Boeuf canadien - À son tour, le Mexique lève partiellement son embargo
12 août 2003
Actualités économiques
Mexico — Comme les États-Unis juste avant lui, le Mexique a levé partiellement son embargo sur les produits bovins canadiens, hier. Il autorisera à nouveau l'importation de viande désossée de bestiaux âgés de moins de 30 mois, d'agneaux et de chèvres de moins de 12 mois, mais gardera sa frontière fermée aux animaux vivants.
Dans un communiqué, le gouvernement mexicain annonce qu'il autorisera à nouveau l'importation de certains produits du boeuf qui, conformément aux preuves scientifiques, ne présentent pas de risque pour la santé humaine ou animale.
Le Mexique est le deuxième plus gros marché pour les exportations de boeuf canadien, et le commerce entre les deux pays est évalué à quelque 200 millions $ par an.
Un représentant de l'ambassade mexicaine à Ottawa a indiqué que les produits qui seront de nouveau autorisés au Mexique représentent 85 % de ce que les Mexicains importent du Canada.
Enquête exhaustive
L'annonce du Mexique note que le Canada s'est livré à une enquête exhaustive et n'a trouvé aucun autre animal atteint de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle. On y mentionne aussi les mesures de protection que le Canada avait instituées avant la détection de l'animal infecté, ainsi que les précautions additionnelles que le Canada a accepté de prendre sur la recommandation d'un goupe d'experts indépendants.
En plus de coupes de boeuf, d'agneau et de chèvre, le Mexique acceptera aussi les importations de veau, de foie et de vaccins destinés à des animaux autres que des ruminants, ainsi que de la nourriture pour animaux de compagnie et des ingrédients destinés à ce type de nourriture, à base de protéines dérivées de non-ruminants.
Les États-Unis et le Mexique ne sont que deux des 34 pays qui ont fermé leurs frontières au boeuf canadien après le 20 mai, date où la présence de l'ESB sur une vache d'une ferme albertaine a été confirmée. La vache malade ne s'est jamais rendue jusque dans la chaîne alimentaire humaine.
Alors que les États-Unis avaient fait savoir qu'ils entameraient immédiatement le processus de réglementation visant à lever l'embargo sur le bétail canadien vivant âgé de moins de 30 mois, le communiqué mexicain ne fait pas mention d'une mesure semblable.
À lui seul, l'embargo américain a fait perdre des millions de dollars et des milliers d'emplois à l'industrie canadienne de l'élevage.
On estime à 11 millions $ par jour les pertes encourues par plus de 90 000 producteurs de boeuf à travers le Canada depuis le début de la crise de la vache folle. Les producteurs de l'Ouest ont été les plus durement touchés.
On apprenait par ailleurs hier que le gouvernement de l'Alberta comptait dépenser jusqu'à cinq millions pour mener des campagnes de promotion du boeuf albertain dans les pays qui rouvriront leurs frontières à la viande canadienne.
Dans un communiqué, le gouvernement mexicain annonce qu'il autorisera à nouveau l'importation de certains produits du boeuf qui, conformément aux preuves scientifiques, ne présentent pas de risque pour la santé humaine ou animale.
Le Mexique est le deuxième plus gros marché pour les exportations de boeuf canadien, et le commerce entre les deux pays est évalué à quelque 200 millions $ par an.
Un représentant de l'ambassade mexicaine à Ottawa a indiqué que les produits qui seront de nouveau autorisés au Mexique représentent 85 % de ce que les Mexicains importent du Canada.
Enquête exhaustive
L'annonce du Mexique note que le Canada s'est livré à une enquête exhaustive et n'a trouvé aucun autre animal atteint de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB), ou maladie de la vache folle. On y mentionne aussi les mesures de protection que le Canada avait instituées avant la détection de l'animal infecté, ainsi que les précautions additionnelles que le Canada a accepté de prendre sur la recommandation d'un goupe d'experts indépendants.
En plus de coupes de boeuf, d'agneau et de chèvre, le Mexique acceptera aussi les importations de veau, de foie et de vaccins destinés à des animaux autres que des ruminants, ainsi que de la nourriture pour animaux de compagnie et des ingrédients destinés à ce type de nourriture, à base de protéines dérivées de non-ruminants.
Les États-Unis et le Mexique ne sont que deux des 34 pays qui ont fermé leurs frontières au boeuf canadien après le 20 mai, date où la présence de l'ESB sur une vache d'une ferme albertaine a été confirmée. La vache malade ne s'est jamais rendue jusque dans la chaîne alimentaire humaine.
Alors que les États-Unis avaient fait savoir qu'ils entameraient immédiatement le processus de réglementation visant à lever l'embargo sur le bétail canadien vivant âgé de moins de 30 mois, le communiqué mexicain ne fait pas mention d'une mesure semblable.
À lui seul, l'embargo américain a fait perdre des millions de dollars et des milliers d'emplois à l'industrie canadienne de l'élevage.
On estime à 11 millions $ par jour les pertes encourues par plus de 90 000 producteurs de boeuf à travers le Canada depuis le début de la crise de la vache folle. Les producteurs de l'Ouest ont été les plus durement touchés.
On apprenait par ailleurs hier que le gouvernement de l'Alberta comptait dépenser jusqu'à cinq millions pour mener des campagnes de promotion du boeuf albertain dans les pays qui rouvriront leurs frontières à la viande canadienne.
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