Lettres - Les temps ne sont pas durs pour tout le monde
Une étude publiée ce mois-ci par le Centre canadien des politiques alternatives nous révèle que les 100 p.-d.g. les mieux rémunérés au Canada ont gagné en moyenne 8,38 millions de dollars en 2010, soit 189 fois le salaire du travailleur canadien moyen.
Depuis des années, cet écart ne cesse de s'accroître. En 1998, la rémunération des 100 p.-d.g. les mieux payés était par exemple 105 fois supérieure au revenu du travailleur moyen.
Les résultats de cette étude méritent d'être mis en parallèle avec le cadeau de 5,4 milliards de dollars que le gouvernement conservateur a offert, en réduction d'impôts, aux riches entreprises le 1er janvier dernier et avec le cadeau de 11,2 milliards de dollars qu'il compte leur offrir dans un an.
Ils doivent également être mis en parallèle avec les derniers budgets d'austérité imposés aux Québécois et aux Canadiens qui ne font pas partie de la classe dominante; avec, depuis décembre, la destruction programmée des systèmes de santé publics; et avec le gel de l'aide extérieure au moins jusqu'en 2014, ce qui condamne un nombre incalculable d'hommes, de femmes et d'enfants à la souffrance, à la maladie et à la mort.
Une démocratie ainsi détournée de ses fins par le pouvoir de l'argent de la classe dominante n'est pas une démocratie. Une véritable démocratie nous mènerait lentement mais sûrement vers un égal partage des ressources et des responsabilités et donc vers une société égalitaire.
***
Bruno Marquis - Gatineau, le 7 janvier 2012
Depuis des années, cet écart ne cesse de s'accroître. En 1998, la rémunération des 100 p.-d.g. les mieux payés était par exemple 105 fois supérieure au revenu du travailleur moyen.
Les résultats de cette étude méritent d'être mis en parallèle avec le cadeau de 5,4 milliards de dollars que le gouvernement conservateur a offert, en réduction d'impôts, aux riches entreprises le 1er janvier dernier et avec le cadeau de 11,2 milliards de dollars qu'il compte leur offrir dans un an.
Ils doivent également être mis en parallèle avec les derniers budgets d'austérité imposés aux Québécois et aux Canadiens qui ne font pas partie de la classe dominante; avec, depuis décembre, la destruction programmée des systèmes de santé publics; et avec le gel de l'aide extérieure au moins jusqu'en 2014, ce qui condamne un nombre incalculable d'hommes, de femmes et d'enfants à la souffrance, à la maladie et à la mort.
Une démocratie ainsi détournée de ses fins par le pouvoir de l'argent de la classe dominante n'est pas une démocratie. Une véritable démocratie nous mènerait lentement mais sûrement vers un égal partage des ressources et des responsabilités et donc vers une société égalitaire.
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Bruno Marquis - Gatineau, le 7 janvier 2012
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