Lettres - Dans la mire des dieux
Manon Gingras - Saint-Ambroise-de-Kildare, le 11 janvier 2012
17 janvier 2012
Actualités économiques
La hausse du chômage n'est pas un si mauvais signe. Me voilà rassurée: les banquiers ne sont pas inquiets. Mon regard a rapidement glissé sur cette nouvelle en page B 3 du Devoir du 11 janvier. Puis, j'y suis revenue, choquée par la grossière désinvolture avec laquelle cette question est traitée.
Pour ces messieurs, dirigeants de banques qui continuent d'engranger des profits faramineux, le terme chômage est une donnée statistique, un mot sans âme qui ne devient concret qu'à partir du moment où il affecte la croissance globale, leurs profits, etc. De toute façon, leur vie privée est bien à l'abri des tracas et des angoisses engendrés par les pertes d'emplois. Et le chômeur? Connais pas. Pourtant, derrière chaque femme et chaque homme privés de travail qui viennent grossir les statistiques, il y a une histoire. On voit bien là comment l'économie, le dieu du XXIe siècle, fait peu de cas de ses créatures, les travailleurs en chair et en os, qui ne semblent exister que pour alimenter «la machine».
En ce début de 2012, donc, «en vérité, ils vous le disent, chômeurs et sans-emploi qui ne figurent plus dans les rapports statistiques, dormez en paix, car, même sans vous, le Québec et ses banques s'en sortiront victorieux».
***
Manon Gingras - Saint-Ambroise-de-Kildare, le 11 janvier 2012
Pour ces messieurs, dirigeants de banques qui continuent d'engranger des profits faramineux, le terme chômage est une donnée statistique, un mot sans âme qui ne devient concret qu'à partir du moment où il affecte la croissance globale, leurs profits, etc. De toute façon, leur vie privée est bien à l'abri des tracas et des angoisses engendrés par les pertes d'emplois. Et le chômeur? Connais pas. Pourtant, derrière chaque femme et chaque homme privés de travail qui viennent grossir les statistiques, il y a une histoire. On voit bien là comment l'économie, le dieu du XXIe siècle, fait peu de cas de ses créatures, les travailleurs en chair et en os, qui ne semblent exister que pour alimenter «la machine».
En ce début de 2012, donc, «en vérité, ils vous le disent, chômeurs et sans-emploi qui ne figurent plus dans les rapports statistiques, dormez en paix, car, même sans vous, le Québec et ses banques s'en sortiront victorieux».
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Manon Gingras - Saint-Ambroise-de-Kildare, le 11 janvier 2012
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