Sixième semaine de conflit - Pas l'ombre d'un règlement chez Vidéotron
Bris techniques — apparentés par la direction à des actes de vandalisme — allant en se multipliant, 14 grévistes devant se présenter en cour aujourd'hui pour des accusations d'outrage au tribunal... Le conflit chez Vidéotron, entrant dans sa sixième semaine, ne permet pas de déceler ne serait-ce qu'une ombre de rapprochement entre les deux parties.
«À l'heure actuelle, 646 techniciens prennent les 1500 autres en otage», a résumé Luc Lavoie, vice-président exécutif, Affaires corporatives, chez Quebecor.
La vente des services d'installations, impliquant le transfert de 646 techniciens à Entourage, demeure au coeur de ce litige et empêche tout retour à la table de négociations. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui ne veut reprendre les discussions avec l'employeur qu'au nom des 2200 techniciens de Vidéotron, qualifie cette vente d'illégale et a porté sa contestation devant le Conseil canadien des relations industrielles. «Nous reconnaissons ce droit de recourir aux tribunaux compétents. Nous allons nous y présenter, convaincus de notre bon droit. Mais la transaction, annoncée le 4 mars, a été conclue le 13 mai. La transaction est terminée, le chèque est encaissé, c'est signé, c'est fini», a martelé Luc Lavoie.
«Nous leur disons: laissons la procédure devant le tribunal se poursuivre, isolons les deux éléments du dossier et parlons du reste. Mais ils refusent. Ils ne veulent pas accepter que la transaction avec Entourage soit chose faite. Tant que ce sera le cas, tant qu'on ne pourra isoler les deux éléments du dossier, on ne peut se parler», a ajouté le porte-parole de Vidéotron.
Il y a impasse. Pendant ce temps, les bris techniques se multiplient sur le réseau de Vidéotron. «Depuis le 13 juin, le réseau de Vidéotron est assailli d'une hausse considérable de pannes. Or il se trouve que ces pannes découlent en totalité d'actes de vandalisme et de sabotage», peut-on lire dans le communiqué de Vidéotron. Le bris le plus important est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, affectant quelque 100 000 abonnés du câblodistributeur, qui estime que durant le week-end, il s'est produit un acte de vandalisme à l'heure. Un autre bris est survenu hier en après midi dans une rue de Québec.
Des bris mineurs, affectant les abonnés par petits groupes. Au total, Vidéotron estime que depuis jeudi, les pannes ont touché quelque 150 000 abonnés. Dans tous les cas le service a été rapidement rétabli.
La confrontation force également 14 employés syndiqués de Vidéotron à se présenter, aujourd'hui, devant la Cour supérieure du district du Québec. Ils doivent «faire valoir les moyens de défense qu'ils peuvent avoir pour éviter une condamnation pour outrage au tribunal», a ajouté Vidéotron. Cette comparution est liée à cette injonction obtenue par Vidéotron venant limiter le nombre de grévistes sur le piquet de grève et comprenant une vingtaine d'autres interdits comme celui de ne pas exercer de filature, de faire preuve de harcèlement ou de proférer des injures. Cette accusation pour outrage au tribunal «touche les autres composantes de l'injonction et ne concerne pas la limite imposée au nombre de piqueteurs», a précisé Luc Lavoie.
«À l'heure actuelle, 646 techniciens prennent les 1500 autres en otage», a résumé Luc Lavoie, vice-président exécutif, Affaires corporatives, chez Quebecor.
La vente des services d'installations, impliquant le transfert de 646 techniciens à Entourage, demeure au coeur de ce litige et empêche tout retour à la table de négociations. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui ne veut reprendre les discussions avec l'employeur qu'au nom des 2200 techniciens de Vidéotron, qualifie cette vente d'illégale et a porté sa contestation devant le Conseil canadien des relations industrielles. «Nous reconnaissons ce droit de recourir aux tribunaux compétents. Nous allons nous y présenter, convaincus de notre bon droit. Mais la transaction, annoncée le 4 mars, a été conclue le 13 mai. La transaction est terminée, le chèque est encaissé, c'est signé, c'est fini», a martelé Luc Lavoie.
«Nous leur disons: laissons la procédure devant le tribunal se poursuivre, isolons les deux éléments du dossier et parlons du reste. Mais ils refusent. Ils ne veulent pas accepter que la transaction avec Entourage soit chose faite. Tant que ce sera le cas, tant qu'on ne pourra isoler les deux éléments du dossier, on ne peut se parler», a ajouté le porte-parole de Vidéotron.
Il y a impasse. Pendant ce temps, les bris techniques se multiplient sur le réseau de Vidéotron. «Depuis le 13 juin, le réseau de Vidéotron est assailli d'une hausse considérable de pannes. Or il se trouve que ces pannes découlent en totalité d'actes de vandalisme et de sabotage», peut-on lire dans le communiqué de Vidéotron. Le bris le plus important est survenu dans la nuit de jeudi à vendredi, affectant quelque 100 000 abonnés du câblodistributeur, qui estime que durant le week-end, il s'est produit un acte de vandalisme à l'heure. Un autre bris est survenu hier en après midi dans une rue de Québec.
Des bris mineurs, affectant les abonnés par petits groupes. Au total, Vidéotron estime que depuis jeudi, les pannes ont touché quelque 150 000 abonnés. Dans tous les cas le service a été rapidement rétabli.
La confrontation force également 14 employés syndiqués de Vidéotron à se présenter, aujourd'hui, devant la Cour supérieure du district du Québec. Ils doivent «faire valoir les moyens de défense qu'ils peuvent avoir pour éviter une condamnation pour outrage au tribunal», a ajouté Vidéotron. Cette comparution est liée à cette injonction obtenue par Vidéotron venant limiter le nombre de grévistes sur le piquet de grève et comprenant une vingtaine d'autres interdits comme celui de ne pas exercer de filature, de faire preuve de harcèlement ou de proférer des injures. Cette accusation pour outrage au tribunal «touche les autres composantes de l'injonction et ne concerne pas la limite imposée au nombre de piqueteurs», a précisé Luc Lavoie.
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