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Plan Nord - Une décision irréfléchie, dit Landry

L'ancien premier ministre juge les bénéfices escomptés pour les Québécois nettement insuffisants

Bernard Landry: «Il faut qu’une portion considérable de la richesse revienne à la nation québécoise.<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Bernard Landry: «Il faut qu’une portion considérable de la richesse revienne à la nation québécoise.
L'équipe libérale du gouvernement Charest a beau défendre jour après jour son Plan Nord, les critiques se multiplient. Hier, l'ancien premier ministre Bernard Landry a dénoncé le manque de réflexion dans l'élaboration de cet ambitieux projet de développement industriel. Il a aussi ajouté sa voix à toutes celles qui estiment que les citoyens québécois n'obtiennent pas leur dû des énormes quantités de ressources minérales exploitées sur leur territoire.

«Quand on me parle de centaines de millions de dollars en retombées pour l'État, ça m'attriste. Parce que si on me parle de milliards de dollars d'investissements, il faut parler de milliards en retour à la collectivité. Et ça, ce n'est pas encore fait», a-t-il affirmé en marge d'un discours prononcé à la tribune de l'Association des femmes en finance du Québec. «On dit qu'on va extraire pour 8 milliards de dollars de minerais cette année et que ça va nous rapporter un peu plus de 300 millions en redevances? Ce n'est pas correct», a ajouté M. Landry, qui a été à la tête de plusieurs ministères au cours de sa carrière, dont celui des Finances du Québec.

Selon la plus récente évaluation présentée par le ministre Raymond Bachand, l'État devrait toucher 1,8 milliard de dollars de redevances sur cinq ans, ce qui équivaut à 360 millions chaque année. Tout cela dans un contexte où le prix des ressources non renouvelables tirées du sol québécois connaissent, dans bien des cas, des hausses de prix très importantes sur les marchés internationaux. Une partie de la hausse des redevances est d'ailleurs attribuable à cette progression. Pour 2011, on prévoit qu'environ 8 milliards de dollars de minerais seront exploités par les minières. Un chiffre qui devrait continuer de grimper, à la faveur du développement rapide de nouveaux projets d'exploitation.

Raison de plus, selon Bernard Landry, de se questionner sur les façons de tirer le maximum du boom minier qui sera facilité par les investissements de fonds publics. Un travail qui n'aurait pas été fait. «C'est surprenant, parce qu'on a commencé à penser au Plan Nord immédiatement après la signature de la "paix des braves" [en 2002]. Pas de "paix des braves", pas de Plan Nord. Ça veut dire que le gouvernement a eu du temps pour réfléchir à la stratégie. Malheureusement, ils ne l'ont pas fait. Ils ont raté une belle occasion.»

L'ancien premier ministre juge la situation d'autant plus déplorable qu'il estime nécessaire de tenir compte de la réelle «propriété» des importantes richesses naturelles du Québec. «Les ressources naturelles, qu'il s'agisse de cours d'eau ou de minerai, appartiennent au peuple québécois. C'est une richesse nationale. Il faut qu'elles soient traitées de cette manière.»

Cela veut dire qu'il est essentiel de bonifier l'impact positif de l'exploitation sur les finances publiques. «Il faut profiter à fond des retombées économiques, comme les salaires, les impôts et les retombées directes, mais aussi participer au capital-action. J'ai été très content de constater qu'un économiste de l'ampleur de Jacques Parizeau dise la même chose.» Selon Bernard Landry, Québec pourrait utiliser la structure d'une société d'État déjà existante, ou encore faire appel à la Caisse de dépôt et placement. Il estime que la participation dans les entreprises pourrait même atteindre 40 %. «Ce sont des modalités, mais sur le fond des choses, il faut qu'une portion considérable de la richesse revienne à la nation québécoise.»

Le même raisonnement vaut selon lui pour les infrastructures. Le gouvernement devra étudier chaque projet «au cas par cas» et voir si le retour sur l'investissement est au rendez-vous, a-t-il fait valoir. Québec s'est engagé à investir 1,2 milliard de dollars pour développer des infrastructures — routes, ports, aéroports, électricité — sur le territoire du Plan Nord, et ce, d'ici cinq ans. Sur un horizon de 25 ans, on évoque des investissements totaux de plus de 80 milliards de dollars, mais sans préciser quelle sera la facture pour le Trésor public.

Par ailleurs, plus tôt cette semaine, l'ancien premier ministre Jacques Parizeau a sévèrement dénoncé le Plan Nord élaboré par les libéraux. «Le gouvernement laisse apparaître que pour demeurer compétitif, il subventionnera la majeure partie des travaux routiers, annonce une étude pour établir un port en eau profonde et un programme de modernisation des aéroports nordiques. En somme, laisse deviner qu'un "bar ouvert" se profile.»

M. Parizeau a plutôt proposé d'assujettir toute aide publique à un mécanisme de réciprocité qui obligerait les entreprises à céder à Québec une participation équivalente de leur actionnariat. Il faut savoir que plusieurs entreprises minières, essentiellement étrangères, sont déjà à pied d'oeuvre pour solliciter l'aide de l'État.

Et au cours d'un colloque sur le secteur minier organisé à HEC Montréal hier, plusieurs experts des questions économiques, énergétiques et politiques ont servi une série de critiques à l'endroit du «chantier d'une génération». Un projet qui, lorsqu'on prend en compte les dizaines de milliards de dollars de projets que pourrait développer Hydro-Québec, présente un risque pour les finances publiques. Selon Jacques Fortin, professeur titulaire en sciences comptables à HEC Montréal, le gouvernement est «sur le point d'ajouter des sommes gigantesques à la dette publique». «Ce sont des investissements faramineux. C'est peut-être une ambition pharaonique, mais ce sont les gens qui nous suivront qui vont devoir payer. Tout ça fait que l'équilibre du budget du Québec est à mon avis menacé.»
 
 
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  • Gisèle Filion - Abonné
    24 novembre 2011 06 h 21
    Bar ouvert
    C'est ça le problème. On nous fait miroiter des millions de dollars à venir en retombées pour le Québec mais on passe sous silence les milliards que le Québec commence déjà à dépenser pour les infra-structures. C'est ça le "bar ouvert".
    On pourrait peut-être payer les minières pour qu'elles partent avec nos richesses non renouvelables un coup parti.
    Un p'tit bonus! Un p'tit dépassement de coûts, une p'tite enveloppe brune, un p'tit refus d'ouvrir les livres et de montrer aux Québécois ces ententes avec les minières, et hop! Mine de rien les mines sont minées.
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  • michel lebel - Inscrit
    24 novembre 2011 07 h 33
    Les belles-mères!
    Voici qu'une deuxième belle-mère se réveille pour critiquer le Plan Nord! Il ne manque plus que notre Lucien national! Mais je doute que ce dernier intervienne, trop occupé avec son gaz de schiste. Il travaille fort et concrètement pour la nation... au lieu de placoter.
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  • François Dugal - Abonné
    24 novembre 2011 07 h 45
    Un écran de fumée
    Le plan «Nard» est un écran de fumée qui monopolise les médias, évitant ainsi de parler des vrais affaires.
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  • Georges Paquet - Abonné
    24 novembre 2011 08 h 00
    Jacques Parizeau a dit...
    M. Parizeau qui s'y connait autant sinon plus que Bernard Landry, a dit très clairement que la politique des redevances avait été élaborée correctement. Il a aussi dit qu'il était logique et même urgent d'attirer de nouveaux investissements au Québec. De plus, il a suggéré que l'Agence du Plan Nord négocie avec les investisseurs afin que le Québec obtienne une participation au capital-action des entreprises en contrepartie des investissements effectués dans les infrastructures qui correspondent aux besoins des entreprises. Très logique et très faisable.
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  • François Ricard - Abonné
    24 novembre 2011 08 h 12
    Qu'en est-il vraiment?
    On parle d'un plan.
    Est-ce que nous pourrions le voir ce plan? Dans ses différentes étapes? Dans ses implications monétaires, sociologiques, écologiques?
    Pourquoi ne ferait-il pas l'enjeu de la prochaine campagne électorale où tous les partis pourraient nous expliquer leur façon de l'aborder? Et comme pour l'hydro-électricité avec le PLQ de 1962, la population pourrait choisir le plan qui lui semble le meilleur.
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  • Serge Manzhos - Inscrit
    24 novembre 2011 08 h 14
    est-ce que 300 millions de 8 milliards c'est beaucoup
    je comprends qu'il faut s'assurer que l'investissement dans les infrastructures soit payant, mais quand j’écoute l'ensemble des récriminations provenant de "PQ
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    24 novembre 2011 08 h 26
    La charrue devant les boeufs
    Monsieur Charest voulait passer à l'histoire comme un grand politicien, alors il a imaginé faire un grand projet. Donc le but de son projet n'est pas d'aider son peuple, mais de passer à l'histoire. C'est ça mettre la charrue devant les boeufs.

    Il ne passera pas à l'histoire comme un grand politicien qui a défendu son peuple, mais comme un magouilleur qui l'a trahi.

    Serge Grenier
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  • bourgeoisgentilhomme - Inscrit
    24 novembre 2011 08 h 26
    un rappel à Landry
    Stéphane Laporte écrivait ce matin dans la Presse que Parizeau c'était la belle-mère de Pauline Marois et non de lui. C'était signé Jean Charest. La même chose pourrait être dit à M. Landry. Parizeau a nationalisé l'amiante et Landry a fait la Gaspésia ( deux gros désastres ). Ils n'ont donc pas de leçons à faire à personne. Et au fait, c'est quoi le plan de création d'emplois au PQ? Le gouvernement libéral cherche à promouvoir un plan nord qui n'est pas parfait je le reconnais. Cependant, au PQ ce serait plutôt, en termes d'économie, au plan neutre que nous en serions. N'est-ce pas aussi Pauline Marois qui disait elle-même quelques temps après le lancement du plan nord qu'elle le ferait elle aussi moyennant quelques changements. La situation est évolutive et il faut au moins donner une chance à un démarrage de quelque chose au Québec quitte à rectifier le tir un peu plus tard. Car donner une image négative au plan nord signifie que nous restons au neutre.
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  • Archange Gabriel - Inscrit
    24 novembre 2011 08 h 43
    Légitimité
    Le gouvernement Charest n'a absolument pas la légitimité pour lancer un projet comme celui du plan Nord. Il nage dans la corrution, il est en fin de régime et l'atmosohère est devenue malsaine. Il n'y a que Jean Charest, dont l'égo est devenu une excroissance, pour ne pas s'apercevoir qu'il est détesté par 80% des québécois.

    C'est un plan Nord fait sur mesure pour les tinamis et tous les i et les o dont il est le parrain comme l'avait bien dit Gérard Deltell.
    Sur mesure comme la commission d'enquète du début qui s'est fait rappeler à l'ordre et le gouvernement Charest doit depuis 8 ans reculer chaque fois qu'il tente une arnaque au peuple québécois qui veillent au grain. Mais on ent vraiement tanné.

    Qu'il aille en élection et il va retomber les deux pieds sur la terre.
    Ce plan il se les fait par narcissisme, non dans l'intérèt du QuÉbec.Monsieur veut avoir son nom dans l'histoire. Il l'aura mais pas pour ce qu'il croit. Le réveil sera dur à l'ego.

    AR
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    24 novembre 2011 08 h 45
    Désinformation confondue avec stratégie politique.
    Avec Jean Charest et les Libéraux, c'est simplement une politique de désinformation. Le plus déplorable dans tout ça, c'est que ça pourrait coûter très cher au Québec, à plus ou moins long terme. Bref, avec ce genre de chose, ce n'est certainement pas demain que vous cesserez de payer des impôts. Et en plus, un beau filet de sécurité derrière ce manque de congruence, il n'y a pas d'imputabilité.
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    24 novembre 2011 09 h 21
    1,8 milliard sur 5 ans
    pendant ce temps les cies vont sortir plus de 50 milliards de ressources.
    C'est donc même pas 4% qu'on va obtenir en redevances.
    L'argument du cout élevé de l'investissement ne marche pas au cout actuel des ressources. L'once d'or en Abitibi coute moins de 400$ à sortir du trou. L'once est revendu 1700$ à matin pour des profits nets de 1300$. C'est du vol
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  • Jean V. - Inscrit
    24 novembre 2011 09 h 30
    Bon les belles mères,
    M. Bernard Gaspésia Landry qui donne ses commetaires sur le Pan Nord. Quelle crédibilité M. Gaspésia Landry peut-il avoir après avoir donné 250millions de notre argent à ses petits amis?? Les belles mères du PQ sortent en sachant qu'ils auront de plus en plus d'attentions médiatiques puisqu'il y aura au lendemain de l'élection partielle du 5 décembre, une course au leadership au PQ. Le commentaire de bourgeoisgentilhomme, est révélateur bravo.
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  • Phenix - Inscrit
    24 novembre 2011 09 h 57
    Arrêtez de parler de belles-mères
    C'est bizarre qu'on parle des belles-mères du PQ pour venir enrichir la discussion au sujet du Plan Nord alors qu'aucun ancien du PLQ n'est là pour défendre le Plan de M. Charest... Peut-on reprocher à ces belle-mères de revéler les non-dits, de vouloir faire avancer le projet pour le bien de l'ensemble des Québécois? Par ailleurs, quand on parle de belle-mère, c'est lorsqu'ils s'ingèrent dans les affaires internes du PQ et non dans les dossiers publics de grandes importances comme c'est acutellement le cas.
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  • jobin - Inscrit
    24 novembre 2011 10 h 25
    Crédible?
    Le problème avec Charest c'est qu-il na aucune crédibilité ,la magouille semble être la seul méthode qui fonctionne avec lui. Comment lui faire confiance ?
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  • France Marcotte - Abonnée
    24 novembre 2011 10 h 30
    Pourquoi pas avant?
    "C'est surprenant (qu'on n'ait pas pensé à comment tirer profit au maximum du boom minier) , parce qu'on a commencé à penser au Plan Nord immédiatement après la signature de la "paix des braves" [en 2002]. Pas de "paix des braves", pas de Plan Nord. Ça veut dire que le gouvernement a eu du temps pour réfléchir à la stratégie. Malheureusement, ils ne l'ont pas fait", dit M.landry.

    Et moi je me demande comment il se fait que c'est seulement maintenant que les gens qui ont la notoriété et les capacités d'influencer le cours des choses manifestent publiquement et ouvertement leur opposition et critiques.
    Qui nous dit que, au fond, vous n'êtes pas de connivence pour berner les Québécois, propriétaires des ressources.
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  • Roland Berger - Abonné
    24 novembre 2011 10 h 30
    « J'chus bon ! »
    « J'chus bon, Jacques Parizeau dit la même chose que moi. » Une autre bouffée d'humilité du Bernard Landry qui, comme le signale Jean V. ci-dessus, s'est servi de Gaspésia pour graisser les amis du régime.
    Roland Berger
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  • Robert Ouellet - Abonné
    24 novembre 2011 11 h 37
    Encore et toujours des opposants à tout...
    Déprimant de voir qu'à chaque fois qu'un projet de développement économique se mets en marche, le nombre de personnes qui sortent publiquement pour le dénoncer. On dirait qu'à chaque fois un concours est lancé pour voir qui le premier réussira à le faire dérapper... Le Québec de 2011 est franchement déprimant, et çà veut faire un pays Sérieux?!?!?!?

    Personnellement je trouve normal que le gouvernement investisse dans la mise en place d'infrastructures histoire d'attirer les projets. Il est normal que les premiers projets ne soient pas ultra-payant, étant donné qu'on devra financer le tout, mais les projets qui suivront le seront beaucoup plus...
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  • petitgraindesel - Inscrit
    24 novembre 2011 11 h 38
    @michel lebel
    Il travaille fort et concrètement pour la nation... au lieu de placoter. en parlant de Lucien Bouchard.
    WOW, que c'est beau. j'en ai les larmes aux yeux. vous êtes sérieux?
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  • LaurieG - Inscrite
    24 novembre 2011 11 h 59
    Soyons constructifs
    Qu'es-ce que ça donne de parler de «belles mères» ou de Gaspésia ? Je ne vois pas ce que ça apporte de plus au débat du Plan Nord, beaucoup plus important que des rancunes partisannes. Il y a du bon dans le Plan Nord, il y a des choses à améliorer et je crois que les commentaires de Jacques Parizeau et Bernard Landry se veulent constuctifs et que ce qu'ils ont mentionnés devrait être entendu et pris en considération par tout le monde.
    Une grande partie du Plan Nord traite de l'exploitation de ressources stocks, quand elles sont extraites, il n'y a plus de retour en arrière possible, peut-on s'assurer d'en tirer le maximum, tout en respectant les valeurs environnementales ? Nous possédons les outils économiques et des modèles internationaux qui nous permettenet d'établir ce maximum. Arrêtons de se chicaner, quand nous aurons fini le train sera passé, encore une fois.
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  • Francois Dorion - Abonné
    24 novembre 2011 12 h 04
    Les retombées
    Les véritables retombées de l'exploitation de richesses naturelles sont en transferts de technologie plutôt qu'en actionnariat dans les compagnies exportatrices.
    Pour des mines de diamants, il faut des transferts technologiques sur l'utilisation du diamant, Ppor des mines d'or, il faut des transferts technologiques sur l'utilisation de l'or. Pour des mines de fer, il faut des transferts technologiques sur l'utilisation du fer.
    Ce n'est que de cette façon qu'on obtient un enrichissement durable pour le territoire.

    François Dorion LLM
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  • P. T.Simard - Inscrit
    24 novembre 2011 12 h 17
    TOUS ENSEMBLES, POUR LA NATION
    Merci à monsieur Shields pour toutes ces bonnes nouvelles cette semaine.

    L'idée ici est de tirer profit de nos ressources; agir en tant que propriétaires terriens. On en discute ouvertement sur ce blogue depuis quelques mois déjà; Nationalisation, Part en actions sur les projets ou les entreprises, Redevances plus élevées, Production secondaire et tertiaire, Pôles de recherche régionaux et développement d'expertise et de grandes entreprises québécoises. Ce qui est vraiment bien, c'est que certains députés élus en parlent en chambre ces temps-ci (Marois, Khadir, Aussant, Bornardel, pour ne nommer qu'eux). Ce qui est moins bien, mais normal, c'est que le gouvernement en place agit moins rapidement que l'évolution de nos idées ici.

    Ce qui serait bien, ce serait de l'entendre de la bouche de celui qui se présente sur toutes les tribunes du monde, et aujourd'hui même à Québec dans le cadre de Québec Exploration, et lundi au palais des congrès. J'ai parlé de M. Charest. Maintenant, s'il aura fallu parler d'enquête publique sur la construction pendant plus de deux ans, il est évident qu'il faudra parler encore longtemps de redevances justes, avant que cela ne se produise. D'autant que la pègre semble travailler d'arrache-pied dans le nord, c'est à se demander qui décide des tenants et aboutissants de ce projet de société, mais c'est une autre histoire...

    Pour finir, parce que les ressources sont non-renouvelables, parce qu'il y a beaucoup d'argent à faire et que nous en avons de beaucoup besoin de cet argent, parce que les permis d'exploration et d'exploitation sont délivrés pour plusieurs dizaines d'années, ..., il est plus qu'important que tous en parlent, le plus souvent possible, afin que le message passe, le plus rapidement et le plus efficacement possible. Merci MM. Parizeau et Landry !

    Il faut éviter les procès d'intention, s'il-vous-plaît. La seule connivence possible ici, c'est celle du "TOUS ENSEMBLES, PAR ET POUR LA NAT
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  • Jean-Yves Papineau - Abonné
    24 novembre 2011 13 h 20
    le levier de l'État
    Au lieu de commentaires sectaires frivoles il faut parler des vraies choses et et de la façon de les améliorer. Ce que messieurs Parizeau, Landry et autres experts essaient de faire.
    Tout projet d'investissement industriel est sujet à des contraintes et donc à des négociations avec les pouvoirs publics. À plus forte raison s'il s'agit de cannibaliser une ressource publique non renouvelable en l'exportant sans transformation.
    Il est donc indispensable que les citoyens connaissent tous les faits pour avaliser les décisions de ses représentants dans ces négociations.
    Dans le cas du Plan Nord, il est évident qu'il y a carence d'information.

    Une longue expérience de la Chine me ferait suggérer que les très riches Sociétés d'État chinoises, qui sont les investisseurs majeurs derrière Century Iron de Toronto qui se déclare le plus important joueur dans le nord du Québec, comprendraient que comme chez eux, le Québec veuille : que le siège social soit au Québec, que le Québec soit partenaire dans leurs projets, que les travailleurs soient québécois et non chinois comme cela se passe en Afrique, etc. Voici un excellent avocat pour plaider cette approche au Québec:
    http://www.centuryiron.com/sites/default/files/fer

    Jean-Yves Papineau
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  • Lise Thibault - Inscrite
    24 novembre 2011 14 h 39
    La réflexion existe, mais elle est au service du privé
    Malgré tout le respect que je dois à M. Landry, je ne crois pas qu'il faille attribuer à un manque de réflexion cette façon délétère d'agir du gouvernement Charest avec avec son Plan nord. Je pense au contraire que tout a été très bien réfléchi. Le problème, ce serait plutôt que ce gouvernement n'est pas dévoué à la chose publique : c'est pour le privé qu'il travaille et c'est vers le bénéfice du privé qu'il dirige toute sa réflexion.... et sa stratégie.
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  • Dominique Collin - Abonné
    24 novembre 2011 18 h 41
    tout a été bien réfléchi en effet
    le plan nord est un plan diabolique inventé pour détruire le Québec, comparable à celui de la Caisse de dépôt.
    Il en coûtera aux contribuables Québécois pour payer les infrastructures et autres dépenses pour faciliter l'exploitation minière, que les Québécois recevront en retour en tout et partout. Ce qui signifie que nos richesses naturelles enfouies dans le sous-sol québécois disparaîtront au profit de cies voraces et que nous n'auront rien reçu en retour pour nos richesses disparues. Le Québec deviendra une coquille vide,,, Nous serons plus pauvre et notre pays sera saccagé. Il n'y a qu''une façon d'agir, c'est d'arrêter ce massacre dans les intérêt des Québécois.
    Il ne faut pas oublier que les gouvernement administre l'argent des contribuables.Il doit le faire dans l'intérêt des contribuables.

    Annette, lectrice
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  • Danielle D - Inscrite
    24 novembre 2011 19 h 21
    Plonger dans le fond au lieux de patoger sur la forme
    Vous aurez beaux parler économie,développement,d’emplois ,d'argent etc.. le problème a mettre a la face des citoyens est en profondeur et avec ce qui ce profile avec Harper on va se faire posséder et sur le fond et sur la forme de l’intérieur du Canada et de l'extérieur par des intérêts étranger.

    Notre survie a long terne en dépend ,les chicane et mesquineries n'ont pas leur place ce qui ce passe est FONDAMENTAL pour notre avenir.Nous sommes en position de force pour prospérer mais en danger de se faire lessiver en une génération

    C'est bien au delà de la politicaillerie et c'est vital d'agir sainement de façon mature mais fermement pour reprendre pouvoir sur notre «LIBRE-ARBITRE DÉCISIONNEL» dont Charest nous prive.

    Bordel allumez!

    Danielle Drolet
    (12° génération(1954):)
    Descendante de Patriote.
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  • le_chialeux - Inscrite
    29 novembre 2011 12 h 08
    Les grands financiers de ce monde
    Bin voyons, arrêtez de vous révolter, la game est perdue depuis longtemps pour les peuples. Les grands financiers de ce monde ont pris le contrôle de la politik mondiale (et Québécoise) depuis plusieurs décénies maintenant. Quant au Québec, le plan est très simple: même chose que pour le reste du CANADA, on va devenir les victimes des Américains et du système néo-capitaliste par nos grandes ressources naturelles, nos grands espaces vierges, et notre eau cristaline. Ils ont tout rafflé, c'est à eux maintenant. Money talks. Je devrais plutôt dire nous SOMMES les naives et ignorantes (très important) victimes. Sign here please!. Les médias nous le dire en pleine, face tous les jours, qu'on se fait voler, mais personne ne veut le croire. Voici quelques exemples évidents (DUH!): un pipeline XL arge pour exporter notre pétrole en vrac, et pourtant nous on paye plus cher que chez eux ?!! De l'électricité vendue MOINS CHER QUE POUR NOUS au Vermont, et des deals sur 25 ans, quand nous on nous révise nos tarrifs à la hause au deux ans ? Vendre nos ressources à des prix non ajustés à la valeur de celles-ci dans un contexte d'explosion des prix de celles-ci justement, mais plutôt selon des potentiels retombés en impôts et salaires, dans un contexte de diminution de ceux-ci justement (ou de désir de diminution du moins, par nous en plus ??!)
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  • le_chialeux - Inscrite
    29 novembre 2011 12 h 10
    Les grands financiers de ce monde (suite)
    Pauvres nous quand même: s'imamginer que nos gouvernements (bons ou mauvais, compétents ou non, qu'importe maintenant) peuvent faire qlq chose pour nous relève de ligonorance des pouvoirs de l'économie mondiale. Le réel pouvoir, appartient aux peuples riches $$, et les Québécois, sans le savoir (DUH!) sont parmis les plus grands profiteurs des ressources naturelles de la planête, les princes et princesses de ce monde, qui, via leurs Iphones, se plaignent qu'on viennent exploiter, chez eux aussi, les ressources naturelles. POur terminer, nos ressources naturel au Nord du Québec, au cas ou vous ne saviez pas, elle ne nous appartiennent même plus. Elles ont été confiées (lire données) en partie à des riches propriétaires, des amérindiens, des Inous, et des compagnies privées. On peut même pas aller faire du 4 roues la bas, c'est pas chez nous ! La stratégie pour le Québecf et ses ressources est simples, elle se résume ainsi: donnner le Grand Nord au peuples autochtones, c'est bien plus simples (et économique !!) de dealler avec une petit gang dans le trou total, que 7 millions de princesses et de princes gâtés à mort??! Maintenant consollez-vous, tant que nous serons parmis les meilleurs du monde à l'école (et du même coup en $$, l'avenir est là Messieurs Dames), on va bien s'en sortir comme peuple.
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