Lettres - Les idées reçues
Il est plutôt comique d'entendre ce bon vieux discours «néolibéral» en économie auquel on nous a habitués depuis 30 ans se parer d'un petit air révolutionnaire. En effet, dans l'article du Devoir «L'art de "taxer intelligemment"», paru dans l'édition du 30 janvier 2012, l'économiste de Sherbrooke Luc Godbout est devenu un pourfendeur des idées reçues... en se faisant défenseur d'idées reçues sur la fiscalité. L'expression «enfoncer des portes ouvertes» s'applique bien ici, car il n'y a rien de révolutionnaire à répéter ce que d'autres avant lui (comme l'Institut économique de Montréal pour prendre un exemple québécois) nous répètent depuis trop longtemps.
Si Luc Godbout croit aux vertus des taxes (ayant un caractère individuel) plutôt qu'à celles des impôts (nous rappelant la dimension collective du vivre-ensemble), je lui suggère la taxation des transactions financières comme le recommande le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, dans son article du New York Times «Things to Tax» du 27 novembre 2011. D'ailleurs, dans cet article, quand Paul Krugman propose une hausse des impôts personnels des plus riches, il se fait réellement pourfendeur des idées reçues sur la taxation que répandent des économistes comme Luc Godbout.
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David Sanschagrin, le 30 janvier 2012
Si Luc Godbout croit aux vertus des taxes (ayant un caractère individuel) plutôt qu'à celles des impôts (nous rappelant la dimension collective du vivre-ensemble), je lui suggère la taxation des transactions financières comme le recommande le Prix Nobel d'économie Paul Krugman, dans son article du New York Times «Things to Tax» du 27 novembre 2011. D'ailleurs, dans cet article, quand Paul Krugman propose une hausse des impôts personnels des plus riches, il se fait réellement pourfendeur des idées reçues sur la taxation que répandent des économistes comme Luc Godbout.
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David Sanschagrin, le 30 janvier 2012








