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    La grogne populaire a raison d'Osisko

    La minière canadienne suspend son projet Famatina, en Argentine

    1 février 2012 |Agence France-Presse (photo) - Agence France-Presse | Actualités économiques
    La société minière canadienne Osisko a décidé de suspendre un projet d'exploration minière en Argentine devant la contestation de la population locale, indiquant que les travaux ne reprendraient pas sans «acceptabilité sociale».

    Cette décision fait suite à l'annonce vendredi par le gouvernement de la province argentine de La Rioja qu'il reportait le début des travaux préliminaires en vue de l'ouverture d'une mine d'or dans la région de Famatina, en raison de protestations des habitants et d'associations écologistes. Un accord de partenariat conclu l'été dernier entre Osisko et la société minière du gouvernement de cette province (EMSE) stipule que cette dernière est responsable de l'obtention de «tous les permis requis» pour le projet.

    Osisko a prévu de consacrer 10 millions de dollars cette année à la réalisation d'études sur le terrain pour mesurer l'impact de son projet sur l'environnement, mais des protestataires bloquent l'accès au site depuis le 2 janvier, a indiqué la société dans un communiqué.

    Des habitants de la région veulent que les autorités de la province annulent le contrat conclu avec Osisko, à laquelle ils prêtent l'intention de vouloir ouvrir une mine à ciel ouvert sur le mont General Belgrano, ce que réfute cette dernière en protestant «contre ce qui a été faussement présenté comme le mégaprojet minier Famatina».

    «En fait, le développement d'une mine demeure hautement hypothétique, puisqu'on en sait très peu sur la quantité, la qualité et la localisation des ressources minérales qui pourraient exister sur la propriété du projet Famatina», a ajouté Osisko. Osisko conclut que «s'il n'y a pas d'acceptabilité sociale pour l'exploration et le développement dans la région du projet Famatina, aucun travail ne sera effectué par MEP (Minera El Portal S.A.)», sa filiale locale.

    Roumanie

    En Roumanie, des militants de Greenpeace ont pénétré hier dans le bureau du ministre roumain de l'Environnement, où deux d'entre eux se sont enchaînés à un radiateur, pour protester contre un autre projet canadien controversé d'exploitation minière en Transylvanie.

    Une trentaine de manifestants sont entrés dans le bâtiment du ministère hier matin, réclamant des réponses sur le projet de mine d'or de la compagnie canadienne Rosia Montana Gold, a expliqué le ministre de l'Environnement Laszlo Borbely. Le projet est jugé dangereux par ses détracteurs, car on prévoit utiliser du cyanure. M. Borbely a assuré qu'il ne l'autoriserait pas s'il représentait un danger pour l'environnement.

    Le président roumain, Traian Basescu, un partisan du projet, a déclaré hier que la mine permettrait de créer des emplois. Selon Rosia Montana, le site, qui recèlerait 300 tonnes d'or et 1600 tonnes d'argent, pourrait faire travailler 880 personnes.

    En Hongrie, des militants de Greenpeace ont déposé un cercueil rempli de poissons morts devant les grilles de l'ambassade de Roumanie à Budapest pour protester contre le projet minier. Cette action visait à marquer le 12e anniversaire d'un déversement accidentel de cyanure dans une mine d'or de la ville roumaine de Baia Mare, qui avait provoqué la mort d'une grande quantité de poissons et d'autres espèces dans des rivières hongroises.

    ***

    Avec l'Associated Press
     
     
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