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Perspectives - Sommes-nous si «poches» que ça?

Pierre Fortin   16 novembre 2011  Actualités économiques

À retenir

    Né à Lévis
    Pierre Fortin est professeur émérite de sciences économiques à l’UQAM et membre de la Société royale du Canada. Outres ses chroniques sur l’économie publiées dans le magazine L’Actualité, il a récemment coécrit un essai traitant de l’impact qu’aura le vieillissement de la population sur les finances publiques du Québec. (photo George Akerlof)
    Dernier livre paru: Oser choisir maintenant (PUL, 2007)

Les discours négatifs de la droite et de la gauche sur la performance économique du Québec ont deux défauts. Premièrement, ils sont souvent basés sur des demi-vérités. Deuxièmement, ils engendrent un climat de découragement qui nuit à l'action.

La droite s'inquiète surtout de la création de la richesse. Elle affirme que la croissance économique du Québec est médiocre et que son niveau de vie retarde de plus en plus sur celui des autres nations. Pourtant, le bilan des 20 dernières années fourni par Statistique Canada et l'OCDE démontre le contraire. De 1989 à 2010, le niveau de vie a progressé de 78 % dans les régions pétrolières (Norvège, Alberta, Terre-Neuve et Saskatchewan), de 33 % au Québec, de 32 % aux États-Unis et dans les 20 pays les plus riches de l'OCDE, de 29 % dans les pays du G7, de 23 % en Colombie-Britannique et de 17 % en Ontario. Notre performance a été aussi bonne que celle des États-Unis et des pays les plus riches de l'OCDE, et meilleure que celle des pays du G7 et des provinces canadiennes qui ne flottent pas sur une mer d'huile.

Entendons-nous: la croissance économique du Québec n'a rien d'époustouflant. Mais ce n'est pas vrai que notre niveau de vie recule systématiquement par rapport à celui des autres. En niveau absolu, nous avons aujourd'hui pratiquement rejoint l'Ontario et la Colombie-Britannique. Sur le plan international, nous nous classons au 14e rang parmi les 20 pays les plus riches de l'OCDE: moins riches que l'Australie, les États-Unis, les Pays-Bas et la Suède, aussi riches que l'Allemagne et la Belgique, et plus riches que l'Angleterre, la France, l'Italie et le Japon.

Reconnaissons que, si notre croissance économique a été plutôt bonne depuis 15 ans, c'est en partie parce que le nombre de Québécoises au travail a augmenté d'un incroyable 33 %. Mais ce grand bond en avant de l'activité des femmes ne peut arriver qu'une fois et, malgré tous les efforts pour promouvoir l'activité, le vieillissement de la population va bientôt freiner la croissance de l'emploi. Notre progrès économique va désormais reposer beaucoup plus sur des augmentations de la valeur produite par chaque personne employée — la fameuse productivité — que sur celles du nombre de personnes au travail. Le problème, c'est que nos gains de productivité ont été minables depuis 30 ans: 0,8 % par année. Si nous voulons gruger l'écart de 20 % qui nous sépare encore de la productivité américaine, il est impératif de faire beaucoup mieux. Heureusement, la droite reconnaît cette nécessité.

La gauche, elle, s'inquiète surtout de la répartition de la richesse. Elle répète à tout venant qu'au Québec les pauvres s'appauvrissent et les riches s'enrichissent. Pourtant, cette perception est fausse. De 1976 à 2009, ajusté pour tenir compte de la taille des ménages, le revenu réel après impôts et transferts des 20 % les plus pauvres des Québécois et celui des 20 % les plus riches ont augmenté tous les deux de 28 %, soit exactement dans la même proportion. En 2009 comme en 1976, nos plus riches ont disposé de 4,7 fois plus de revenus que nos plus pauvres. Pendant ce temps, aux États-Unis, l'inégalité du revenu a explosé. Le revenu des plus riches y est maintenant 10,4 fois plus élevé que celui des plus pauvres. Nos riches sont riches, mais pas scandaleusement comme aux États-Unis.

La pauvreté a par ailleurs connu une baisse généralisée au Québec depuis 30 ans. C'est particulièrement vrai des familles monoparentales. De 1996 à 2009, le pourcentage de ces familles qui sont pauvres (revenu inférieur à la moitié de la médiane) est passé de 32 % à 19 %. Le pouvoir d'achat réel des familles monoparentales a bondi de 63 %. Il est maintenant 20 % plus élevé qu'en Ontario. Ce succès spectaculaire est en bonne partie attribuable à l'efficacité redoutable de la politique familiale du Québec: assurance médicaments, congés parentaux, garderies pas chères, prime au travail, équité salariale, soutien aux enfants et salaire minimum établi à 45 % du salaire moyen.

Bien que les inégalités n'aient pas augmenté et que la pauvreté ait diminué au Québec, la gauche ne cesse de clamer le contraire. Ce discours doit changer. La pauvreté est loin d'avoir été éliminée au Québec. Il y a encore 750 000 pauvres, et c'est 750 000 de trop. Mais à force d'entendre répéter que les choses vont de mal en pis — ce qui est faux —, nos concitoyens vont en conclure que nos programmes sociaux sont inefficaces et seront tentés de retirer leur appui. C'est en démontrant, au contraire, que la politique sociale, ça marche, qu'on va les convaincre de continuer à investir pour éliminer la pauvreté qui reste.

Moins d'autodénigrement systématique et plus de rigueur dans la lecture des faits nous redonneraient ce dont nous avons aujourd'hui tellement besoin: la confiance ferme dans notre capacité de relever avec succès le double défi de la création de richesse et de la justice sociale.
 
 
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  • Roger Lapointe Roger Lapointe - Abonné
    16 novembre 2011 06 h 33
    L'autodénigrement des idéologues colonisés.
    Je vous félicite de mettre les pendules à l'heure pour contrebalancer toutes les horreurs venant de la droite démagogique qui pullule dans certains médias de Québécor en particulier, qui ne dit que des demi vérités ou carrément des faussetés sur la situation économique du Québec.Quand j'entends des politiciens comme Legault et autres qui s'affichent comme des gens responsables et informés venir déclarer que le Québec ne bouge pas depuis des années et qu'eux une fois au pouvoir vont lui donner une de ces poussées vers je ne sais où ça me dégoûte et me révolte.Nous sommes une société en mouvement comme tous les États modernes et ce qui reste à faire de toute urgence, c'est de voter des lois et des moyens pour les faire respecter dans le domaine des fraudes fiscales ,évasion et échappatoires de l'impôt,collusion et corruption dans le domaine de la construction et ailleurs.Je vous lis régulièrement ainsi que l'autre observateur éclairé qu'est J F Lisée.
    Une belle occasion se présente actuellement pour moderniser une vielle loi sur les mines qui date du siècle dernier et de forcer le ministre des finances à faire payer par l'industrie minière les redevances dont elle devrait normalement s'acquitter basées sur les revenus bruts des minières et non sur les profits nets.
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  • Democrite101 - Inscrit
    16 novembre 2011 08 h 06
    Questions indiscrètes à un respectable économiste

    Comment expliquer, entre les USA et le Québec, une quasi égalité de croissance (32% et 33%) du niveau de vie de 1989 à 2010 et que nous soyons 20% moins productifs que les Américains ?

    Serions-nous plus productifs si étions encore plus performants en sortant les 750 000 pauvres de la pauvreté ? Certainement moins de pauvres si nous étions plus productifs.

    Un cours «Éthique et Économique», au lieu du cours «Éthique et culture religieuse» serait un grand pas dans la bonne direction...

    Au Cegep, un cours obligatoire «Réussir en affaires » ferait un tabac... très santé !

    Jacques Légaré
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  • Jacques Patenaude - Abonné
    16 novembre 2011 08 h 47
    Ça aurait mérité une première page
    Vous auriez pu ajouter à votre démonstration l'éducation qu'on ne cesse de nous présenter comme un échec lamentable alors que dans les épreuves internationales nos enfants se classent plutôt bien. Le catastrophisme est malheureusement le pain et le beurre des politiciens et des média. Si aujourd'hui je devais en parler avec mon entourage je suis convaincu que personne ne me croirais si je citais ce que vous nous révélez ici.
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  • Kr Girard - Inscrit
    16 novembre 2011 09 h 24
    Objections discrètes à un économiste que je respecte
    28% de 20000$ achète une Civic modèle 2003, 28% de 1 million $ achète une Ferrari neuve. La plupart des systèmes fiscaux reconnaissent qu'on ne peut pas appliquer un seul pourcentage pour évaluer la richesse. En avoir net, les riches sont beaucoup, beaucoup plus riches. Le Québec compte plus de 1000 personnnes ayant un avoir net de 60 millions $, c'est plus, beaucoup plus, qu'il y a 10 ans.

    On aura toujours plus de difficulté à calculer notre productivité. Comme nous payons plus d'impôts que n'importe qui en Amérique du Nord, notre productivité est pénalisée. Les gens savent-ils qu'à une certaine échelle une augmentation de salaire peut se traduire par une diminution de revenu net ?
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  • Jeannot Duchesne - Abonné
    16 novembre 2011 09 h 25
    Enlevez vos lunettes roses Monsieur Fortin
    Si vous regardez les Desmarais et Péladeau de ce monde, les grandes entreprises et les banques, c'est certain que nous ne sommes pas si poches.

    Selon statistique Canada l'écart entre les riches et les pauvres s'agrandit de plus en plus alors que la classe moyenne (les payeurs de taxes) se rétrécit de plus en plus. C'est ainsi au Canada et chez nos voisins du sud.

    Discours au Congrès du Sénateur de Bernie Sanders (2010)
    http://www.youtube.com/watch?v=pSD7rDdbgA4

    Les banques alimentaires ne fournissent plus. Le taux de personnes au travail a augmenté de 33% mais à quels salaires minables? Comment le taux de chômage a-t-il continué à monter malgré que ceux qui n'ont plus d'assurance chômage ne font plus partie des calculs? Malgré que ceux qui fonctionnent en dehors des services de recherche d'emploi ne sont plus dans les statistiques de chercheurs d'emplois.

    Le revenus de 20% des plus pauvres ont augmenté de 28% comme ceux des 20% les plus riches, Woah! Quel progrès! Le niveau de vie lui? L'écart entre riches et pauvres ne s'agrandit pas avec de tels chiffres?

    La réalité est autre chose que des chiffres à l'écran ou sur du papier dans vos universités entretenues par les payeurs de taxes qui ne font pas partie des 20% des plus riches.

    Les pertes de près de 70 milliards de la Caisse de Dépôt ce n'était pas poche. La construction de la grande majorité de nos infrastructures et leurs coût ce n'est pas poche. Les coûts de construction de l''îlot Voyageur ce n'est pas poche. Les coûts de construction du métro de Laval ce n'est pas poche. Le projet du CHUM ce n'est pas poche et les coûts de construction ne seront pas poche.

    Selon les firmes conseil, les grands constructeurs et le nombre de grues qui épate le maire Tremblay, nous ne sommes pas si poche. C'est quand même poche qu'une commission d'enquête soit nécessaire.
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  • Jason Keays - Inscrit
    16 novembre 2011 11 h 01
    Quelques erreurs factuel dans ce texte
    Au Canada, le revenu après impôt des familles qui font partie des 10% les plus fortunées a augmenté de 24% entre 1989 et 2004. Durant la même période, le revenu des familles les moins fortunées a reculé de 8%, selon les données les plus récentes de Statistique Canada.

    Ainsi, les familles les mieux nanties se retrouvent avec des revenus presque neuf fois plus élevés que les familles moins bien nanties. Quinze ans plus tôt, cet écart n'était que de 6,6 fois.Au Canada, le revenu après impôt des familles qui font partie des 10% les plus fortunées a augmenté de 24% entre 1989 et 2004. Durant la même période, le revenu des familles les moins fortunées a reculé de 8%, selon les données les plus récentes de Statistique Canada.

    Ainsi, les familles les mieux nanties se retrouvent avec des revenus presque neuf fois plus élevés que les familles moins bien nanties. Quinze ans plus tôt, cet écart n'était que de 6,6 fois.Mais la situation est encore plus décourageante pour les familles à faibles et moyens revenus: elles gagnent 10% de moins, alors qu'elles travaillent 13% de plus.

    Les familles de la classe moyenne supérieure sont celles qui ont augmenté le plus le nombre d'heures consacrées au travail ( 15,5%), ce qui leur a permis d'améliorer leurs gains... mais seulement de 6%.

    En fait, seules les familles les plus riches - les 10% les mieux nanties - sont réellement gagnantes. Elles gagnent 24% de plus, tout en travaillant 5,7% moins d'heures. http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/ca
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  • Serge Turgeon - Inscrit
    16 novembre 2011 12 h 38
    Bravo pour votre article
    De lire un article comme celui-ci fait vraiment du bien dans un monde de nouvelles toujours aussi négatives. C'est vrai cet article devrait se retrouver en première page.
    De connaître notre position dans le monde devrait stimuler tout le monde!
    Bravo!
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  • SNost - Abonné
    16 novembre 2011 12 h 54
    @ M. Keays
    Ce sont des précisions et non de réelles objections. Je comprends que les plus pauvres s'appauvrissent et les plus riches s'enrichissent. Mais dans des moyennes de grands ensembles, les revenus sont similaires. On peut donc viser des mesures liées directement à ce que vous dites : soutenir les plus pauvres et équiibrer la hausse de revenu des plus riches par rapport au reste (via impôts ou taxes sur produits de luxe?).

    Ceci dit, les dynamique de croissance du revenu des riches et des pauvres sont complètement différentes et donc non comparables, et l'un n'est pas toujours relié à l'autre...

    Personnellement, je suis bien content de voir notre situation au Québec, avec des indicateurs d'ensemble qui sont des plus pertinents et qui relativisent un peu le tout.
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  • Maco - Abonné
    16 novembre 2011 13 h 30
    Qui dis vrai ?
    D'une façon macro ... Nous ne sommes pas si poche que cela.

    D'une façon micro ... c'est vrai que c'est poche (merci à Jason Keays).
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  • Notsag - Abonné
    16 novembre 2011 13 h 38
    Est-ce vraiment une erreur?
    @Jason Keays:
    Vos chiffres comparent la période 1989-2004
    M. Fortin compare des chiffres pour la période 1976-2009.

    Est-ce que vous comparez bien le même type de revenus que M. Fortin, soit après impôt et après transfert?

    Se pourrait-il que vous ayez tous deux raison?

    J'ai également de la difficulté à accepter les comparaisons de revenus après impôts d'un québécois par rapport à un américain.

    Au Québec, nous payons plus d'impôts, mais avons également plus de services sociaux. Le revenu après impôt de l'américain est donc plus élevé, mais il doit utilisé une parti de celui-ci pour obtenir des frais médicaux ou payer la garderie, par exemple.

    Quand l'OCDE fait des comparaisons entre différents pays, est-ce qu'ils tiennent compte de ce genre de facteurs?
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  • G Danis - Abonné
    16 novembre 2011 13 h 41
    @ M Keays
    M. Fortin évoque la situation québécoise alors que vos utilisez des chiffres qui concernent l'ensemble du Canada pour le contredire....pas fort.
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  • Annabella Durocher - Inscrit
    16 novembre 2011 15 h 02
    Les finances de l'État du Québec
    Il faut évoluer et se développer mais pas à n'importe quel prix.

    La hausses des salaires selon le coût de la vie ce n'est pas tout le monde qui y ont droit mais le coût de la vie lui hausse. Regardez le prix de votre panier d'épicerie.

    Au moins 80% de nos ménages Québecois n'arrivent pas à mettre de l'argent de côté, nos spécialistes disent que c'est parce qu'ils dépensent trop. Avec la récession beaucoup de gens ont du piger dans leurs économies et ne sont plus capables d'économisser.

    LE PIRE :
    À tous les jours, notre État nous répète que nous lui coûtons trop cher en services.
    Les finances de notre État sont dans le rouge et notre État continue à dépenser pour des choses non essentielles (Logiciels informatiques à 800 000 millions....et j'en passe.
    Notre État veut montrer une image d'une État riche mais qu'elle héritage va t'elle laisser à nos petits-enfants ?
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  • Maco - Abonné
    16 novembre 2011 15 h 22
    Mais qui contredis qui ?
    Il ne faut quand même pas comparer 28% d'augmentation des plus riches et 28% des plus pauvre comme étant équivalent! C'est fallacieux! Constatant le 28% comme équivalent, ce que nous pouvons en conclure, c'est que tout le monde se déplace en en même temps ... mais pas à la même vitesse.

    Les chiffres de M. Keays sont bons. Son échantillon est plus petit. Étendre son échantillonnage comme le fait M. Fillion permet de passer outre ces changements brusques. En étendant sur plus grand, ça paraît moins. Prenons les PDG par exemple, comme changement brusque il ne se fait pas mieux et qui sont, ne l'oublions pas, dans la tranche des plus riches; «In the past 12 years, there’s been a 444 per cent salary increase for Canada’s top CEOs. » (http://www2.macleans.ca/2009/05/01/the-rising-sala Donc, la gauche peut bien continuer à clamer M. Fortin.

    Ça se place ou un 444% ? Ou se trouve leur prodigieuse productivité pour 444% bout de cr... de via... Quand un seul individu «pompe» plus de 13 millions de dollars (ça représente plus de 200 personnes avec un salaire moyen de 50 000 !!!!!!). Comment peut-il être plus productif que 200 personnes? Donc, quand M. Fillion se demande ou est passé la productivité .... pourrions nous suggérer une réponse? Mais, il a sûrement là une atténuation à faire, un autre ajustement pour ne pas brouiller les chiffres.
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  • SNost - Abonné
    16 novembre 2011 16 h 35
    @Annabella Durocher
    Si on parle de revenu plus bas que 15 000$ par année, d'accord. Mais les banlieusards dans un bungalow acheté hors de prix avec un taux d'intérêt débile, avec leur char de l'année, et qui disent ne pas pouvoir arriver, ça ne me fera probablement pas brailler.
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  • SNost - Abonné
    16 novembre 2011 16 h 40
    @ Maco
    C'est bien vrai, mais si tu crées tes propres conditions de revenus en prenant des risque et en créant de l'emploi (i.e. partir et gérer une entreprise), ta situation ne peut pas être comparée à celle d'un simple employé non plus. Tu crées les conditions mêmes pour que tes 50 ou 100 employés produisent quelque chose. Pour avoir de la productivité, il faut d'abord qu'il y ait production.
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  • d robidoux - Abonné
    16 novembre 2011 18 h 20
    Merçi Mr Fortin de donner l´heure juste
    A lire également le blogue de Gérald Filion sur Radio-canada.
    Cela change du chialage continuel des éternels insatisfaits et vouloir comparer le Québec à la Grèce est ridicule.
    Nos gouvernements depuis 15 ans et en particulier le PLQ ont pris les bonnes décisions.
    Quand on voit comment le Québec s´en est sorti de la dernière crise économique on ne peut que féliciter nos dirigeants.
    Legault peut se rhabiller,il n´aurait pu faire mieux.
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  • Yvon Bureau - Abonné
    16 novembre 2011 19 h 48
    La vraie richesse
    C'est celle qui est partagée, la vraie richesse. Elle devient vite génératrice de paix sociale.

    La richesse qui apporte troubles sociaux, c'est celle qui veut grossir, grossir, grossir avec un jour l'intention de la partager, ce n'arrivant jamais.

    Une autre richesse : vivre au-dessous de nos moyens.

    Un jour, faudra aider les riches à partager ; pour notre bien, pour le leur.
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  • Jean-Renaud Dubois - Abonné
    16 novembre 2011 23 h 10
    Un inscrit propose de remplacer un cours... par...
    Bonsoir,,

    .... « Un cours «Éthique et Économique», au lieu du cours «Éthique et culture religieuse» serait un grand pas dans la bonne direction...»

    ..... « Au Cegep, un cours obligatoire «Réussir en affaires » ferait un tabac... très santé ! »

    Excellente suggestion !

    Merci, M.. Jacques Légaré


    Une question à M.Fortin : qu'est-ce que vous pensez de l'affirmation d'un autre lucide (M.Legault) que le Québec a augmenté son écart par rapport à l'Ontario : il serait passé de 20 à 23% ?

    Qui dit vrai vrai ?


    Jean-Renaud
    Sainte Adèle
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  • Maco - Abonné
    16 novembre 2011 23 h 13
    Des risques?!?!?!?!?
    L'argument, prétentieux, que grâce à ces gens des emplois sont créés, devient agaçant à la fin. Tout faire seul est impossible! Réussir seul est dément. L'emploi est un échange de bon procédé; on échange notre temps (et notre expertise) contre de l'argent. Quand une personne prend cette décision d'échanger son temps pour de l'argent, cette personne prend aussi des risques. Le risque qu'il n'y ait plus de temps pour lui. Donc, S.V.P, décrire la personne qui démarre une entreprise comme un être d'exception, créant de l'emploi et prenant tous les risques est fatigant à la fin. Mais on aime bien donner cette image pour justifier le reste (s'offrir un 444 % d'augmentation).
    L'employé prend des risques et les siens sont tout aussi grands. Et la productivité, elle est où? Pas dans les 200 emplois annihilés par des salaires indécents! Ceux-là, il ne produise pas et ne produiront jamais. Mais, encore là, la productivité c'est l'augmentation de la valeur produite par employé. Les «patrons» sont-ils des «employés»? Si oui, vous avez votre explication pour notre baisse de productivité, sinon, nous n'avons aucun autre choix d'abaisser notre salaire. Le risque est plutôt grand pour les employés, d'ailleurs, cet état de fait fut constaté par plusieurs : le pouvoir d'achat (de la classe moyenne) n'a pas augmenté depuis les 20 dernières années.
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  • Celine A. Massicotte - Abonnée
    18 novembre 2011 08 h 35
    Fausseté:
    Tout ce qu'affirme le monsieur qui a écrit l'article n'est pas chiffré. En gros il a peut-être raison, encore que les statistiques citées soient contestées par des lecteurs, mais il a tort sur un point, c'est indéniable. Selon l'auteur de l'article si "De 1996 à 2009, le pourcentage de ces familles qui sont pauvres (revenu inférieur à la moitié de la médiane) est passé de 32 % à 19 %. ". se serait à cause, entre autres, des garderies pas chères.

    Or une amie à moi, il y a longtemps de cela, m'avait fait remarquer que ces garderies profitent surtout à la classe moyenne à laquelle elle et ses enfants adultes appartiennent. Un petit calcul: une femme monoparentale, celles-ci étant majoritares dans cette situation par rapport aux hommes, qui subsiste sur l'aide sociale et voit l'allocation que lui paie, à elle, son mari récupérée par l'état, décide de retourner sur le marché du travail; mais si elle est sur l'aide sociale on peut imaginer qu'elle travaillera au salaire minimum: cette personne qui a deux jeunes enfants, disons, peut-on penser qu'en plus des dépenses qu'occasionnera sont statut de travailleuse (transport et vêtements principalement), arrivera à payé 35$ par enfant par semaine? Poser la question c'est y répondre. Et on parle d'augmenter le tarif à 10$, ce qui au total grugerait 100$ sur le budget par semaine pour la garderie...

    Alors je doute fortement que ces garderies profitent vraiment aux femmes sur l'aide sociale ou travaillant au salaire minimum, contrairement à ce qu'affirme ce monsieur, et à lire les uns et les autres, ce n'est pas le seul argument qui soulève des doutes...
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  • SNost - Abonné
    18 novembre 2011 13 h 50
    @ Maco - Risques
    Je suis parfaitement d'accord avec vous pour le 444% (comme j'ai dit plus haut), c'est abusif. Mais risquer temps et argent (souvent bcp d'argent), c'est plus que simplement du temps.
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