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Le retrait de l'armée américaine d'Irak - «C'est une réussite extraordinaire»

Le président Barack Obama appelle à tirer les leçons du conflit

Le président Barack Obama a salué hier la «réussite extraordinaire» des États-Unis en Irak, mais a appelé à tirer des leçons de ce conflit, en rendant hommage aux soldats quelques jours avant la fin du retrait prévu de l’armée américaine de ce pays. «Nous laissons derrière nous un État souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour», a dit le président.<br />
Photo : Agence France-Presse
Le président Barack Obama a salué hier la «réussite extraordinaire» des États-Unis en Irak, mais a appelé à tirer des leçons de ce conflit, en rendant hommage aux soldats quelques jours avant la fin du retrait prévu de l’armée américaine de ce pays. «Nous laissons derrière nous un État souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour», a dit le président.
Fort Bragg — Le président Barack Obama a salué hier la «réussite extraordinaire» des États-Unis en Irak, mais a appelé à tirer des leçons de ce conflit, en rendant hommage aux soldats quelques jours avant la fin du retrait prévu de l'armée américaine de ce pays.

Lors d'un discours devant des soldats à Fort Bragg, en Caroline du Nord, M. Obama a aussi évoqué le «prix élevé» de cette guerre de près de neuf ans à laquelle il s'était opposé quand il n'était pas encore à la tête des États-Unis.

«Nous laissons derrière nous un État souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour», a lancé le président.

Accompagné de son épouse Michelle, M. Obama s'exprimait devant 3000 militaires rassemblés à Fort Bragg où sont basées plusieurs unités des forces spéciales ainsi que la 82e division d'infanterie aéroportée, déployée à de multiples reprises en Irak depuis l'invasion de mars 2003.

«C'est une réussite extraordinaire, qui a pris neuf ans», a-t-il dit, en reconnaissant «le dur travail et le sacrifice» qui ont été nécessaires.

«Nous ne connaissons que trop bien le prix élevé de cette guerre. Plus de 1,5 million d'Américains ont servi en Irak. Plus de 30 000 Américains ont été blessés, et ce sont seulement les blessés dont les blessures sont visibles», a-t-il ajouté, en allusion aux séquelles psychologiques dont souffrent certains anciens combattants.

Quatre mille cinq cents soldats américains et au moins 60 000 Irakiens ont péri durant le conflit depuis l'invasion de mars-avril 2003. Tout compris, la guerre d'Irak aura coûté plus de 1000 milliards de dollars, a dit mardi le président Obama.

M. Obama avait beaucoup évoqué lors de sa campagne présidentielle victorieuse de 2008 son opposition initiale à la guerre en Irak, en 2002 et 2003 lorsqu'il n'était encore qu'élu local.

Le dirigeant démocrate avait en effet durement critiqué l'administration de son prédécesseur républicain George W. Bush pour avoir lancé cette guerre, selon lui à mauvais escient. Mais il a dû gérer les conséquences de ce conflit tant en politique étrangère que sur le plan intérieur.

La guerre a constitué «une source de grande controverse ici», a rappelé M. Obama, qui avait estimé lundi, en recevant le premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, à la Maison-Blanche, que «l'histoire jugera[it]» la décision d'ouvrir les hostilités.

Même s'il a noté qu'il était «plus difficile de mettre fin à une guerre que de l'entamer», il a une nouvelle fois évité la polémique hier en soulignant que «les dirigeants et les historiens continueront à analyser les leçons stratégiques de l'Irak». «Et nos commandants prendront en compte des leçons durement apprises lors de campagnes militaires à l'avenir», a-t-il indiqué.

«Mais la leçon la plus importante que vous nous apprenez n'est pas une leçon en stratégie militaire, c'est une leçon sur le caractère de notre pays», car «malgré toutes les difficultés auxquelles notre pays fait face, vous nous rappelez que rien n'est impossible pour les Américains lorsqu'ils sont solidaires», a assuré aux soldats M. Obama, candidat à sa réélection en novembre 2012 et confronté à l'hostilité de ses adversaires républicains en position de force au Congrès.

Seuls quelques milliers de soldats américains restent en Irak à l'approche de la date-butoir du 31 décembre après laquelle ils devront avoir quitté le pays.


Avec Reuters
Le président Barack Obama a salué hier la «réussite extraordinaire» des États-Unis en Irak, mais a appelé à tirer des leçons de ce conflit, en rendant hommage aux soldats quelques jours avant la fin du retrait prévu de l’armée américaine de ce pays. «Nous laissons derrière nous un État souverain, stable, autosuffisant, avec un gouvernement représentatif qui a été élu par son peuple. Nous bâtissons un nouveau partenariat entre nos pays. Et nous terminons une guerre non avec une bataille finale, mais avec une dernière marche du retour», a dit le président.<br />
Barack Obama, accompagné de son épouse Michelle, a évité la polémique hier, à Fort Bragg.<br />
 
 
 
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  • Raynald Blais - Abonné
    15 décembre 2011 05 h 55
    TOUT COMPRIS
    "TOUT COMPRIS, la guerre d'Irak aura coûté plus de 1000 milliards de dollars, a dit mardi le président Obama."
    m.Obama, comme travailleur (ou soldat), nous savons que l'argent ne paie pas tout à moins d'adopter le point de vue de l'investisseur et du spéculateur.
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  • NDNM - Inscrit
    15 décembre 2011 07 h 08
    pas difficile le président
    "une réussite extraordinaire", il n'est pas difficile le président Obama. 1000 milliards de dollars, 100 0000 morts irakiens, l'image des USA altérée pour des années, des attentats meurtrier tous les jours, violation des droits de l'homme par l'armée US...les seuls à se frotter les mains sont les fabricants d'armes et les pétrolières mais eux ne se vantent pas. Tout cela parti sur des mensonges grossier de l'administration Bush. Très décevant monsieur le président
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  • Pierre Girard - Abonné
    15 décembre 2011 08 h 12
    Il nous prend pour des cons, ce Obama... Sommes-nous tous des cons?
    Comme le dit si bien d'une manière humoristique, Sylvester Stalone, "principe de base, le con à toujours raison parce qu'il est nombreux", dans la satire des Guignols de l'info sur la guerre en Iraq :

    http://www.youtube.com/watch?v=gyzsM1EF614

    À visionner absolument cette vidéo qui dit la vérité avec beaucoup de réalisme malgré son aspect humoristique.

    PG
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  • Roland Berger - Abonné
    15 décembre 2011 08 h 13
    Ii était tellement contre
    Dès les premières passes de Bush pour faire accepter la guerre contre l'Iraq de Saddam Hussein, Barak Obama s'est élevé contre cette folie meurtrière. Évidemment pour des raisons électoralistes, il en est maintenant tout fier. Plus ça change...
    Roland Berger
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  • Denis Poitras - Inscrit
    15 décembre 2011 08 h 16
    réussite extraordinaire
    Ne pas y aller du tout aurait été une réussite plus extraordinaire.
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  • dojinho - Inscrit
    15 décembre 2011 09 h 19
    Un retrait virtuel seulement!
    Les États-Unis laissent derrière eux un pays meurtris, pillé, ravagé. Avant même l'assault éclatant mis en branle avec l'Opération "Shock and Awe" en 2003, des membres de l'ONU (démissionaires en guise de protestation) déploraient déjà la mort "évitable" de plus de 3 millions d'irakiens, en majorité des enfants, due à l'embargo décidé par Washington, constituant une punition collective contre un peuple coupable seulement d'avoir à sa tête un dictateur dont les liens d'amitiés avec les dirigeants américains étaient rompus!

    Des chiffres conservateurs estiment le nombre de victimes irakiennes de mort violente résultant directement du conflit entre 400000 et 650000 (et non 100000 comme mentionné dans plusieurs commentaires). À noter que peu importe quel côté est physiquement responsable de la mort de ces victimes car selon les procès de Nuremberg, la responsabilité finale incombe à l'aggresseur, dans ce cas-ci les États-Unis, pour toute violence issue du conflit.

    Ce qu'Obama laisse derrière, ce n'est pas un éclatant succès mais un pays en tutelle, une prologation de l'expérience américaine avec le néo-libéralisme, une ardoise immaculée pour rebâtir une économie selon le modèle de Milton Friedman et ses "Chicago boys". Il laisse aussi derrière la plus grosse ambassade de la planète, une vraie petite ville fortifiée, protégée par des milliers de mercenaires, d'où Washington entend garder le contrôle du pays et de son or noir. Toute une réussite, en effet!
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  • michel lebel - Inscrit
    15 décembre 2011 10 h 10
    L'Histore jugera sévèrement
    Une "réussite extraordinaire"! Il fait dans l'hyperbole, Barack Obama! Mais devant des militraires, il met le paquet. Inutile de le redire: la guerre en Irak fut tout simplement une erreur, une erreur tragique pour plusieurs. Mais les Hommes sont ainsi faits: ils commettent des erreurs. Une des plus graves est de faire, sans raison péremptoire, une guerre. Triste humanité! L'Histoire jugera sévèrement bien des dirigeants, mais celle-ci n'effacera jamais les morts, les blesssés et les souffrances de toutes sortes. Obama ne devrait jamais l'oublier.
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  • Kris13104 - Inscrit
    15 décembre 2011 11 h 39
    des mots, encore des mots..
    4.500 sodats américains que l'état américain a sacrifié sur la base d'un mensonge avéré, sans compter les dizaines de milliers de morts irakiens, la destruction majeure des infrastructure irakiennes, ne parlons pas des troubles internes générés par cette intervention dans le seul pays laïc de la région. M. Obama a terminé cette guerre, il faut lui en faire crédit, mais quoiqu'il en dise (il ne peut pas dire autre chose), c'est un résultat calamiteux, incroyablement couteux dans un contexte de crise, dramatiquement pesant pour les populTIONS qui cependant profite largement aux pétroliers américains, initiateurs de cette guerre.
    Quand les américains se débarasseraont-ils de cet impérialisme qui les rend insupportables et qui finiront par leur coûter cher.
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  • northernbud - Inscrit
    15 décembre 2011 11 h 42
    Une chance...
    ... que ce fut une réussite. J'aurais pas voulu voir ce qu'aurait été un échec lamentable.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    15 décembre 2011 12 h 22
    Inapproprié

    Il y a parfois de ces langages inappropriés !

    Ici, pas un mot mais deux mots : réussite et extraordinaire.

    Comme terminologie appropriée, c'est un échec.

    Comme guerre qui a commencé par un de ces «feux d'artifices extraordinaires» (terrifiant), ce fut un échec extraordinaire. Pour le pire et pour le pire.

    On parle des personnes décédées en très grand nombre; blessés à mort. 5 ou 6 fois plus, vivent encore des personnes avec déficits physiques et mentaux de tous les ordres. Blessés à vie.

    Échec encore, car pas porteur de vie.
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  • tire-bouchon - Inscrit
    15 décembre 2011 17 h 01
    Réussite comme destruction totale.
    La force militaire de l'Irak est anéantie, la 'cohésion sociale' imposée par Saddam n'existe plus, les chiites majoritaires et anti-Occident sont au pouvoir, les Chinois ont commencé à exploiter des puits de pétrole, etc…
    Ce pays est le berceau de notre civilisation et des pièces de musée d’une valeur inestimable ont étés volées et détruites.
    Les vieux conflits avec les Druzes, les Sunnites vont sûrement ressurgir et apporter de la violence dans ce pays pour des dizaines d’années encore.
    La vraie réussite réside en l'anéantissement total de la menace qu'était l'Irak envers Israël. C'est la seule motivation de cette guerre.
    Les Israéliens ont utilisé leurs esclaves américains qui se sont endettés royalement et ont fourni la chair à canon pour accomplir leur sale besogne.
    Il ne faut pas oublier les centaines de milliard$ qui sont allés dans les poches des amis du pouvoir dans cette aventure.
    Belle réussite en effet.
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