Lettres - Ces vautours de l'économie
En parcourant il y a quelques jours un site Internet d'actualité économique, mon attention a été attirée par la publicité d'une lettre financière qui offrait des moyens de tirer profit d'un éventuel effondrement de l'euro.
Je n'ai pas été plus loin, me doutant bien que cette entreprise proposerait, moyennant des frais d'abonnement, des stratégies de ventes à découvert ou d'options permettant effectivement de faire des profits intéressants si l'économie européenne s'écroulait ou, du moins, connaissait une sévère récession; le titre m'avait suffi. À mes yeux, il résumait bien les problèmes que nos économies rencontrent présentement et en identifiait du même coup la source.
Des gens perdent leur emploi, leur maison, d'autres voient leur salaire ou leur pension de retraite diminué, se retrouvent dans des situations précaires et doivent se débattre pour tenter de survivre face à des conditions de plus en plus difficiles. Pendant ce temps, insensibles à ces problèmes, des rapaces s'enrichissent en spéculant sur les mouvements des économies, sans se soucier que ces transactions amplifient les crises et aggravent les revers de millions de personnes. Les titres d'entreprises, les devises, les aliments, le pétrole, tout devient désormais objet de spéculation, dans un vaste jeu dont les perdants involontaires sont de plus en plus nombreux et les gagnants inversement plus rares.
Nous ne verrons pas de solutions économiques réelles et durables tant que nous permettrons de telles activités, que je considère comme inhumaines, et que nous tolérerons que des vautours se repaissent, souvent avec un froid cynisme, de la misère d'une portion importante et croissante de la population. Il nous faudra plus, beaucoup plus d'équité et de solidarité. S'il n'est pas trop tard pour faire des voeux, voila ce que je souhaite pour la nouvelle année.
***
Jean-François Boisvert - Montréal, le 11 janvier 2012
Je n'ai pas été plus loin, me doutant bien que cette entreprise proposerait, moyennant des frais d'abonnement, des stratégies de ventes à découvert ou d'options permettant effectivement de faire des profits intéressants si l'économie européenne s'écroulait ou, du moins, connaissait une sévère récession; le titre m'avait suffi. À mes yeux, il résumait bien les problèmes que nos économies rencontrent présentement et en identifiait du même coup la source.
Des gens perdent leur emploi, leur maison, d'autres voient leur salaire ou leur pension de retraite diminué, se retrouvent dans des situations précaires et doivent se débattre pour tenter de survivre face à des conditions de plus en plus difficiles. Pendant ce temps, insensibles à ces problèmes, des rapaces s'enrichissent en spéculant sur les mouvements des économies, sans se soucier que ces transactions amplifient les crises et aggravent les revers de millions de personnes. Les titres d'entreprises, les devises, les aliments, le pétrole, tout devient désormais objet de spéculation, dans un vaste jeu dont les perdants involontaires sont de plus en plus nombreux et les gagnants inversement plus rares.
Nous ne verrons pas de solutions économiques réelles et durables tant que nous permettrons de telles activités, que je considère comme inhumaines, et que nous tolérerons que des vautours se repaissent, souvent avec un froid cynisme, de la misère d'une portion importante et croissante de la population. Il nous faudra plus, beaucoup plus d'équité et de solidarité. S'il n'est pas trop tard pour faire des voeux, voila ce que je souhaite pour la nouvelle année.
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Jean-François Boisvert - Montréal, le 11 janvier 2012
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