Construction - Derrière les chiffres ronflants de juillet, un essoufflement se profile
Au Québec, 3243 logements ont été mis en chantier en juillet
Photo : Jacques Nadeau
Au Québec, 3243 logements ont été mis en chantier en juillet dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus. Ce chiffre porte à 21 290 le nombre de logements mis en chantier entre janvier et juillet, soit une hausse cumulative de 9 % par rappor
Les mises en chantier ont surpris par leur vigueur le mois dernier, principalement au Québec. Mais l'avertissement demeure: derrière le fort bond en juillet se cachent des signes d'essoufflement de la construction domiciliaire au pays.
Selon les dernières statistiques de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), les mises en chantier au Canada ont été de 223 500 (en données annualisées et désaisonnalisées) en juillet, contre 205 900 le mois précédent. Cette progression de 8,5 % vient contredire les prévisions des analystes, qui tablaient sur la mise en chantier de 205 000 logements résidentiels (en rythme annuel) le mois dernier. L'essentiel de la vigueur demeure redevable à la construction d'immeubles locatifs, avec une augmentation de 9,5 % à 90 800 logements, quoique «les mises en chantier de maisons individuelles, bon baromètre sous-jacent de l'état du marché de l'immobilier résidentiel, aient progressé de 4,7 %, à 103 100», a noté John Anania, économiste en chef délégué chez RBC Groupe Financier.
Bas taux
Bob Dugan, économiste en chef du Centre d'analyse de marché de la SCHL, a rappelé que «les bas taux hypothécaires et la création d'emploi continuent de favoriser la confiance des consommateurs et sont les principaux moteurs de l'activité dans le secteur de la construction résidentielle».
La construction domiciliaire est demeurée vigoureuse partout au Canada à l'exception de l'Ontario. Mais les plus forts gains observés en juillet sont venus de la Colombie-Britannique, avec un gain mensuel annualisé de 34 %, et du Québec (+16 %).
Au Québec, 3243 logements ont été mis en chantier en juillet dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus. Ce chiffre porte à 21 290 le nombre de logements mis en chantier entre janvier et juillet, soit une hausse cumulative de 9 % par rapport à la même période en 2002.
Par segment, les mises en chantier étaient en hausse de 21 % le mois dernier dans le locatif, à 1686 logements. Toutefois, «tandis que la croissance observée au cours des derniers mois était attribuable uniquement aux mises en chantier de logements locatifs, en juillet on a signalé des hausses notables (11 %) au chapitre des maisons individuelles, avec 1557 mises en chantier. Cette hausse provient des gains enregistrés dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Québec, où les mises en chantier étaient en hausse de 26 et de 37 % respectivement par rapport à juillet 2002», peut-on lire dans le communiqué de la SCHL, qui a cependant comptabilisé des reculs dans les régions de Sherbrooke (-30 %), de Saguenay (-45 %) et de Gatineau (-57 %). Pour les sept premiers mois, le bilan québécois de la construction de maisons individuelles demeure similaire à celui de la période correspondante de 2002.
Revenant à la statistique canadienne, John Anania a précisé que le bond de juillet, qualifié d'inattendu, «a surpris beaucoup de monde». Estimant que le marché immobilier commençait «à défier la gravité», l'économiste de la Banque Royale a fait ressortir que, depuis le début de l'année, «les mises en chantier de maisons individuelles sont en recul de 3,4 % et les reventes de maisons existantes ont diminué de 4,3 % par rapport à la même période l'an dernier. La courbe de tendance du marché immobilier s'est aplatie, et il est peu probable qu'elle remonte. La hausse récente des taux hypothécaires et le tassement du marché du travail freineront l'accessibilité à la propriété à l'avenir.»
Les économistes du Mouvement Desjardins épousent également ce scénario allant dans le sens d'une baisse de régime dans la construction domiciliaire, jusqu'ici principal moteur de l'activité économique. «Le bilan des derniers mois illustre également qu'en dépit d'une certaine volatilité mensuelle, les mises en chantier demeurent à l'intérieur d'une même fourchette depuis quelques mois.» Faisant également référence au ralentissement de la création d'emplois et à la hausse des taux hypothécaires, en cours et à venir, «le rythme de croissance de la construction résidentielle risque de s'essouffler dans les prochains trimestres».
Selon les dernières statistiques de la Société canadienne d'hypothèque et de logement (SCHL), les mises en chantier au Canada ont été de 223 500 (en données annualisées et désaisonnalisées) en juillet, contre 205 900 le mois précédent. Cette progression de 8,5 % vient contredire les prévisions des analystes, qui tablaient sur la mise en chantier de 205 000 logements résidentiels (en rythme annuel) le mois dernier. L'essentiel de la vigueur demeure redevable à la construction d'immeubles locatifs, avec une augmentation de 9,5 % à 90 800 logements, quoique «les mises en chantier de maisons individuelles, bon baromètre sous-jacent de l'état du marché de l'immobilier résidentiel, aient progressé de 4,7 %, à 103 100», a noté John Anania, économiste en chef délégué chez RBC Groupe Financier.
Bas taux
Bob Dugan, économiste en chef du Centre d'analyse de marché de la SCHL, a rappelé que «les bas taux hypothécaires et la création d'emploi continuent de favoriser la confiance des consommateurs et sont les principaux moteurs de l'activité dans le secteur de la construction résidentielle».
La construction domiciliaire est demeurée vigoureuse partout au Canada à l'exception de l'Ontario. Mais les plus forts gains observés en juillet sont venus de la Colombie-Britannique, avec un gain mensuel annualisé de 34 %, et du Québec (+16 %).
Au Québec, 3243 logements ont été mis en chantier en juillet dans les centres urbains de 10 000 habitants et plus. Ce chiffre porte à 21 290 le nombre de logements mis en chantier entre janvier et juillet, soit une hausse cumulative de 9 % par rapport à la même période en 2002.
Par segment, les mises en chantier étaient en hausse de 21 % le mois dernier dans le locatif, à 1686 logements. Toutefois, «tandis que la croissance observée au cours des derniers mois était attribuable uniquement aux mises en chantier de logements locatifs, en juillet on a signalé des hausses notables (11 %) au chapitre des maisons individuelles, avec 1557 mises en chantier. Cette hausse provient des gains enregistrés dans les régions métropolitaines de recensement de Montréal et de Québec, où les mises en chantier étaient en hausse de 26 et de 37 % respectivement par rapport à juillet 2002», peut-on lire dans le communiqué de la SCHL, qui a cependant comptabilisé des reculs dans les régions de Sherbrooke (-30 %), de Saguenay (-45 %) et de Gatineau (-57 %). Pour les sept premiers mois, le bilan québécois de la construction de maisons individuelles demeure similaire à celui de la période correspondante de 2002.
Revenant à la statistique canadienne, John Anania a précisé que le bond de juillet, qualifié d'inattendu, «a surpris beaucoup de monde». Estimant que le marché immobilier commençait «à défier la gravité», l'économiste de la Banque Royale a fait ressortir que, depuis le début de l'année, «les mises en chantier de maisons individuelles sont en recul de 3,4 % et les reventes de maisons existantes ont diminué de 4,3 % par rapport à la même période l'an dernier. La courbe de tendance du marché immobilier s'est aplatie, et il est peu probable qu'elle remonte. La hausse récente des taux hypothécaires et le tassement du marché du travail freineront l'accessibilité à la propriété à l'avenir.»
Les économistes du Mouvement Desjardins épousent également ce scénario allant dans le sens d'une baisse de régime dans la construction domiciliaire, jusqu'ici principal moteur de l'activité économique. «Le bilan des derniers mois illustre également qu'en dépit d'une certaine volatilité mensuelle, les mises en chantier demeurent à l'intérieur d'une même fourchette depuis quelques mois.» Faisant également référence au ralentissement de la création d'emplois et à la hausse des taux hypothécaires, en cours et à venir, «le rythme de croissance de la construction résidentielle risque de s'essouffler dans les prochains trimestres».
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

