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Régimes de retraite - Attaque idéologique, manoeuvres démagogiques

Lisa Djevahirdjian, conseillère syndicale, Syndicat canadien de la fonction publique  31 décembre 2011  Actualités économiques
Pour des centaines de milliers de travailleurs au Québec, la fin de l'année 2011 a été marquée par une attaque en règle contre leurs régimes de retraite. Malheureusement, de nombreuses omissions, qu'on peut croire volontaires, nuisent à une bonne compréhension de la question et empêchent la tenue d'un sain débat sur le sujet.

Les omissions importantes d'informations qu'on constate relèvent de la manoeuvre démagogique. Elles s'inscrivent dans le contexte d'un assaut idéologique contre les conditions de travail de la classe moyenne.

La menace est claire. Régis Labeaume, maire de Québec, mène la charge en demandant au gouvernement du Québec de légiférer pour changer la configuration des régimes afin de les rendre moins dispendieux et Gérald Tremblay, à Montréal, menace de faire de même.

Certains éclaircissements sont nécessaires afin que les citoyens québécois puissent se faire une juste idée de cet important enjeu sociétal.

La crise d'abord


La crise financière est la source principale des difficultés rencontrées actuellement par certains régimes de retraite. Les rendements des régimes de retraite sont demeurés en dessous de ce qui était espéré. La cause de cette débandade financière est claire: la déréglementation du monde financier.

On nous avait promis que le «libre marché» et la «main invisible» allaient ouvrir une ère de prospérité sans précédent, de stabilité et d'efficacité des marchés. En réalité, elle a été grande ouverte à l'opacité, à la fraude, au déséquilibre et à la crise.

Les travailleurs, par la voix de leurs syndicats et des politiciens progressistes, n'ont cessé de s'opposer au laisser-aller financier. Les représentants du 1 % ont malgré tout réussi à

forcer les 99 % dans le cul-de-sac. Aujourd'hui, on tente de blâmer le dernier bastion de la classe moyenne: les travailleurs syndiqués et leurs régimes de retraite.

Maintenant, comment rééquilibrer les régimes de retraite? Dans un premier temps: il faut respirer par le nez. Qu'on cesse de regarder les régimes avec une courte vue. Il faut mesurer la solvabilité des régimes sur une période d'une carrière. Oui, il y a un risque de pertes, mais également une probabilité de surplus (qui sera plus grande et plus stable si nos dirigeants réglementent intelligemment les marchés financiers).

Et les surplus, eux?

Il y a eu des années de surplus. A-t-on déjà entendu des municipalités du Québec annoncer à leurs citoyens qu'elles allaient diminuer leurs taxes parce que le régime de retraite de leurs employés faisait des surplus? Bien sûr que non!

Durant les années de vaches grasses, quand les employeurs prenaient congé de contributions à même les surplus des caisses de retraite, ils arguaient qu'ils étaient pleinement dans leur droit. Les surplus, disaient-ils, leur appartenaient puisqu'ils étaient les seuls à supporter les risques en cas de déficit.

Forts de ce postulat, ils ont pigé à deux mains dans la caisse. Maintenant que les beaux jours sont derrière nous et que les régimes de retraite sont aux prises avec des déficits, les travailleurs sont en droit de s'attendre au retour d'ascenseur des employeurs. Ces derniers ont le devoir de prendre en charge les déficits comme ils l'avaient claironné haut et fort.

Mais force est de constater que les employeurs n'ont jamais eu l'idée de supporter les déficits. Ils font tout pour ne pas respecter leurs obligations. À tout le moins, les travailleurs ne sont-ils pas en droit de s'attendre à ce que les employeurs remboursent à la caisse les sommes qu'ils ont «légalement volées»?

Solutions possibles

Cela étant dit, les syndicats savent qu'il faut agir, car ne rien faire n'est pas une option. Il faut appliquer des solutions en fonction de l'état et des particularités de chaque régime afin de les rendre structurellement plus viables, mais l'objectif principal doit demeurer le maintien de ces régimes de retraite.

Les syndicats mettent déjà la main à la pâte et discutent de solutions possibles avec leur employeur. Le SCFP s'engage dans un processus de vastes consultations afin de trouver des solutions pour sécuriser nos régimes. Nous avons le devoir d'éviter l'appauvrissement des aînés, ce qui contribuerait une fois de plus à augmenter l'écart entre les riches et les pauvres au Québec.

Au fait, en ce moment, le combat de l'heure pour le mouvement syndical n'est pas seulement la sauvegarde des régimes privés ou complémentaires, mais bien l'amélioration substantielle des régimes de retraite publics, dont le Régime des rentes du Québec et le Régime de pensions du Canada. Ainsi, nous pourrons à la fois protéger l'ensemble des Québécois contre la pauvreté et diminuer le coût des autres régimes de retraite. Il est urgent d'agir pour l'ensemble des Québécois, et les syndicats y travaillent.

***

Lisa Djevahirdjian, conseillère syndicale, Syndicat canadien de la fonction publique
 
 
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  • Jean Tremble - Inscrit
    31 décembre 2011 08 h 47
    Courte vue
    << (...) Les syndicats savent qu'il faut agir... >>

    Peut-être, mais c'est dur de se battre contre l'ignorance d'une large couche de la population.
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  • Le prince du Nord - Inscrit
    31 décembre 2011 10 h 22
    La répétition
    L'histoire n'est qu'un éternel recommencement! Lorsque les élus pigent dans la caisse, prennent de mauvaises décisions , se paient du bon temps sur le dos du contribuable et surtout sentent la soupe chaude, ils recourent toujours aux mêmes processus de diversion: il faut trouver des coupables et ce sont toujours les mêmes, à savoir les syndiqués, les assistés sociaux , les pauvres et les services sociaux, à savoir les soins aux ainés, aux psychiatrisés et aux toxicomanes. On pourrait rajouter les prisonniers, l'opinion publique croyant à tort que nos prisons sont des clubs med... Je vous défie de changer de place avec les résidents de ces endroits... Non seulement les gouvernements ont détourné des sommes astronomiques de l'assurance-emploi, mais ils ont réussi à miner la confiance des gagne-petit en les faisant passer de victimes à coupables.
    Si le coeur vous en dit, fouillez dans les moteurs de recherche pour découvrir les raisons de la crise économique des années 30 et surtout pour voir qui en a payé le prix. Cela était le préambule de la deuxième guerre et c'est encore les mêmes qui ont été sacrifié...
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  • Mbotemingi - Abonné
    31 décembre 2011 10 h 30
    Bonne analyse
    Je suis tout à fait d'accord avec votre texte. Il est vrai que l'employeur gouvernemental n'a pas hésité à puiser dans la caisse des régimes de retraite sous prétexte qu'il y avait des surplus, On se rappelera le départ à la retraite de milliers de salariés du gouvernement du Québec, on offrait aux personnes de 55 ans et yant 35 ans de service, de partir à la retraite avec la pleine retraite et même une prime. Tout cet argent provenait des surplus des caisses de retraite. Il est temps que le gouvernement du Québec ou celui d'Ottawa assume ses responsabilités et qu'il rembourse l'argent «emprunté» dans les caisses de retraite. Ce qui permettra aux retraités qui paient encore des impôts, des taxes, de vivre décemment.
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  • Franfeluche - Abonné
    31 décembre 2011 11 h 01
    La stratégie du 1 %
    La stratégie du 1 % est de dresser les travailleurs les uns contre les autres. Par exemple : les syndiqués du secteur rivé contre celui du secteur public. Ceux qui n'ont pas de fonds de pension comme les travailleurs autonomes et ceux qui en ont un de leur employeur privé ou public. Dans ce contexte, adieu la solidarité entre tous les travailleurs du 99 %.

    À remarquer que cette stratégie existe aussi au niveau salariale et dans des domaines comme la santé.
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  • Jean_Yves - Abonné
    31 décembre 2011 11 h 45
    Toujours la même cassette de «c’est la faute des autres».
    Toujours la même déresponsabilisation extrême.
    Jamais responsable de rien.
    C’est toujours quelqu’un d’autre qui est responsable.

    Dans ce cas ci ce serait les congés pour surplus que l’employeur aurait pris dans le passé.

    De un, il faudrait que l’auteure nous explique, chiffres a l’appui, de quel montant il est question, histoire de bien voire si ces «congés» de cotisation pourraient expliquer les plus de 100 milliards $ de déficit des caisses des employés des trois paliers d’état du Québec.

    De deux, il faudrait aussi que l’auteure ne passe pas sous silence comme elle le fait que les congés d’employeur ont été presque toujours accompagnées de congé ou de bonification pour les employés. Et dans le cas des bonifications d’en faire le bilan, beaucoup plus couteux a long terme que les économies très ponctuelles de l’employeur et qui de toute façon sont resté dans la fonction publique.

    Et il y a des solutions vous dites, que vous savez qu’il faut passer a l’action.

    Mais vous passez a l’action pour vous assurez du statu quo des acquis sans jamais questionner si il y a des fondements d’équité sociale dans ces régimes qui se sont construits loin loin de la vue du publique mais a qui on renvoi toute la responsabilité de leur maintient en lui pompant des milliards année après année.

    Et vous êtes «sur le tard» comme on dit pour vous préoccupez de la minceur des régimes publique, RRQ et RPC. Que votre souci soudain pour «protéger l'ensemble des Québécois contre la pauvreté» cache plutôt vos soucies de trouver un nouveau publique a qui envoyer la facture de vos régimes privés qui sont tout a fait insoutenables. Et ce nouveau publique a qui refiler la facture c’est la prochaine génération a qui on vous voulez refiler une nouvelle taxe a votre profit contre promesse que dans 20 ou 40 ans ils auront droit a ce que vous vous voulez prendre dès aujourd’hui.
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  • Jean_Yves - Abonné
    31 décembre 2011 12 h 10
    @ Mbotemingi, erreur
    «on offrait aux personnes de 55 ans et ayant 35 ans de service, de partir à la retraite avec la pleine retraite et même une prime.»

    Ce n’est pas 35 ans de service qui était requis mais plutôt 25… pour avoir droit a la pleine retraite !

    Et en plus, dans un lumineux exemple de bonne gestion, cette offre était faite a «bar ouvert», c'est-à-dire qu’a partir de calcul d’un surplus de caisse de retraite (qui s’avéra faux plus tard) il n’y avait pas de limite au nombre de personne qui pouvaient s’en prévaloir. Les paramètres de l’offre n’étaient pas proportionnels au surplus faussement identifiés.


    @ Franfeluche

    Je ne sais si je saisi bien votre propos mais il est sûr que ce braquage sur le 1% sert très bien les derniers 15-20% pour la non-visibilité qui leur procure et qui leur permet de maintenir leur confortable position sans avoir à faire de bilan l’équité qui justifierait leurs (multiples) privilèges.


    Et voyez qui a profité de ces surplus aux caisses de retraite!

    Qui d’autre que les employés eux-mêmes qui sont parti avec un cash qui n’existait pas vraiment mais que l’on doit fournir et aujourd’hui, et demain et après demain… ?
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  • Helpaul - Inscrit
    31 décembre 2011 13 h 43
    Bravo madame Djevahirdjian!
    Votre démonstration est tout simplement magistrale. Il faut se souvenir que ce ne sont pas les mesures sociales qui ont créé les déficits, comme on aime a le laisser croire, mais bien la hausse démesurée des taux d'intérets des années quatre-vingt, concoctée par Paul Martin. Et quand on se plaignait des effets de cette hausse sur la dette de notre pays, on nous répondait comme cela bénéficiait aux régimes de retraite... Il fallait bien trouver un moyen de mettre la main sur ce pactole....
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  • Franfeluche - Abonné
    31 décembre 2011 16 h 40
    À Jean-Yves
    J'ai pris ma retraite à 57 ans après 32 ans dans le milieu de l'enseignement. J'ai donc été pénalisé de 6%. Normalement, pour avoir droit à la pleine pension, j'aurai dû travailler jusqu'à 60 ans. Alors le 25 ans, je ne sais pas où vous le prenez.

    En second lieu, à partir de 1982, notre fonds de pension a été partiellement désindexé et c'est encore le cas en 2011 de telle sorte que je perds à chaque année du pouvoir d'achat.

    Dans le fond, votre commentaire suite au mien, vient me confirmer la stratégie dont j'ai mention dans mon précédent commentaire.
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  • Roland Berger - Abonné
    31 décembre 2011 19 h 09
    La droite triomphe encore
    Bien sûr, au lieu de se battre pour que tous les travailleurs aient un revenu décent et une retraite du même type, il faut tomber à bras raccourcis sur ces syndiqués qui ont un tel revenu et auront une telle retraite. Le discours néolibéral est bien servi.
    Roland Berger
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  • alain dallaire - Inscrit
    1 janvier 2012 11 h 47
    Une solution équitable pour les retraites
    Dernièrement le Budget Bachand mettra sur pied un "Régime volontaire d'épargne-retraite".(L’employeur ne met pas une cenne de contribution) Quelle idée géniale! Tout un lapin sorti du chapeau! M .Bachand quand allez-vous appliquer votre médecine aux députés du Québec, à la fonction publique provinciale et municipale et aux organismes parapublics afin de connaître leurs impressions..
    Aujourd’hui, nous devons adapter nos actions aux nouveaux défis qui s’imposent et l’un des premiers à relever est sans aucun doute celui de
    L’INSTAURATION D’UN RÉGIME DE RETRAITE NATIONAL COLLECTIF.
    Je m’explique.
    Cela traduit clairement le problème et l’injustice flagrante des actions du gouvernement par rapport à la collectivité. C’est comme si on oubliait carrément qu’une grande partie de la population n’a même pas accès à ce genre de pension. Parce qu’elle n’a tout simplement pas le moyen de mettre de l’argent de coté . De plus, on consolide ainsi encore l’écart entre la classe des riches et des pauvres, à la retraite.
    Il faudrait donc changer la vocation de la RRQ et de tous les régimes de retraite publics et privés actuels. Il faut ainsi que le gouvernement oblige tous les travailleurs et les employeurs à contribuer à un nouveau régime selon un taux combiné (à déterminer par les actuaires - Les outils gouvernementaux sont déjà en place). Tout ça permettrait, enfin, d’avoir un régime équitable pour tous les Québécois et non plus un régime qui favorise une classe spécifique ( Députés ,fonctionnaires, Hydro-Québec, municipalités ,organismes parapublics etc.) où certains prennent une belle retraite à 50 ou 55 ans pendant que d’autres n’ont même pas accès à ce genre de régime. Et en plus il faut renflouer les régimes déficitaires par des taxes directes et indirectes. En 2011, au Québec, il y a deux classes de citoyens, ceux qui profitent d'un régime de pension qui leur assurent u
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  • Sylvain Guilbault - Abonné
    1 janvier 2012 15 h 14
    Avoir les moyens de ses ambitions
    C'est bien beau la retraite pour tous mais a-t'on les moyens collectifs de se la payer? J'ai l'impression qu'on a rêvé longtemps mais que maintenant la réalité nous rattrape. Et c'est le cas pour plusieurs programmes et services collectifs. Il faudra bien prendre des décisions un jour. Et le plus tôt sera le mieux.
    J'ai horreur de la droite libertarienne qui insinue sans cesse sans jamais donner de preuves. Je n'apprecie pas plus la gauche syndicaliste qui accuse les autres sans avancer de chiffres comme cet article. Les 2 me répugnent. On veut des chiffres! Après on décidera.
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  • Robert Ouellet - Abonné
    1 janvier 2012 18 h 57
    tout croche
    Madame la conseiller syndicale a tout croche....

    Dans le cas de la ville de Montreal...
    Selon des chiffres fournis mpar Richard Bergeron et cites de memoire...

    Salaire moyen des habitants de Montreal: $35,000
    Salaire moyen des employes de la ville de Montreal: $85,000
    Cotisations au regime de pension par l employeur: 75%

    Madame la conseiller syndicale est tout croche, dans le cas de la Ville De Montreal, on demande au 99% de la population de payer des retraites dorees au 1%... Y a tout de meme des limites a nous prendre pour des imbeciles....
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  • celljack - Inscrit
    1 janvier 2012 22 h 20
    Quoi penser?
    Faudrait vraiment traiter ce sujet au cas par cas. Et faudrait définir clairement ce qu'est "seuil de la pauvreté".

    Oui à protéger les faibles et les démunis. Non à léguer aux générations à venir le poids de retraites trop généreuses.

    D'un coté, je pense à des gens simples, pauvres mais travaillants, humbles et généreux, qui méritent de pouvoir maintenir leur qualité de vie. De l'autre coté, ce n'est pas un mythe, que ce soit dans le domaine privé ou public, il y a bel et bien des travailleurs trop gâtés. Il existe bel et bien des gens corrompus par leur propres intérêts, prêts à tout pour avoir la vie facile au détriment des autres.

    Il existe certainement un juste milieu dans ce problème, mais je ne crois pas que les organisations syndicales aient l'impartialité et la rigueur nécessaire à trouver ce juste milieu.
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    2 janvier 2012 09 h 15
    qui va renflouer mon REER ?
    On m'augmente mes taxes municipales afin de maintenir des privilèges accordés aux employés municipaux. Qui va renflouer mon REER à moi alors que je dois renflouer celui des autres ?

    Et oui il faut agir mais continuer de payer des pleines pensions indexées à des gens dans la cinquantaine qui risquent de collecter une pension pendant plus longtemps qu'ils ont travaillé n'est tout simplement pas possible mathématiquement, quoi qu'en pense les soi-disant économistes syndicaux.

    @Jean-Yves
    J'ai retiré ma rente de la RRQ à 60 ans et fut pénalisé de 30 %, votre protestation me fait bien rire, se plaindre le ventre plein, voilèa la devise syndicale de nos jours.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 10 h 29
    La mobilisation des travailleurs et employés (salariés) - Un certain recul historique
    Le Code du travail reconnaît et retient comme unité d’accréditation syndicale pour représenter un groupe de travailleurs ou employés, en vue de la négociation de leurs conditions salariales et normatives auprès de leur employeur, la notion d’entreprise. Ainsi, lorsqu’il y a vente d’entreprise, les droits et obligations de l’employeur sont normalement transférés au nouvel acquéreur de l’entreprise. Dans bien des cas, l’évolution de ce concept d’entreprise est devenu caduc dans la réalité moderne et ne confère plus autant de pouvoir de négociation aux salariés. Si l’on recensait au cours de ces dernières années, le nombre de licenciements (dans les secteurs industriels, de services, et autres), le nombre de travailleurs mis à pied et que l’on suivait les nouvelles conditions économiques de ces chômeurs, s’ils avaient droit aux prestations de l’assurance-"emploi" (sic), passant de ce statut précaire à celui de prestataires de l’aide sociale, soit le dernier recours, il serait intéressant de savoir si ces grandes entreprises créent vraiment de la richesse collective! A noter que, dans les secteurs public et parapublic, les employés de l'Etat sont régis par un autre régime de négociations.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 10 h 41
    La mobilisation des travailleurs et employés (salariés) - Un certain recul historique (2)
    L’après seconde guerre mondiale, avec le Plan Marshall sur la reconstruction de l’Europe a permis à de grandes entreprises américaines d’étendre leurs activités sur le continent européen et de s’élever au rang d’entreprises multinationales. La croissance et la prospérité économique des années 1960 a permis, entre autres, avec l’aide de l’Etat-Providence, la venue de nouvelles élites professionnelles embauchées par l’Etat, tandis que dans le secteur privé, de nouvelles entreprises canadiennes et québécoises (incorporation fédérale ou provinciale selon leur lieu d’activités) s’établissaient et prospéraient. Par ailleurs, la crise du pétrole en 1973, provoquée par le cartel des pays producteurs au Moyen-Orient (l’OPEP) a provoqué un ralentissement économique. Les gouvernements ont privilégié alors diverses solutions pour limiter notre consommation énergétique. En 1987, le gouvernement conservateur de Brian Mulroney concluait un accord de libre-échange, d’abord bipartite entre le Canada et les Etats-Unis (l’ALENA), puis au début des années 1990, un accord tripartite entre le Canada, les Etats-Unis et le Mexique, permettant notamment aux grandes entreprises nationales de se délocaliser, d’accroître leurs marchés et de s’internationaliser.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 10 h 48
    La mobilisation des travailleurs et employés (salariés) - Un certain recul historique (3)
    En 1982, le gouvernement du Québec décrétait un gel des salaires de ses fonctionnaires pour une période de trois ans, ces derniers perdant soudain du terrain comparativement aux employés du secteur privé. Pendant que l’Etat était préoccupé de rationaliser son budget et de couper dans ses dépenses, le secteur privé était en pleine effervescence et par le biais d’acquisitions et de fusions, procédait indirectement à une concentration des capitaux et des secteurs d’activité économique (ex. concentration de la presse par exemple).

    La restructuration ou réingénierie de l'Etat qui était déjà en marche, s’observait également dans le secteur privé par la consolidation de la grande entreprise privée, devenue dominante sur le plan de la propriété (actionnariat) et de l’accumulation du capital. Contre cette nouvelle tendance, certaines centrales syndicales, dans les années 1970 et 1980, favorisaient de nouveaux modes de propriété, tels que l’auto-gestion et les coopératives, en plus de prôner des changements législatifs à notre Code du Travail, en vue de l’adapter aux nouvelles exigences et réalités économiques contemporaines, de manière à rééquilibrer les forces en présence entre employeurs et employés. C’est ainsi que des réformes relatives à l’accréditation sectorielle (négociation des conditions de travail par secteur d’activités) et/ou multipatronale avaient été suggérées par certaines centrales syndicales. D'autant plus que la concentration dans les secteurs d’activité économique entre quelques grands joueurs exigeait ce rééquilibrage en vue d’un meilleur pouvoir de négociation des salariés.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 10 h 53
    La mobilisation des travailleurs et employés (salariés) - Un certain recul historique (4)
    Or, les gouvernants n’ont aucunement daigné considérer de telles avenues. On a pu voir dernièrement à quel point notre Code du travail est démodé, en ce qui concerne la notion d’établissement, avec l’embauche de scabs ou de briseurs de grève, compte tenu des nouvelles technologies qui facilitent le travail à domicile ou dans un autre lieu que l’établissement où a lieu habituellement le travail. A toutes fins pratiques, pour l’employeur, il n’y a donc pas de cessation de ses activités et la grève de ses travailleurs ou employés n’a presqu’aucun impact sur le cours de ses affaires.

    Ainsi, depuis trois décennies, à la suite de vagues de fusions, d’acquisitions et de concentrations d’entreprises de divers types: financières, industrielles, marchandes, professionnelles, le visage de l'entreprise et de sa propriété a évolué considérablement. C’est ainsi que l’on retrouve aujourd’hui une diversité d’entreprises privées, selon la taille et le chiffre d’affaires, dont les ressources et les pouvoirs pour bon nombre d’entre elles, sont devenus incomparables avec le pouvoir des travailleurs-salariés et de leurs syndicats.
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  • MJ - Inscrite
    2 janvier 2012 10 h 57
    La mobilisation des travailleurs et employés (salariés) - Un certain recul historique (5)
    On observe également sur le marché du travail, depuis les récessions économiques successives et récurrentes, la venue de travailleurs autonomes, sans véritable protection, qui ne peuvent se mesurer aux PME et encore moins aux grandes entreprises multinationales, ces dernières exerçant désormais de fortes pressions, via leurs lobbyistes sur les gouvernants, en vue de maintenir leurs avantages et préserver leurs intérêts et privilèges de classe dominante.
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    2 janvier 2012 17 h 09
    Oui à un régime de retraite universel mais aussi un meilleur contrôle par les citoyens
    Cet article présente bien la situation des régimes de retraite. Je crois aussi qu'il faut mettre l'accent sur l'amélioration du RRQ pour que tous en profitent. On a qu'à lire les commentaires pour comprendre qu'une réforme des régimes de retraites fondés sur l'employeur divisent la population particulièrement lorsque ces régimes sont ceux des employés de l'État. Il faut que les syndicats en reviennent à des revendications qui touchent toute la population comme à l'époque du deuxième front dans les années 1970.
    La proposition Bachand est un véritable atrappe-nigaud. C'est une garantie que les spéculateurs pourront continuer à s'approprié l'argent du monde pour se le redistribuer en bonus. Mais il est aussi impératif que l'argent récoltée et géré par la Caisse de dépôt soit sous le contrôle de ses véritables propriétaires c'est-à-dire les citoyens.En 2008 on a vu ce qui peut arriver lorsque le contrôle de cet argent est laissé à des spéculateurs sans vergognes.
    65% du capital mondial est la propriété des gens ordinaires qui, n'ayant d'autres alternatives, doivent placer leurs économies entre les mains de tiers. ILs n'ont de véritables compte à rendre qu'à eux-même. Nous ne sommes plus à l'ère du capital privé nous sommes maintenant à l'ère du capital collectif. À nous d'exiger des institutions dont nous aurons le contrôle pour gérer notre argent.
    @Victor Beauchesne: vous vous demandez qui va renflouer votre REER? Comme les autres citoyens les spéculateurs vous l'ont sans doute chipés. Voilà pourquoi il faut se mettre ensemble pour que ça n'arrive plus. Voilà le véritable enjeu. Le discours "no Tax" n'est qu'un leurre pour nous diviser et maintenir le pouvoir des financiers.
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    3 janvier 2012 13 h 22
    @robert Ouellet
    Ne vous en déplaise, et c'est ce qui demande matière à réflexion :

    Salaire moyen des habitants de Montreal: $35,000

    Salaire moyen des employes de la ville de Montreal: $85,000

    Le salaire moyen des habitants de Montréal EST LE PROBLÈME sociétal auxquels nous sommes confrontés. Vous rendez-vous compte que c'est quasi le même qu'en 1980 ?

    Le privé, de part le transfert des jobs de classe moyenne vers la Chine et l'Inde depuis les 30 dernières années a contribué à dévaluer le revenu moyen au Canada - Cela ne veut pas dire, que le revenu moyen baissé de façon artificielle par l'exode de postes de classe moyenne, est à un niveau acceptable - ce que j'entends de votre commentaire c'est - si on crève tous de faim, la fonction publique aussi doit crever de faim ... c'est illogique.

    Je ne suis pas une fervente du système publique, par contre il nous faut demeurer sain d'esprit et logique ici. La courbe du réseau publique a suivi son augmentation normale relative au cout de la vie. La courbe du secteur privé a été abaissé de façon anormale et artificielle relative au cout de la vie grâce à l'exportation des jobs de classes moyenne vers des pays du tiers monde.

    Je suis d'avis qu'il faut retourner à une forme de protectionnisme. On le fait localement, personne n'y trouve problème, mais au niveau provincial et fédéral, alors là les économistes (pas tous) disent non. Bien je crois que les économistes qui sont contre souffrent de dissonnance cognitive profonde s'ils sont incapable d'accepter que leur théorie ne suit pas la pratique. Les coffres de l'état se vident (plus de déduction à la source payante, ces jobs sont maintenant en Chine), le salaire moyen stagne ou baisse, la qualité de vie des pays industrialisés se déterriore et les grands gagnants de l'exode des postes de la classe moyenne : le 1%.

    Lorsque l'on a une société qui promouvoit le comportement typique d'un sociopathe, c'est ce que l'on obtient, un déclin profond
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  • Prince Bleu - Inscrit
    3 janvier 2012 13 h 42
    L'augmentation des profits de 10%, année après année?
    La présente crise des régimes de retraites, à mon avis, viens de ce uqe les 'faiseurs de chiffres" ont prévue un accroissement des profits sur une base annuelle de plus de 10%, indéfiniement. Surprise, le plan de fève qui s'allonge au dessus des nuages, c'est dans un conte de fée, seulement. Une bonne intention, les fonds de pensions pour les employés, a été "victime" de l'ambition des syndicats et le manque de vision des gestionnaires. La spirale inflationniste des années 1970 à créé des profits court termes justifiants de plus généreuses prestations de retraites. Surprise, la réalitée revient nous hanter. Après le "Boom" des "baby-boomers" ils y a le creux démographique et des profits. On a pris une grosse hypothèque, mais les revenues ont rapetissés. Une banqueroute genre General Motor et Chrysler avec ça?
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  • Louis-Georges,Lavoie - Abonné
    3 janvier 2012 14 h 01
    Régime de retraite
    @Robert Ouellet
    Je ne sais pas où vous prenez votre chiffre de $85000 comme saleire moyen à la Ville de Montréal, mais le salaire annuel d'un agent de bureau (le groupe le plus nombreux d'employés) est de plus ou moins $45000 par année.
    Si vous ajoutez le salaire des cadres, des pompiers, des policiers et des élus (n'oubliez pas que eux-aussi bénificient d'une retraite dorée, ce n'est pas pour rien que nous avons des conseillers à temps plein, combien de municipalités ont des maires à temps partiel) vous arriverez peut-être à $85000 mais là encore j'en doute.
    Louis-Georges Lavoie
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  • Jean_Yves - Abonné
    3 janvier 2012 20 h 25
    @ Louis-Goerges
    Le journaliste Martin Croteau a fait l’an passé un bilan des coûts salariaux à la ville Montréal avec l’aide de l’économiste Jean-Pierre Aubry «Fellow associé» au centre de recherche CIRANO. Ils ont trouvé un coût par employé qui dépasse les 100,000$ par année avec l’ensemble salaire/avantage.

    Les salaires moyen que j’ai trouvé sont de 58,211$ pour les professionnels et cols blanc mais de 85,726$ quand on ajoute les autres coûts. Pour les cols bleu ces chiffres sont a 55,614$ / 83,899$, pompiers 79,243$/115,207$, cadres et contremaîtres (et ils sont nombreux) 95,319$/143,402$.

    @Louise Hurteau, le problème c’est que les employés de la ville sont supposés être au service de la population, et non pas l’inverse. Comme c’est là ils asservissent la population à leur fournir un confort économique tout a fait disproportionné à la réalité économique de cette même population.

    Les réalités économiques ça se partage, en mieux et en pire. Et c’est ce qui fait que le principe même des régimes de retraites à prestation déterminées sont socialement intenables, qu’ils divisent la population en castes…

    So so so qu’ils dissent…
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  • Louise Hurteau - Abonnée
    3 janvier 2012 21 h 24
    @jean_yves
    Direz-vous de même pour nos élus, notre sénat, nos députés ? - Voyons, ca ne tient pas debout. C'est changé ce système privé corrompu qu'il faut - repatrier les postes ici pour permettre au peuple un niveau de vie comparable aux années 80, pas un nivellement par le bas comme vous le proposez !

    Si les choses devraient marché ainsi, alors c'est tout le marché en entier qui doit bouger, prix du pétrole, prix de la denrée, prix des loyers, prix des services - mais certainement pas tenter de faire du Québec un pays du tiers monde ! Que l'on mette dehors les crapules élus de tout les partis a la solde des groupes de lobbys - les choses iront mieux pour tout le monde.
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  • Andrée Proulx - Abonné
    4 janvier 2012 14 h 00
    Deux côtés à une médaille
    C'est assez facile de dénoncer les plans de retraite des fonctionnaires provinciaux. Ils sont privilégiés. Mais cette époque est terminée avec les départs à la retraite des plus âgés.

    J'ignore le tableau au fédéral et au municipal, toutefois, les mises à la retraite massives tant décriées dans la fonction publique provinciale ont eu pour conséquence la raréfication des emplois permanents majoritairement remplacés par des emplois précaires (occasionnels) sans bénéfices marginaux. En plus de la coupure salriale de 20% subie au début de annéees 80.

    C'est ce qu'oublient de mentionner ceux qui prétendent que cet exercice de départ massif, avec généreuse mise à la retraite, se serait réalisé aux dépens des contribuables et des générations futures.

    Les coupures se poursuivent avec l'abolitions de postes permanents par attrition. Cette pratique, combinée à l'embauche d'employés occasionnels, réduit d'autant les cotisations du gouvernement. Il y a toujours deux côtés à une médaille.

    Cherchons plutôt du côté d'une économie casino. Une économie déréglementée qui donne libre cours aux spéculateurs et à la fuite et transferts de capitaux sans production de biens et services, à la délocalisation d'entreprises qui partent après avoir encaissé leurs subventions et dilapidé la caisse de retraite des travailleurs. Aux baisses d'impôts des grandes entreprises. Sans compter les profits des banques dans une économie ouverte aux paradis fiscaux. Tournons le regard dans la bonne direction.

    Andrée Proulx
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  • ClimateCrisis - Inscrit
    8 janvier 2012 03 h 29
    incroyable
    M. jean yves et M. ouellet, les 2 on ttombes dans le piege lol...

    c est des gens comme ca qui fait que le Quebec recule et na vance pas, ont pietine les gens d en haut pour les appauvrirent, comme ca plus de pauvres va faire avances le Quebec plus facilement ??!!
    au lieu d enrichir les pauvres et de les amener la ou la classe moyenne est .... comment ??

    simple, faites payes les impots des riches et des compagnies qu elle devraient payes, harper a baisser les impots a un niveau encore plus bas qu avant l an 2000..... l argent est la !
    les compagnies faisaient en masse d argent en l an 2000 et ils en payent encore moins aujourd hui !
    encore pas lomgtemps, les rches sont passer de 109 fois le salaire moyen au canada a plus de 189 en 10 ans!!! en comptant la crise de 2008-9, imaginer si la crise avait pas eu lieu, les riches seraitent a 250 fois le salaire moyen !!! tandis que pendant tout ce temps, la classe moyenne stagne depuis plus de 25 ans avec son pouvoir d achat...

    toujours la droite qui creent de faux deficit ( il manque de l argent en sauvant de l impot au riches et donner des subventions au compagines qui en ont pas besoin, comme les petroilieres de l ouest..)
    en enrichissant les riches et les multinationales au detriments des plus pauvres, la preuve a ete faites 1001 fois et il y a encore des incultes qui tombent dans le piege en frappant sur la clasee moyenne avec de faux pretextes et mauvaise solutions...

    continuer a rabasser le quebec et retournons dans les annees 1950, le quebec allait bien mieux quand les riches avaient tout et le peuple sans aucun filet social..
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  • ekenthor - Inscrit
    15 janvier 2012 17 h 52
    Elargissez vos choix
    Il faudra peut-être un jour comprendre que l'idéologie de droite en Amérique du Nord est une farce, que la peur du grand méchant socialisme est une indoctrination pernicieuse.
    Elargissez vos horizons, ôtes les oeillères de la propagande, ayez peur pour vos libertés et vos droits, ils ont épuisé leur crédibilité.
    Le gouvernement c'est vous, les élus sont seulement vos représentants, changez-en et du bon côté:le vôtre.
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