Lettres - Est-ce que le bonheur dépend de la richesse?
On peut lire dans Le Devoir du 3 janvier: «Une étude nouvellement publiée conclut que les 100 Canadiens les plus fortunés ont un revenu annuel désormais 189 fois plus élevé que la moyenne canadienne, et que l'écart continue de croître.» (Le Devoir, «Des riches plus riches, un revenu moyen qui stagne»). Cependant, les riches sont-ils plus heureux parce qu'ils sont plus riches ou parce qu'ils ont surtout le sentiment de gagner la course du capitalisme, par nature? Les gens ordinaires n'ont rien contre la richesse. Ils n'aiment cependant pas les inégalités fiscales, économiques et sociales. Par contre, les gens qui bénéficient de ces privilèges trouvent cela normal.
C'est le système qui le veut ainsi, le capitalisme aimant la compétition et la productivité. Les riches participent selon leur nature à la course au «plus meilleur». Leur richesse et leur sentiment de réussite résident dans le fait d'être très à l'aise matériellement dans ce système. Les privilèges que leur accordent les gouvernements sont attribués par des gens au pouvoir qui croient en la nature de ce système et qui admirent les gens riches. Bref, pour eux, ce sont simplement des récompenses, parce qu'ils font marcher la machine dans le bon sens. Pourrait-on trouver une solution équitable pour que ceux qui s'intéressent moins à la compétition et qui cherchent simplement à vivre heureux selon leur propre nature soient moins pénalisés? Pour les riches, tout le monde devrait avoir l'esprit de compétition. Mais, devrait-on être pénalisé parce que nous aimons moins la compétition? On peut admirer la richesse soit pour se motiver, soit parce que, en peu de mots, on manque d'estime de soi. Quelqu'un qui n'aime pas l'esprit de compétition capitaliste est-il nécessairement ordinaire et médiocre? Je ne pense pas! Il aime peut-être mieux vivre selon sa propre nature.
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Jacques Morissette - Le 4 janvier 2012
C'est le système qui le veut ainsi, le capitalisme aimant la compétition et la productivité. Les riches participent selon leur nature à la course au «plus meilleur». Leur richesse et leur sentiment de réussite résident dans le fait d'être très à l'aise matériellement dans ce système. Les privilèges que leur accordent les gouvernements sont attribués par des gens au pouvoir qui croient en la nature de ce système et qui admirent les gens riches. Bref, pour eux, ce sont simplement des récompenses, parce qu'ils font marcher la machine dans le bon sens. Pourrait-on trouver une solution équitable pour que ceux qui s'intéressent moins à la compétition et qui cherchent simplement à vivre heureux selon leur propre nature soient moins pénalisés? Pour les riches, tout le monde devrait avoir l'esprit de compétition. Mais, devrait-on être pénalisé parce que nous aimons moins la compétition? On peut admirer la richesse soit pour se motiver, soit parce que, en peu de mots, on manque d'estime de soi. Quelqu'un qui n'aime pas l'esprit de compétition capitaliste est-il nécessairement ordinaire et médiocre? Je ne pense pas! Il aime peut-être mieux vivre selon sa propre nature.
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Jacques Morissette - Le 4 janvier 2012
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