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Lettres - Mise à l'écart du Canada

Georges A. LeBel - Avocat à la retraite et professeur de droit à l'UQAM  9 décembre 2011  Actualités économiques
Le Devoir n'a pas signalé la création le 3 décembre de la Communauté des États latino-américains et caraïbes. (CELAC). Trente-trois États des Amériques se sont réunis sans les États-Unis et le Canada.

Il ne faut pas s'illusionner; malgré les dénégations diplomatiques, il s'agit bien d'une remise en cause directe de l'Organisation des États américains, OEA, cette association de souris dominée par un chat... (34 États sauf Cuba).

Cette mise à l'écart du Canada résultant de l'actuelle politique servile du gouvernement Harper, qui s'illusionne en se voyant «rat» à l'abri du chat, met en péril la prégnance et la légitimité de la Cour interaméricaine des droits de l'homme de l'OEA et de ses Déclarations de droits.

Il n'y a donc pas qu'à Durban ou à Jérusalem que la politique internationale réactionnaire du Canada a des conséquences graves, non seulement sur les droits, le respect du Canada dans le monde, mais encore sur ses opportunités économiques.

***

Georges A. LeBel - Avocat à la retraite et professeur de droit à l'UQAM - Le 7 décembre 2011
 
 
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  • Pierre Rousseau - Inscrit
    9 décembre 2011 11 h 32
    Oui, mais...
    Effectivement la CELAC rejette explicitement le colonialisme nord-américain et exclut le Canada et les ÉU de la nouvelle organisation pan-américaine. Il est clair que ces pays voient ce nouvel organisme international comme un remplacement à l'OEA. Par contre, pour le Canada ça ne veut rien dire puisque notre cher pays qui se dit préoccupé par les droits humains à travers le monde n'a JAMAIS ratifié la Convention américaine relative aux droits de l'Homme et n'est donc pas soumis à la compétence de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme. Par son adhésion à l'OEA, le Canada se trouvait à adopter la Déclaration américaine des droits et devoirs de l'Homme et reconnaissait donc la compétence de la Commission à étudier des dossiers provenant du Canada mais la Commission n'a qu'un pouvoir de recommandations que le Canada peut ignorer de toutes façons... Ce n'est que la Cour qui a des pouvoirs contraignants mais le Canada s'est soustrait à sa compétence en ne ratifiant pas la Convention.

    Alors le Canada n'a aucune influence sur la Cour ni sur la Convention ne l'ayant pas ratifiée et sa mise à l'écart n'aura aucune influence non plus mais ça démontre encore une fois, comme le dit le professeur LeBel, que l'attitude du Canada à l'échelle internationale est loin d'être édifiante et ses politiques réactionnaires mettent très certainement le Canada à l'écart du reste des Amériques et de la communauté internationale.
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