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Exploration pétrolière et gazière - Shell investira 1 milliard au large de la Nouvelle-Écosse

La multinationale Shell vient de mettre la main sur des permis d'exploration pétrolière maritime situés au sud-ouest des côtes de la Nouvelle-Écosse, dans un secteur de grande biodiversité et fréquenté par plusieurs espèces en péril. Le gouvernement conservateur s'est réjoui de la décision de la pétrolière de consacrer près de 1 milliard de dollars pour la recherche d'énergie fossile en eaux profondes.

Le géant de l'or noir, qui détient maintenant les droits exclusifs d'exploration pour quatre vastes zones situées à l'est de la baie de Fundy, dans le secteur fragile du plateau néo-écossais, espère injecter 970 millions de dollars d'ici six ans pour tenter de trouver un gisement pétrolier exploitable. Mais selon des données préliminaires, les ressources contenues dans les fonds pourraient s'élever à plus de huit milliards de barils de pétrole. Au prix actuel de l'or noir, soit près de 100 $, on parle d'une valeur brute de 800 milliards de dollars. Il faut ajouter à cela des réserves gazières estimées à près de 120 000 milliards de pieds cubes.

Shell a obtenu les permis parce qu'elle s'est engagée à investir plus d'argent que les autres pétrolières qui ont répondu à l'appel lancé par le gouvernement néo-écossais. Dès 2013, Shell devrait donc mener des tests de relevés sismiques, une activité industrielle dont on ignore les impacts environnementaux. L'objectif de ces travaux est de déterminer où seront forés les premiers puits en 2014.

Ce n'est pas la première fois que les gros joueurs du secteur des hydrocarbures s'intéressent aux fonds marins dans cette région du Canada. ExxonMobil développe d'ailleurs un projet d'exploitation gazière aux environs de l'île de Sable et un autre projet gazier devrait débuter l'année prochaine. Mais au fil des ans, les différents travaux d'exploration pétrolière se sont avérés infructueux, malgré des dizaines de millions de dollars d'investissements.

Souhaitant attirer davantage d'entreprises spécialisées dans la commercialisation des énergies fossiles, le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a donc investi, depuis trois ans, 15 millions de dollars de fonds publics pour produire une étude de 350 pages qui précise le potentiel en ressources fossiles extracôtières de la province. Le premier ministre néo-écossais, Darrell Dexter, s'est réjoui des intentions de Shell en disant que la multinationale a un «excellent» bilan en matière environnementale. Ottawa a également salué cette annonce.

Cette victoire de Shell pourrait toutefois poser des risques environnementaux majeurs. Le secteur est caractérisé par une riche biodiversité. Le gouvernement canadien prévoyait encore récemment établir une zone de protection marine un peu à l'est de la zone qui sera soumise à des activités d'exploration pétrolière.

Tout ce secteur, mais aussi sa périphérie, constitue un couloir de migration des poissons et des mammifères marins qui transitent par le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent. On y retrouve des poissons-fourrage comme le hareng et le maquereau, mais aussi le thon rouge. Plusieurs espèces de cétacés fréquentent les eaux au sud de la Nouvelle-Écosse, dont le rorqual bleu, la baleine à bosses ou la baleine franche. Toutes ces espèces sont menacées de disparition, selon la législation canadienne. Ottawa a donc l'obligation légale de protéger l'habitat «sensible» de celles-ci.

Cette zone maritime est en outre un habitat important pour de nombreuses autres espèces de poissons de fond, dont beaucoup font l'objet d'une pêche commerciale. La zone d'intérêt est également une aire d'alimentation estivale essentielle à la tortue luth, qui est une espèce en voie de disparition. Selon un comité sénatorial, le Canada n'a pas de capacité d'intervention suffisante en cas de marée noire.
 
 
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    21 janvier 2012 11 h 08
    La nature bucolique et vierge
    Le Québec regarde le train passer.
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  • Bouchez Jérémy - Inscrit
    21 janvier 2012 12 h 02
    Notre drogue nommée pétrole
    Terrible ce qu'il est entrain de se passer dans et autour du golfe du Saint-Laurent. Ce qui m'inquiète le plus, c'est la passivité et la résignation des citoyens. Les pétrolières vont tout détruire. Nous DEVONS cesser de chercher a extraire les derniers milliards de barils présents sur le planète. Nous DEVONS arrêter de nous droguer. Agir, voila le maître mot. Ça commence par apporter votre soutien à la CoalitionSaint-Laurent. http://www.coalitionsaintlaurent.ca/
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  • Daniel Berube - Abonné
    21 janvier 2012 13 h 32
    @ Bouchez Jérémy
    Le hic, c'est que pour plusieurs avec problème de ''drogue'', ils ou elles sont 100% d'accord avec l'idée d'arrêter... mais seulement quand il n'y en aura plus...
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  • camelot - Inscrit
    21 janvier 2012 13 h 50
    Adieu plages vacances et tourisme
    Tout ce tapage pour faire miroiter des créations d'emplois minimaux. La Nouvelle-Écosse va payer cher en services sociaux, en santé et tourisme cet envahissement. Rappelons-nous ce mauvais citoyen corporatif qu'est Shell. Ils osent investir un milliar en Nouvelle-Écosse alors qu'ils ont fermé la raffinerie de l'est de Montréal, qu'ils auraient pu moderniser et sauver les dits emplois. Dégoûtant.
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  • Anita rodrigue - Inscrit
    21 janvier 2012 13 h 57
    Il faut sensibiliser les citoyens des conséquences de l'implantation de ces industries
    Sensibiliser les citoyens par des conférences, allez cogné aux portes, unissez-vous en vous regroupent, car l'union fait la force!
    Où est la sécurité publique? Car toutes ces industries vont causer des dommages irréversibles sur l'environnement c’est certain et après il sera trop tard!
    On dirait que le ministre de l'Environnement travaille pour l'industrie!
    Trouvons d'autre moyen de faire du carburant on le sait qu'il en existe d'autre cela créerait aussi des emplois, mais qui ne serait pas dangereux pour l'environnement et pour les futures générations.
    On vote pour ces personnes et après il n'écoutent pas ce que l'on veut!
    On veut du travail, mais proprement pour l'environnement, il me semble que ce n'est pas compliqué à comprendre. Mais il aiment mieux se remplir les poches sans se préoccuper de l'environnement! mais l'environnement ces nous!
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  • Bernard Breton - Inscrit
    22 janvier 2012 21 h 36
    Il faut développer la voiture électrique avec le moteur roue d'hydro-Québec
    Pourquoi ne pas investire dans le développement de moteur roue en différente grosseur pour une diversité de véhicule récréatif qui doivent être développer en régions afin de diminuer l'affluence des grandes villes et par le fait même auguementer la masse salariale dans les régions tout les pièces des différents modèles de véhicule routier et hors route peuvent être fabriquer en banlieu et assembler dans les grandes villes qui sont près des quai pour une exportation outremer.Tout ça est possible si nos gouvernements force la main à notre société d'état et à nos complice du développement et j'ai nommé la CSN et la FTQ qui par le biais de nos gouvernement ont des crédit d'impot supérieure affin d'investire dans des emplois au Québec! À quand le chef politique qui saura prendre les bonnes décisions pour l'avenir de son peuple et non de son parti!Un peuple en santé avec une économie qui roule ne veut pas dire appauvrire le plus petit pour enrichire les plus gros! Construction,Gaz de shiste,Mines,Électricité à rabais! Ouff je suis essoufflé mais connaissez-vous le vrai sens de notre devise ''Je me souviens que je suis né sous le lis et ai grandi sous la rose'' en gros pensé aux erreur passé pour se diriger vers le bon sens NON aux GES Kyoto c koi ça que les ados vont dire... Pensé y! Pour nous et les générations futur!
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