurs pipelines? Ce ne sera pas aussi facile. De toutes façons, s'ils veulent diversifier vers l'Asie, ils s'y prennent mal...
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  • romane - Inscrit
    2 février 2012 07 h 50
    Le tuyau Montréal-Portland est une vielle minoune.
    Alors qu'on veut retirer les minounes de la route pour notre sécurité, on crois pouvoir nous faire avaler que ce tronçons vieux de 60 ans qui traverse la réserve naturelle des Mont Sutton peut être sécuritaire advenant une hausse de pression. BULLSHITE
    La seule possibilitée acceptable seras l'instalation d'un nouveau tuyau.
    Des pinnottes pour une industrie qui pouras se vanter ainsi d'avoir créer des emplois et considéré l'environement.
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  • France Marcotte - Abonnée
    2 février 2012 08 h 55
    Peur
    Des décisions si graves prises ainsi à la légère, en regardant une carte qui semble hospitalière, comme des petits Napoléon dominant le monde.

    J'en tremble mais que leur chaut?

    La physionomie seule de ce ministre me donne la chair de poule. Lui, décidant pour moi? Il parle en ne bougeant que les lèvres par souci d'économie? Et plein de généraux comme lui décident présentement de mon avenir?

    Au secours!
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  • dojinho - Inscrit
    2 février 2012 09 h 02
    Du ca$h ou de l'air?!?
    Il est épeurant de songer qu'un baril de pétrole "sale" (i.e. produit des sables bitumineux) génère environ 100 kg de CO2. Les 170 milliards de barils que les compagnies pétrolières et leur porte-parole du gouvernement Harper veulent mettre à l'air libre pour leur profit personnel et au détriment du reste de la planète dont ils n'ont rien à foutre ajouteraient donc 17 000 000 000 000 kg de CO2 dans l'atmosphère, en plus de détruire une partie de la forêt boréale qui aiderait à absorber ce carbone excédentaire.

    Jusqu'où la bêti$e humaine et l'appât du gain vont-il$ nou$ emmener?
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  • jean-claude Vincent - Abonné
    2 février 2012 09 h 09
    Le rraffinage.
    Le gouvernement du Québec devrait poser une condition préalable pour accepter que le pétrole albertain emprunte ce chemin . Qu'il soit raffiné au Québec avant d'être exporté !
    Ça compenserait un peu pour tous les emplois perdus au Québec dans le secteur manufacturier à cause du dollar canadien dopé au pétrole bitumineux,
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  • AML - Inscrit
    2 février 2012 09 h 47
    une autre raison de se soulever...
    Décidemment, ce ne sont pas les raisons de se soulever qui manquent dans notre beau pays ;)
    Des gaz de schiste au pipeline Keystone XL en passant par ces supers compteurs intelligents... Tellement de raisons de se soulever que cela crée un énorme sentiment d'impuissance... jusqu'à ce qu'on en ait vraiment assez... bien hâte que ce jour arrive...
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  • MJ - Inscrite
    2 février 2012 09 h 52
    “Fantastique!” comme potentiel de polluer notre environnement - Encore des énergies fossiles en territoire québécois!
    Le Québec est devenu le roi de la passoire pétrolière, gazière et minière. “Laissez-faire et laissez-passer!”, entonnent en choeur le gouvernement libéral de Charest, les pétrolières dont Suncor, déjà utilisatrice du pipeline Portland-Montréal, et Montréal Pipelines, gestionnaire de ce tronçon. Et le gouvernement conservateur qui tente de nous passer un autre sapin, mine de rien! Comment? En s’empressant de régler ce dossier en démantelant les outils de consultations publiques sur ces enjeux, d’après Steven Guilbault d’Equiterre.

    Le passage d’un oléoduc souterrain - de Montréal jusque dans le sud du Québec, en passant par Dunham jusqu’à Portland dans le Maine - s’effectuerait en vertu de quelle entente publique-privée? Des infrastructures déjà existantes (voir le projet Trailbreaker) dont un pipeline ou un oléoduc vieux de combien d’années? Qui parcourrait des centaines de kilomètres au Québec, mais dans quel état se trouve-t-il? Pas très rassurant! Il y a déjà eu des accidents écologiques (fuites de pétrole dans la nature) suite à des bris d’oléoduc dans l’Ouest canadien et ailleurs.

    Quand on entend que l’Alberta, la province où Stephen Harper s’est fait élire (la circonscription de Calgary), continuera pendant au moins une décennie la méga exploitation de ses sables bitumineux et qu’elle prévoit en produire de 1,5 millions maintenant jusqu'à 3,5 millions de barils de pétrole par jour d’ici 10 ans, on comprend alors pourquoi Harper a dit non au Protocole de kyoto. Pas étonnant que l'Alberta cherche des débouchés pour l’exportation de sa surproduction de pétrole sale car elle ne sait plus où l'entreposer. Pas demain que cette province développera des énergies vertes et renouvelables!
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  • MJ - Inscrite
    2 février 2012 09 h 56
    “Fantastique!” comme potentiel de pollution
    Le Québec est déjà suffisamment assujetti aux minières, gazières et pétrolières sur son territoire grâce au “bon patronage” du gouvernement libéral de Charest avec la Loi sur les Mines qui accorde toujours des droits exorbitants aux entreprises qui exploitent le sous-sol québécois. A-t-on besoin de ce projet d’oléoduc pétrolier souterrain pour accommoder l’Alberta déjà assez riche de ses sources d’énergie polluantes, ce qui impliquerait que les Québécois soient exposés à des risques supplémentaires pour leur écosystème, leurs terres agricoles, leur eau potable, etc. ?

    Le président Obama a apposé son droit de veto pour une période d’un an au moins sur le projet du pipeline Keystone XL (pour extra-large?) qui devait traverser quelques Etats américains dont des zones naturelles protégées. Les populations se sont mobilisées contre la construction dun tel oléoduc pétrolier, les risques de fuites de pétrole étant toujours présents. Les Etatsuniens ont eu leur part de catastrophe environnementale avec l’explosion de la plateforme de forage de BP dans le golfe du Mexique, qu’ils ont gardé profondément en mémoire.
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  • Roland Berger - Abonné
    2 février 2012 10 h 36
    Vus de l'Ouest
    Vus par les conservateurs de l'Ouest, les risques de catastrophe en Ontario et au Québec sont minimes, voire ridicules.
    Roland Berger
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  • Delphine Noreau - Inscrit
    2 février 2012 11 h 06
    Chirurgie
    @France Marcotte,vous avez entièrement raison quant à la physionomie du ministre elle est inquiétante.Une petite chirurgie pourrait lui être bénéfique.
    Genre une lobotomie.
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    2 février 2012 11 h 49
    Se soulever?
    Pourquoi se soulever? Nous vivons en démocratie et il suffit de voter pour un parti soucieux des intérêts de la population.
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  • hugues2 hugues2 - Inscrit
    2 février 2012 12 h 06
    Voter
    Quant on votre contre Harper l'ouest vote pour lui, et la division du vote de gauche fait le reste.

    Deux solitudes que ce pays, seule option, la souveraineté de ce territoire et après la négociation pour un passage sur notre territoire ou l'interdiction de passage à ce pétrole sale, là on ne peut pas trop s'y opposer à moins que les citoyens le fasse...
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  • Jean-Michel Picard - Inscrit
    2 février 2012 12 h 20
    Se soulever ?
    On a ce que l'on mérite : les Canadiens ont voté pour Harper, alors ils pensent comme Harper. C'est la triste vérité. Par exemple, tous mes collègues se plaignent du manque de service dans leur école et de leurs salaires trop faibles : je leur dis de voter pour un parti qui se soucie des gens et non de l'argent. Alors mes collègues se mettent à rigoler et me disent que je mélange politique et éducation. Mais ils sont idiots ou quoi ? Qui, en 2012, ignore encore que politique, éducation, environnement et économie font partie du dessein politique des partis ?

    La réponse : il semble qu'une immense majorité du monde l'ignore. Quel société...
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  • camelot - Inscrit
    2 février 2012 12 h 30
    Non
    Il serait trop facile d'entacher notre bilan environnemental avec du pétrole sale transitant par le Québec. Tous savent que le Québec fait figure de modèle en ce domaine. C'est bien là le but caché de cette opération médiatique. Ils nous prennent pour des valises ces connards.
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  • Jean-René Moisan - Abonné
    2 février 2012 12 h 41
    Qu'est-ce qui urge?
    «Le ministre a également réitéré sa volonté de raccourcir les audiences publiques afin d'accélérer l'approbation de projets.»

    Pourquoi vouloir accélérer le processus d'évaluation environnemental? Le cash peut bien attendre un peu. L'environnement, lui, pourrait être affecté en permanence par une dérape de ce système de pipeline bien moins sûr qu'on voudrait nous faire croire. L'empressement de ce gouvernement à passer en vitesse supérieur des projets chers à ses amis pétrolier, mais aussi en ce qui a trait à voter des projets de loi en 5e vitesse, nous donne une perspective effrayante de l'avenir...

    Et dire qu'on est encore au tout début de leur mandat. Espérons que les canadiens finissent par se réveiller et comprennent pour qui et quoi ils ont voté. Pour ma part, j'espère surtout que les québécois s'éveilleront...
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  • Robert Devault - Abonné
    2 février 2012 13 h 02
    Allô Charest !
    Y a t'il lien avec le PLANNORD !
    Ben voyons donc ! Que certains ont l'esprit mal tourné,hin Jean !!!
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  • Cover3 - Inscrit
    2 février 2012 13 h 08
    Pipelines
    Est-ce que vous réalizez que les pipelines sont la facon la plus sécuritaire possible... on est très loin d'une chaine de puits de pétroles plantés au beau milieu du fleuve.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    2 février 2012 14 h 47
    On oublie que ce trajet est déjà emprunté pour du brut venant de Portland...
    Il suffit de poser un 2e oléoduc sur le même site qui est fait pour ce dédoublement, pour ne pas devoir demander de permission à personne...

    Voir un oléoduc ou des milliers de camions sur nos routes, je préfère l'oléoduc qui est plus surveiller...
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  • frabol - Inscrit
    2 février 2012 15 h 18
    Découragé...
    Vous devriez tous lire le papier ce matin de Nathalie Elgrably-Levy dans le Journal de Mtl ou de Québec..Vous allez voir que l'on est pas sorti du bois avec toutes ces idioties et têtes grises à la Joe Oliver..C'est franchement décourageant..( Sans oublier l'ineffable Jacques Brassard qui sévit de temps à autres dans ce foutue journal..)
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  • P. T.Simard - Inscrit
    2 février 2012 17 h 56
    « Nous sommes dans une économie de marché. »
    C'est clair, non ?

    Rien à voir avec le développement d'une société intellectuel. Rien à voir non plus avec la démocratie, ni l'environnement. On parle de pétrole, de consommation d'énergie par étalement urbain, et de marchés mondiaux.

    Sun Company Inc. s'établie au Canada, à Montréal, en 1917, nous apprend son site web. Ce sont eux les premiers qui ont fait du pétrole bitumineux, en suivant les recettes du Dr. Clark. 1963, Suncor finance un gros coup «It was the largest, single private investment in the country at that time. » (http://www.suncor.com/en/about/744.aspx). Darwin W. Ferguson est président de la Cie à l'époque.

    En 1967, la première usine de «crude oil» à Fort McMurray;« On opening day, Alberta Premier Ernest Manning said, "This is a red letter day, not only for Canada but for all North America. No other event in Canada's centennial year is more important or significant." »

    «Les temps sont durs dans les années 80. The Canadian federal government announces the controversial National Energy Program to increase Canadian control and ownership of the energy industry. Ceci affecte les compagnie d'huile en Alberta à lors qu'il y a beaucoup de compagnie qui quittent la province.» Suncor prend maintenant toute la place.

    1981, «Suncor celebrates 200 millionth barrel of oil flowing down the pipeline.» En 1985, le gouvernement dérégule le prix du pétrole et laisse les compagnies vendre à la valeur du marché.

    2005; 260 000 barils par jour. 2009; Petro-Canada est avalé et Suncor devient le géant du Pétrole au Canéda et le cinquième en importance en Amérique du Nord.

    Quant à L'Honorable Joe Fondation-de-recherche-de-l’Institut-canadien-des-valeurs-mobilières Oliver, Ministre des Ressources Naturelles, on repassera pour le développement immobilier en banlieue.

    Contres ? Faces à un empire. You better learn soon to hear when they speak white.
    P.T.Simard
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  • Obervateur - Inscrit
    2 février 2012 21 h 12
    Pétrole à rabai$
    Le projet Keystone XL permettait aux monopoles pétroliers de l'Alberta de vendre leur surplus de pétrole, eh oui leur surplus, à 30% de rabais aux USA.

    Il semble que la célèbre ligne Borden (Québec doit importé son pétrole d'ailleurs: Moyen-Orient, Mer du Nord, etc. et non de l'ouest) existe toujours et ce à grand frais. A 30% de rabais du prix nord américain (WTI: Western Texas Intermediate) et non du Brent (Mer du Nord), les monopoles pétroliers de l'Alberta et leur maître-d'oeuvre Harper
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  • Gilles Théberge - Abonné
    2 février 2012 23 h 39
    Ce qui nous attend est bien pire
    Cette histoire de pétrole, c'est de la petite bière à côté de ce qui s'en vient selon certains documents.

    http://www.rqic.alternatives.ca/RQIC-fr.htm

    De belles ententes, gracieusetées de notre ex premier ministre. Un vrai provincial qui a toujours eu un faible pour Ottawa.
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  • Nimporte quoi - Inscrit
    3 février 2012 10 h 21
    Héhé
    Ben voyons, et on tombe des nues!

    Regardez Montréal!
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  •  
  • stephane dupras - Inscrit
    4 février 2012 19 h 02
    wow les moteurs...
    Avant de se lancer dans cette course effréné vers toujours plus de pétrole, on devrait mettre en place une fiscalité vigoureuse qui nous pousse vers moins de pétrole. Après comme ils disent à la CAQ «on verra».
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  •  
  • green e-motion - Inscrit
    13 février 2012 09 h 01
    chouette...
    Ce qui serait bien fantastique encore, serait de pouvoir mettre toutes ces ordures formatées en mode XXème dans le pipeline en question : de cette façon-là, on n'en entendrait plus parler, ça ferait de la place pour les jeunes talents capables d'offrir un avenir meilleur à notre belle province.
    Quelle triste époque on vit.
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  •  
  • Larocque 68 - Inscrit
    15 février 2012 09 h 59
    PÉTROLE CANADIEN POURQUOI PAS/PLUSIEURS OPTIONS DE TRANSPORTATIONS
    Les intérêts pour augmenter les livraisons du pétrole Canadien au sud sont retardés par des pouvoirs d'états. Indiquer que c'est seulement les forces du marché qui déterminent les relations énergiques n'est que des logiques que personne ne croit.
    Le pétrole Canadien se doit de servir premièrement son pays et ensuite être exporté préférablement aux pays amis.
    Les optons de transportation sont plusieurs et avec prévoyances sécuritaires.
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