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Quelques idées pour en donner le moins possible au fisc

Claude Chiasson   10 décembre 2011  Actualités économiques
L'année 2011 s'achève. Et pour la terminer sur une bonne note, je vais utiliser cette chronique pour vous rappeler les nombreux points fiscaux à considérer afin de contenir la voracité du fisc.

En ce qui concerne les placements, la date à retenir est le 23 décembre. C'est le dernier jour ouvrable pour effectuer des transactions à la Bourse. Après cette date, les transactions seront conclues et dûment enregistrées en 2012.

Donc, la première chose à faire est de soustraire des griffes du fisc les gains réalisés cette année en réalisant des pertes s'il y a lieu. Étant donné le piètre comportement de la Bourse en 2011, plusieurs titres de compagnies montreraient probablement une perte en capital s'ils étaient vendus maintenant. Celles-ci pourraient être déduites contre des gains imposés lors des années précédentes (2008, 2009 et 2010). Ou encore contre des gains réalisés cette année. En dépit de la morosité boursière, les actions de plusieurs grandes compagnies se sont appréciées en 2011. Je pense ici aux actions de BCE, d'Enbridge, de TransCanada Corp., de celles des grands chemins de fer. L'investisseur peut en vendre une partie pour réaliser des gains contre lesquels il déduira ses pertes réalisées. Attention: il ne s'agit pas ici de défaire son portefeuille. Les actions de la plupart de ces grandes compagnies sont solides et demeurent des placements stratégiques à long terme. Aussi, la personne qui envisage de vendre les titres de l'une de ces grandes entreprises pour réaliser des gains devrait probablement les racheter plus tard.

Gare aux pertes apparentes

Quant à vendre des titres dans le but de réaliser des pertes, l'investisseur doit le faire en respectant les règles sur les pertes apparentes. Ces règles stipulent que la perte sera refusée à titre de déduction en 2011 si lui ou le conjoint rachète le même titre dans les 30 jours suivant ou précédant sa vente. Le non-respect de cette période de 30 jours avant et après la vente d'un titre fait en sorte que le fisc traitera ladite perte comme une perte apparente qui est non déductible en 2011. Elle le sera par contre pour 2012 et les années subséquentes.

Par ailleurs, dans votre calcul pour déterminer votre gain ou perte en capital sur un placement étranger, n'oubliez pas d'inclure les variations du taux de change (elles peuvent être importantes en 2011) entre le moment de l'achat et celui de la vente du titre.

Autre point important: prenez garde de ne pas acheter des fonds communs ou autres placements ayant des dividendes ou autres revenus accumulés à distribuer avant la fin de 2011. Ces revenus viendront grossir vos revenus imposables de la présente année. Préférablement, veuillez reporter l'achat de tels placements en 2012.

Réorganiser ses emprunts

Réorganiser vos emprunts de manière à rendre leurs intérêts déductibles est une chose à considérer. Surtout qu'il est possible pour un particulier de vendre des placements boursiers et d'utiliser le produit de la vente pour rembourser des emprunts dont les intérêts ne sont pas déductibles. Ensuite, il pourra emprunter de nouveau pour effectuer des placements boursiers (attention ici de ne pas pousser trop loin l'effet de levier à la Bourse). Les intérêts de ces nouveaux emprunts seront alors déductibles de ses revenus de placement.

La technique de la mise à part de l'argent est une autre avenue permettant à un travailleur autonome de remplacer ses emprunts aux intérêts non déductibles (dont l'hypothèque sur sa résidence) par des emprunts aux intérêts déductibles. Cette technique concerne uniquement les travailleurs autonomes non incorporés (j'insiste ici sur le «non incorporés») et peut s'avérer pour eux une source incroyable d'enrichissement à long terme. Cette stratégie consiste à créer deux comptes bancaires, un compte dans lequel seront déposées toutes vos recettes provenant de votre travail, un autre assorti d'une marge de crédit à partir de laquelle vous paierez toutes vos dépenses d'affaires. Les intérêts de l'emprunt contracté pour payer vos dépenses d'exploitation seront déductibles de vos revenus imposables. Quant à vos recettes, vous les utiliserez pour accélérer par exemple le remboursement de l'hypothèque sur votre résidence dont les intérêts ne sont pas déductibles, pour vous prévaloir de vos droits de cotisation inutilisés au REER, pour rembourser le solde de toutes vos cartes de crédit, pour payer à temps vos acomptes provisionnels, pour payer les primes d'assurance, etc. Pour mettre en place une telle stratégie, il est primordial de consulter un fiscaliste.

Voici d'autres points à considérer.

- Si vous songez à retirer des fonds de votre REER dans le cadre du Régime d'accession à la propriété (RAP), n'oubliez surtout pas d'effectuer tous les retraits dans la même année civile, faute de quoi les retraits effectués dans l'année civile subséquente seront pleinement imposables. Et sachez que chaque contribuable peut maintenant retirer jusqu'à 25 000 $ de son REER à cette fin.

- Si vous avez 71 ans en 2011, n'oubliez pas de convertir vos REER en FERR ou en rentes. En effet, vos REER sont automatiquement désenregistrés à la fin de l'année où vous atteignez l'âge de 71 ans. Dans le cas du FERR, afin de réduire le retrait minimum annuel imposé par la loi, vous pouvez indiquer à votre institution financière d'utiliser l'âge de votre conjoint pour calculer lesdits retraits, si évidemment celui-ci est plus jeune que vous.

- Si vous approchez de la retraite (à moins de dix ans de celle-ci), envisagez d'investir dans les unités d'un des deux fonds de travailleurs, soit le Fonds de solidarité des travailleurs du Québec FTQ ou le Fondaction de la CSN. Dans ce dernier cas, question de hausser le capital du fonds, le gouvernement du Québec a une fois de plus majoré temporairement le crédit d'impôt alloué, le faisant passer de 15 % à 25 % du capital investi (achat maximum annuel de 5000 $). Les crédits d'impôt combinés fédéral et provincial totalisent donc 40 % du montant investi. Dans le cas du fonds FTQ, les crédits combinés totalisent 30 % du montant investi. Pour un achat de 5000 $, les unités du Fondaction accorderont un crédit de 2000 $ contre 1500 $ pour le fonds FTQ. En versant ces unités dans un REER, les crédits et reports d'impôt (à un taux d'imposition de 42 %) totaliseront 4100 $ pour le Fondaction et 3600 $ pour le fonds FTQ. Hâtez-vous d'acheter les unités du Fondaction avant que le crédit temporaire de 25 % au provincial ne prenne fin (le Fonds prévoit avoir fait le plein de nouveaux capitaux autour du 16 décembre).

- La cotisation annuelle maximale au REER est de 22 450 $ en 2011. Les cotisations doivent être faites au plus tard le 29 février 2012 pour qu'elles puissent être déductibles de votre revenu imposable 2011.

- Si vous envisagez d'effectuer un retrait de votre CELI (compte d'épargne libre d'impôt), faites-le avant le 31 décembre. Ce retrait s'ajoutera à vos cotisations permises de 2012 (elles seront de 5000 $ en 2012; pour ceux qui n'ont pas encore cotisé au régime, la cotisation cumulée permise en 2011 s'élèvera à 15 000 $, à 20 000 $ au 1er janvier 2012).


cchiasson@proplacement.qc.ca


Classe Internet: www.proplacement.qc.ca
 
 
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  • Darwin666 - Inscrit
    10 décembre 2011 01 h 27
    «la voracité du fisc»
    Qu'on donne des conseils pour payer moins d'impôts, ça me va. Mais qu'on parle de voracité après toutes les baisses d'impôts et de taxes des dernières années qui entraînent des coupures de services essentiels, je trouve cela pour le moins irresponsable, pour ne pas dire plus...
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  • Jean Lapointe - Abonné
    10 décembre 2011 09 h 35
    Belle mentalité !

    Je comprends très bien qu'on se préoccupe de voir à ce qu'on ne verse pas plus d'impôts que ce qu'on est obligé de verser, surtout quand on a des gouvernements comme ceux qu'on a ces temps-ci, mais je trouve un peu irresponsable de parler de la voracité du fisc.

    C'est comme si on nous enlevait une partie de nos revenus sans avoir rien en retour.

    C'est oublier ce à quoi sert l'argent que nous versons aux gouvernements.

    IL est sûr que cet argent pourrait être mieux utilisé mais il est utile.

    Est-ce que vous considérez que les gouvernements nous volent monsieur Chiasson?
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  • Olivier Roy-Baillargeon - Inscrit
    10 décembre 2011 09 h 53
    Choix de termes
    M. Chiasson,

    Autant je vous lis assidument et avec le plus grand plaisir, autant j'éprouve un malaise devant vos références à «la voracité du fisc» et vos recommandations pour «soustraire [de ses] griffes» le maximum possible de nos revenus. Vos choix de termes semblent laisser transparaître un parti-pris néolibéral voire libertarien qui participe à mon avis d'une grave dérive de notre État-providence.
    Je consens que nous payons impôts considérables et que l'État met à notre disposition toutes sortes de moyens nous permettant de nous y soustraire, à tout le moins partiellement (REÉR, CÉLI, crédits d'impôt sur les dons et les laisser-passer de transport en commun, déductions fiscales sur les pertes de revenus, etc.). Je trouve toutefois dommageable pour notre capacité collective à nous offrir des services publics universels et de grande qualité que nous élevions au rang de quasi dogme le fait que nous sommes surtaxés et surimposés et qu'il nous faille rivaliser d'ingéniosité pour saisir chaque possibilité qui nous est offerte de contribuer le moins possible au financement de notre filet social.
    Ne vous méprenez pas: je suis entièrement d'accord que notre social-démocratie est perfectible et que tant la qualité que la quantité de nos services publics n'est pas suffisante en fonction des taxes et impôts que nous payons. À ce chapitre, les Suédois, Norvégiens et Danois en paient considérablement plus que nous, mais ils en ont aussi proportionnellement plus que nous pour leur argent. Je crois donc que nous devrions les avoir comme modèles.
    J'aimerais toutefois que nous ne fassions pas tout en notre possible pour inciter la population à détester payer des impôts. Or, par cette chronique, j'ai bien peur que ce soit ce que vous contribuez à faire, indirectement. Je comprends vos objectifs, mais j'apprécierais que vous choisissiez mieux vos mots à cette fin, avec la retenue, la sagesse et le discernement qui vous caractéri
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  • Jean Richard - Abonné
    10 décembre 2011 15 h 56
    Le lexique de la droite néo-libérale
    Il faut de tout pour faire un monde. Il faut croire qu'il faut de tout pour faire un quotidien. Le Devoir n'est pas le plus à gauche des quotidiens occidentaux, mais ici, on a l'impression de lire une traduction du National Post.

    Les impôts vus par la droite néolibérale, c'est comme le cancer, ou pire, comme la peste, un mal qui répand la terreur, mal que le fisc en sa fureur inventa pour punir la vertu des... riches.

    En français normal, un citoyen qui paie des impôts, c'est un contribuable, puisqu'il contribue au bon fonctionnement de l'état et à celui de la société. Dans la bouche de la droite néolibérale, il est devenu un payeur de taxe - ou un taxé. Payer sa quote-part à la société, c'est comme se faire détrousser par un monstre vorace, aux griffes acérées - sans se demander comme dit ci-haut à quoi servent les impôts.

    Puissions-nous espérer que les réactions au discours de M. Chiasson soient perçues comme une invitation pour ce dernier à recentrer son discours. Ce n'est pas terminer l'année « sur une bonne note » que de lire de telles choses dans un quotidien indépendant dans lequel on retrouve généralement des éditoriaux de qualité.
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  • Daniel Pontbriand - Inscrit
    10 décembre 2011 22 h 44
    Le discours de la droite
    Un article écrit pour l'Institut Économique de Montréal.
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  •  
  • meme40 - Inscrit
    11 décembre 2011 08 h 50
    Pour les autres..???
    N'ayant pas de capital, un maigre revenu en bas de 15,000$ dites-moi donc comment je pourrais finir par avoir un (capital)... Taxée comme tout le monde à 15% autant sur les denrées de base que le logement.. l.électricité. le téléphone...les médicaments... allouette.... J'apprécierais une chronique pour déjouer le sort... cette chronique pourrait s'appeler solidarité.( pas celle du gouvernement, humiliante et minable ) un plaidoyer pour un revenu minimum garanti pour tous. avec ce que ce gouvernement jette par les fenêtres et donnent aux plus riches. Il y a bien des facons de ne pas nommer le vol.(..privilèges., abris-fiscaux, pertes en placements, .toutes sortes de choses que l'on a rendues légales, mais oH combien immorales.
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  •  
  • P. Raymond - Inscrit
    11 décembre 2011 08 h 52
    Perceptions différentes
    Et lecture différente selon que l'on soit riche et bien conseillé ou pauvres et in-conseillés?

    Qu'y a-t-il de mal à savoir qu'à l'âge vénérable de 71 ans on doive changer nos billes pour des clous? Qu'y a-t-il de répréhensible à connaître les lois, la fiscalité, l'âge du capitaine et à savoir ce qu'il est possible de garder pour soi?

    Y a-t-il un quelconque conseil financier vers un échappatoire fiscal que l'oeil averti d'un avocat fiscaliste a pu déceler? Le numéro de téléphone d'un fiscal paradis d'une de nos institutions bancaires qu'un œil non averti n'a pu déceler?

    Si, comme il y a 40 ans, nos impôts nous procuraient les services auxquels nous avons droit et pour lesquels nous payons ces impôts, on pourrait être d'accord avec ces propos dignes des zzz'instituts économiques des commentateurs ci-haut.

    En 2011, en payer plus pour qu'Harper fasse joujou militaire, que McKay fasse joujou avec les ambulances des citoyens ou pour d'urgence remplacer mme pet de vache afin qu'aucun salaire ni pension ne se perde? Pas preneur.
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  •  
  • Jeannot Vachon - Inscrit
    11 décembre 2011 10 h 24
    Pauvre M. Chiasson

    Les temps ne sont plus ce qu’ils étaient M. Chiasson. Les gens qui lisent vos chroniques financières, ou du moins ceux qui réagissent, ne semblent pas avoir d’argent à investir ni d’impôt à économiser. Moi j’ai compris que vos termes « voracité » et « griffes », parlant du fisc, ne servent qu’à mettre un peu de couleur sur votre texte et non à dévaluer la valeur des services publics.

    Personnellement j’aimerais payer plus d’impôt, de façon collective bien sûr, pour qu’on en mette plus sur la diminution de la dette ou pour combler des besoins criants ou encore pour diminuer la pauvreté. Par contre, une fois que le gouvernement crée des abris fiscaux ou permet des règles pour en économiser davantage, je serais fou de ne pas en profiter.

    Par exemple, pour moi Fondaction est une scandaleuse subvention à la retraite qui aide les riches trois fois plus que le pauvre qui essaie d’en profiter et j’ai souvent écris à ce sujet. Mais devinez quoi : j’en profiterai au maximum tant que le gouvernement me paiera 80% de mon investissement, et d’ailleurs, c’est déjà fait pour cette année puisqu’on a sonné le dernier service (last call).
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  •  
  • tohi1938 - Inscrit
    11 décembre 2011 11 h 22
    Le plus amusant dans tout ça,
    Ce n'est pas tant de constater qu'il y ait des échappatoires à la voracité ou la gourmandise du fisc, mais bien de comprendre que frauder est érigé en système, et que par conséquent il n'y a pas lieu de pousser des cris d'orfraie lorsque des compagnies fraudent plus mal, ou moins bien que d'autres.
    Tout un système effectivement.
    Car d'après vous qui donc crée ces échappatoires qui ne profitent qu'aux riches ou aux initiés?
    Les fiscalistes et les comptables (agréés évidemment...) et tous ces juristes de pacotille qui modifient les lois pour les rendre profitables, tel qu'indiqué dans l'article de M. Chiasson. Mais bien sûr profitables seulement à ceux et celles qui ont la richesse appropriée.
    Autrement dit pour f--rrer le fisc, et donc l'ensemble de la population, engagez un comptable, de préférence à l'emploi d'une université pour pouvoir prétendre que ses émoluments sont des fonds de recherche et par conséquent échappent à l'impôt grâce à quelque astuce dans les lois financières!
    Ben voyons!
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  •  
  • nathalieg - Inscrit
    11 décembre 2011 15 h 41
    Frauder l'impôt est érigé en système
    TOUT COMME LA PAUVRETÉ EST SYSTÉMIQUE.

    BELLE MENTALITÉ !!!!

    Pauvre petit M. Chiasson avec sa vision très égocentrique de la distribution des richesses.

    Protégeons et encourageons les dirigeants de compagnie et les nombreux riches qui peuvent accumuler et placer de l'argent après avoir subvenu à leur subsistance. Oui, faisons en sorte qu'ils puissent accumuler encore plus d'argent et sauver de l'impôt.
    WOWWW... Comme il est agréable de penser à la vie en société de cette façon.

    Moi qui justement, après avoir coupé la coiffeuse (je me coupe et teint les cheveux moi-même), après avoir arrêté de m'acheter du linge (seulement lorsque très usé et percé), après avoir arrêté les sorties (c'est quoi un restaurent? une pièce de théâtre?), je me demandais quoi couper dans mon épicerie. Peut-être la viande. Après tout des pois chiches et des lentilles ça couten mtoins chers.

    Oui, vraiment M. Chiasson, je comprends mieux pourquoi, moi, simple salarié. paie la totalité de mes impôts (de bien maigre impôt car un salaire bien maigre) mais payés en totalité car aucun moyen de m'en sauver.
    Oui. je comprends mieux que c'est pour les pauvres riches qui en veulent toujours plus.
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