Lettres - Des sociologues et des philosophes aussi!
À la demande du gouvernement du Québec, un comité de réflexion sur l'avenir des régimes de retraite a récemment été créé. On observe toutefois que, compte tenu des membres qui composent ce comité (actuaire, fiscaliste, ex-président d'un régime de retraite, professeur d'économie, représentant de la Caisse de dépôt et avocat), c'est d'abord et avant tout la préoccupation économique et financière du problème qui est susceptible de ressortir.
Bien que je sois d'accord avec la nécessité de la création d'un tel comité, et bien qu'il soit dans les intentions du comité de consulter les représentants des travailleurs, je crois qu'il serait opportun que l'on considère, dès maintenant, d'autres aspects que ceux uniquement économiques et financiers de la situation. En effet, comme le signale son président, monsieur Alban D'Amours, ce comité doit déboucher sur «un nouveau contrat social».
Ainsi, des personnes représentant les aspects sociaux des solutions envisagées, comme des sociologues et des philosophes, devraient également faire partie de ce comité. Ces spécialistes pourraient éventuellement ouvrir le comité à d'autres solutions que celles strictement financières. Ils permettraient aussi de mieux prendre en considération les aspects sociaux et humains des solutions envisagées. Sinon, les recommandations du comité, et surtout les conséquences de celles-ci sur la vie des personnes, pourraient ne pas rejoindre la population, et leur application risquerait d'ébranler la paix sociale.
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Françoise Vekeman - Québec, le 5 janvier 2012
Bien que je sois d'accord avec la nécessité de la création d'un tel comité, et bien qu'il soit dans les intentions du comité de consulter les représentants des travailleurs, je crois qu'il serait opportun que l'on considère, dès maintenant, d'autres aspects que ceux uniquement économiques et financiers de la situation. En effet, comme le signale son président, monsieur Alban D'Amours, ce comité doit déboucher sur «un nouveau contrat social».
Ainsi, des personnes représentant les aspects sociaux des solutions envisagées, comme des sociologues et des philosophes, devraient également faire partie de ce comité. Ces spécialistes pourraient éventuellement ouvrir le comité à d'autres solutions que celles strictement financières. Ils permettraient aussi de mieux prendre en considération les aspects sociaux et humains des solutions envisagées. Sinon, les recommandations du comité, et surtout les conséquences de celles-ci sur la vie des personnes, pourraient ne pas rejoindre la population, et leur application risquerait d'ébranler la paix sociale.
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Françoise Vekeman - Québec, le 5 janvier 2012
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