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Lettres - Des sociologues et des philosophes aussi!

Françoise Vekeman - Québec, le 5 janvier 2012  7 janvier 2012  Actualités économiques
À la demande du gouvernement du Québec, un comité de réflexion sur l'avenir des régimes de retraite a récemment été créé. On observe toutefois que, compte tenu des membres qui composent ce comité (actuaire, fiscaliste, ex-président d'un régime de retraite, professeur d'économie, représentant de la Caisse de dépôt et avocat), c'est d'abord et avant tout la préoccupation économique et financière du problème qui est susceptible de ressortir.

Bien que je sois d'accord avec la nécessité de la création d'un tel comité, et bien qu'il soit dans les intentions du comité de consulter les représentants des travailleurs, je crois qu'il serait opportun que l'on considère, dès maintenant, d'autres aspects que ceux uniquement économiques et financiers de la situation. En effet, comme le signale son président, monsieur Alban D'Amours, ce comité doit déboucher sur «un nouveau contrat social».

Ainsi, des personnes représentant les aspects sociaux des solutions envisagées, comme des sociologues et des philosophes, devraient également faire partie de ce comité. Ces spécialistes pourraient éventuellement ouvrir le comité à d'autres solutions que celles strictement financières. Ils permettraient aussi de mieux prendre en considération les aspects sociaux et humains des solutions envisagées. Sinon, les recommandations du comité, et surtout les conséquences de celles-ci sur la vie des personnes, pourraient ne pas rejoindre la population, et leur application risquerait d'ébranler la paix sociale.

***

Françoise Vekeman - Québec, le 5 janvier 2012
 
 
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    7 janvier 2012 07 h 15
    Heu!
    C'est beau essayer de se trouver de la job, mais je vois mal en quoi le contribution d'un sociologue ou d'un philosophe serait utile et pertinente. Le problème est ridiculement simple. On a pas suivi des pratiques bibliques qui consiste à mettre de l'argent de coté pendant les périodes de vaches grasse pour les période de vaches maigre.

    On a plutôt fait exactement le contraire! Quand les rendements étaient élevés, on a sous-cotisé! Que vont nous apprendre les sociologues? Que les québécois ne pensent pas à long terme, que les profit à court terme sont plus important que les conséquences à long terme?

    La Terre est ronde, étiez-vous au courant?
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  • Jean Lapointe - Abonné
    7 janvier 2012 09 h 44
    Un Québec de plus en plus technocratique

    On dirait bien que les Libéraux de Jean Charest soient en train de mettre en place un type de gouvernement de plus en plus technocratique c'est-à-dire un gouvernement dirigé de plus en plus par des soi-disant experts qui eux ne se réclament que de la «science» qui n'est très souvent que du scientisme.

    Leur prétexte c' est que tout est devenu tellement compliqué que les gens ordinaires, les simples citoyens, ne peuvent plus, d'après eux, y comprendre quoi que ce soit et qu'ils doivent s'en remettre à ceux et celles qui seraient des «spécialistes» dans différents domaines.

    Si c'est le cas, ce qui semble se confirmer de plus en plus, il me semble qu'il faille craindre pour la santé de notre démocratie.

    Que penser d'une société au sein de laquelle les citoyens n'auraient plus rien à dire?

    Que penser d'une société au sein de laquelle on atttendrait de ses citoyens un simple bulletin de vote dans une urne tous les 4 ou 5 ans?

    S'il y a augmentation du désintérêt pour la politique depuis quelques années, est-ce que les premiers responsables ne seraient pas nos propres dirigeants, lesquels verraient de plus en plus à maintenir la population à l'écart des décisions à prendre sous prétexte que ce serait trop compliqué pour les simples citoyens que d'y participer et sous prétexte que les sondages leur suffiraient?

    Moi je crois que c'est le cas quand on regarde ce que fait le gouvernement Charest et ce que fait le gouvernement Harper.

    Il serait temps d'y voir avant qu'il ne soit trop tard, avant que la situation ne se gâte encore davantage.
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  • S. Arcand - Inscrit
    7 janvier 2012 11 h 26
    Le tout puissant économisme...
    Verser dans l'insulte et le dénigrement tel que le fait M. Dutil à l'égard de Mme Vekeman ne doit pas occulter la vacuité de la conclusion simpliste qui veut que le problème soit ridiculement simple. Rien de simple dans tout cela et diversifier quelque peu l'expertise de ce comité ne nuirait certainement pas. Les économistes et autres comptables occupent le haut du pavé depuis fort longtemps, et ces bonzes n'ont pas réussit à faire appliquer ces 'pratiques bibliques'? Fort bien, alors qu'on passe au suivant et que l'on ajoute d'autres connaissances autour de la table. Ça rendra ces vénérateurs de la calculette et du court terme juste un peu moins arrogants et, qui sait, peut-être des solutions novatrices apparaîtront. À problèmes complexes, solutions diverses et surtout pas simplistes.

    Non merci, je ne me cherche pas de la job...
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  • Bernard Terreault - Abonné
    7 janvier 2012 11 h 46
    Espoir ?
    Peut-on espérer que M. Alban D'Amour pourra injecter un peu d'humanisme à ce comité?
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    7 janvier 2012 12 h 35
    Oui, le peuple est ignorant!
    @Jean Lapointe Oui, le peuple est ignorant! Il suffit de voir les commentaires qui suivent les articles dans ces pages. À moins qu'une question soit triviale, les arguments amenés dans la discussion sont insignifiants par rapport au niveau de connaissances nécessaires à la prise de décision. Ajoutez à cette ignorance le fait qu'une partie de la population croit dur comme fer que toutes les opinions sont aussi valables que les autres (On ne peut pas les blâmer, il y a des facultés universitaires complètes basées sur ce principe,) et on se retrouve dans une situation où aucune décision ne peut être raisonnable prises par la démocratie directe.

    Lorsque l'information est concentrée que dans quelques cerveaux, la démocratie est inutile voire nuisible. La démocratie ne devrait pas être utilisée pour prendre des décisions techniques, mais uniquement porter sur des jugements de valeurs.
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  • Francois Dorion - Abonné
    7 janvier 2012 14 h 08
    philosophe?
    Le principal problème de la philosophie est qu'elle considère les hommes comme des outils (principe de causalité) La théologie par contre les considère comme des êtres doués de raison pour qui le problème du choix ne se pose pas autrement que comme une question vocationnelle, occupationnelle ou familliale
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    7 janvier 2012 15 h 43
    Un problème bêtement comptable!
    @S. Arcand Vous me trouvez peut-être méprisant, mais ma description de la situation est exacte. On a promit des pensions à des travailleurs en espérant que la croissance économique serait très bonne. Les gouvernements ont suivi exactement la même logique avec la gestion de la dette. Et, les citoyens font de même avec leur propre gestion de leur retraite.

    Je vous demande alors quelle contribution pourrait apporter un sociologue ou un philosophe à cette affligeante situation. Comme tout bon chercheur en sciences humaine, ils vont nous faire un discours narratif qui va expliquer que les québécois ne mettent pas d'argent de coté pour des raisons culturelles et qu'il faudrait leur inculquer cette culture par l'éducation. Mais, à court terme, il faudra les forcer à mettre de l'argent de coté avec des épargnes obligatoires. Les philosophes vont nous dire que cette situation crée un problème d'éthique intergénérationnelle. Peut-être qu'ils vont aller plus loin en parlant de justice sociale et que l'argent ne fait pas le bonheur après-tout.

    La réalité est bien simple, on se berne d'illusion depuis 30 ans. On a tellement rabâcher le discours de liberté 55 etc. que les gens en sont venu à croire que c'est un droit inaliénable. Pourquoi le bonne pratiques de gestion biblique non pas été appliquées? N'importe quel psychologue ou économiste va vous répondre instantanément: on déprécie le futur. Le cerveau humain est construit pour prendre des décision à court terme. Il faut faire des efforts pour planifier à long terme. Qui dit efforts, dit désagrément, qui dit désagréments dit moins de votes. La démocratie a parlée.
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  • Nelson - Inscrit
    7 janvier 2012 18 h 47
    Des sociologues et philosophes pour éviter des coupures sauvages aux rétraités.

    En espérant que sociologues et philosophes son plus humains que les politiciens de droite et les comptables.

    Et qui tiennent compte de tous les aspects qui relève de cette période si complexe et si vulnérable qu'est la retraite.

    Et pas juste régler les déficits accumulés parce que le gouvernement n'ai pas mis les fonds qu'il était supposé de mettre.

    LA RETRAITE DOIT ÊTRE INDEXÉ AUX COÛTS DE LA VIE !!!

    Faire autrement c'est appauvrir délibérément les couches plus vulnérables de la population.

    Dégueulasse et immoral. !!
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  • Yvan Dutil - Inscrit
    8 janvier 2012 09 h 29
    L'éthique c'est aussi penser plus loin que son nombril!
    @Nelson C'est pas la faute du gouvernement. C'est la fautes des québécois que n'ont pas eu le courage de faire face à al réalité au cours de 30 dernières années. La gestion gouvernementale reflète la façon dont les citoyens ont géré leur propre budget.

    S'il y avait des philosophes compétent sur ce comité, ils soulèveraient la question de l'équité intergénérationnelle, Il y a toujours bien des limites à pousser les problème par en avant et en mette toujours plus sur la jeune génération! C'est une injustice flagrante et qui ne sera réglée que quand la coupe sera pleine et que le jeunes vont se révolter contre le parasitisme d'une génération qui pense qu'à elle.
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  • Charles F. Labrecque - Abonné
    8 janvier 2012 12 h 42
    Naïveté
    Vous semblez reprocher au gouvernement de n'avoir nommé que des spécialistes sur le conseil qui sauront discuter que de finances. Et bien il faut-être naïf pour croire que le problème de finance ne doit pas brimer l'aspect social du problème des régimes de retraites au Québec. Madame sur quel principe vous vous basé pour nous faire croire que ces spécialistes nommés par le gouvernement ne soient pas en mesure de penser protéger prestataires comme le feraient vos philosophes et vos sociologues, puisqu'eux aussi sont des citoyens qui auront à vivre avec un fond de pension. Laissons les philosophes la chance de lire et commenter sans réserve le rapport qui en sortira etsoyez sans crainte qu'ils auront des oreilles pour écouter.
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  • Nelson - Inscrit
    8 janvier 2012 18 h 54
    MS. Dutil et Labrecque

    Les corruptions et les collusions sont la faute des gouvernements, et les commandites, et le scandale des garderies, et les dénonciations du rapport Duchesneau, et les ententes sécrètes de Charest avec les chinois pour exploiter NOS RESSOURCES du Nord, et les ententes sécrètes dénoncés d'ailleurs par Jacques Parizeau lui même, de Hydro-Charest avec Petrolia concernant NOTRE PÉTROLE.

    Les gouvernements québécois et canadien sont de droite, couchent avec la droite, leurs machines électorales sont financés par la droite (en échange de quoi ? )

    Et nous payerons des montants pour la santé dans impôts, et des augmentations en frais de scolarité, et nous continuerons à avoir DES RETRAITES NON INDEXÉS !!!!!!!!! Pendant que les contrats en travaux publiques sont payés 40% plus cher que le prix normal.

    J'aimerais des philosophes et sociologues (ou peu importe leur formation) que n'agissent pas de même....et vous- autres ????
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