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Crise de l'euro - Déni de la démocratie

Les dirigeants européens voudraient favoriser le retour du populisme perclus d'accents fortement nationalistes, y compris les plus dangereux d'entre eux, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement que ce qu'ils font actuellement. Ils voudraient gommer l'espace démocratique au profit du retour de la vassalité qu'ils feraient ce qu'ils font présentement. Ils voudraient organiser des émeutes qu'ils décideraient ce qu'ils décident ces jours-ci. Chose certaine, une question mérite d'être posée, méditée: assiste-t-on à la construction d'une europe a-démocratique ou, si on préfère, post-démocratique?
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  • Georges Paquet - Abonné
    15 novembre 2011 04 h 09
    La démocratie a toujours eu ses limites.
    C'est un faux débat que d'opposer la besoin, quand ce n'est pas l'obligation, qu'ont les chefs politiques d'assumer leurs responsabilités et prendre les décisions qui s'imposent.
    La démocratie n'a jamais contenu un quelconque principe qui remettrait toute décison au jugement populaire. Il y a déjà très longtemps que toutes les démocraties ont reconnu que les droits des minorités, les questions de respect des droits de la personne, de justice sociale ou d'égalité entre les citoyens ne peuvent pas et ne doivent pas être soumises au vote populaire. Ce sont les tribunaux qui doivent trancher ces questions. Surtout quand une situation est délicate, difficile et complexe, le sens de l'honneur et de la responsabilité oblige celui ou ceux qui ont obtenu un mandat des citoyens de prendre les décisions qui s'imposent.
    On ne commence pas par prodiguer des conseils et des leçons de natation à un citoyen qui se noie. On le sauve d'abord...
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  • Jean-Pierre Lusignan - Abonné
    15 novembre 2011 07 h 12
    Qui tire les ficelles ?
    Vos lignes me réjouissent parce qu'elles vont au-delà de l'actualité et de la peur de perdre de l'argent: depuis trop longtemps, la presse formule quasiment uniquement un mauvais discours de gestionnaire de régime de pensions. Et encore là, il s'agissait d'un discours incomplet parce que les citoyens des pays concernés, comme tout débiteur insolvable, ne renonceront pas à leur liberté pour payer leurs dettes: ils voudront continuer à manger et à vivre, moins bien certes, mais quand même à vivre...et à faire ainsi prospérer leur pays. Papandréou avait compris et c'est pour cette raison qu'il a décidé de soumettre le tout à sa population. Au-delà des chiffres et des enjeux économiques internationaux, à moyen terme le respect de la démocratie m'apparaît comme une condition essentielle au progrès économiques de pays aussi démocratiques que les pays européens. Ceci dit, se pourrait-il qu'on veuille nous amener à assister à la naissance d'une superpuissance économique internationale, l'Allemagne ? Au-delà de l'incertitude temporaire associée au marchés financiers, et malgré l'exclusion sociale gigantesque qui s'annonce, les très-très-riches de ce monde ont-ils économiquement et politiquement internationalement besoin d'une Europe démocratique et assez socialiste en désarroi et temporairement à genoux ? Qui a le plus à perdre de l'affaiblissement des forces démocratiques, où les trouve-t-on et quels sont leurs moyens ?
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    15 novembre 2011 11 h 08
    À qui ça profite!
    On l’a entendu à quelques reprises dans divers médias ces derniers temps : l’instabilité est profitable pour les spéculateurs des institutions financières. Certains courtiers ont ouvertement exprimé qu’ils souhaitaient l’instabilité, car c’est payant pour le système dans lequel ils travaillent.

    Berluscoli annonçait sa démission, les marchés rebondissaient, il annonçait qu’il restait, les marchés descendaient, et ce, à l’intérieur d’une seule journée. Mais qui a le pouvoir de jouer d’une manière aussi cohérente avec les valeurs monétaires associées aux marchés? On peut souhaiter le départ de Berluscoli, mais il ne s’agit pas que de lui. Ces dernières années, on a eu une multitude d’exemples similaires où les marchés faisaient la pluie et le beau temps.

    Des marchés, sous-entendus des courtiers à la solde de grandes institutions financières, pouvant créer ou défaire des systèmes politiques de manière cohérente, coordonnée et systématique, cela il me semble relève d’un pouvoir trop grand, d’une oligarchie financière monopolistique, dont les décisions créent de graves problèmes dans les sociétés.

    On parle des marchés comme s’il s’agissait de quelque chose d’autonome, neutre et objectif, alors que ce n’est pas le cas. On doit questionner la notion de libre marché, car il s’agit de marchés hyper spéculatifs évoluant sur les transactions à court terme, risquant une accélération et une multiplication des crises économiques partout dans le monde.

    Le ménage doit se faire dans les marchés financiers, par l’imposition de la régulation. Il est tout là le problème, les marchés financiers sont incontrôlables, allant même jusqu’à créer famines et chômage de masse.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    15 novembre 2011 11 h 25
    À qui ça profite? (2)
    Juste pour compléter mon commentaire précédent.

    On mentionnait hier soir dans le bulletin économique de RDI, si je ne m’abuse, que 10 des meilleurs courtiers (spéculateurs) travaillant dans de grandes banques telles que Goldman Sachs et autres pouvaient gagner 100 millions de dollars par année. La question qu’on peut poser ici est, quelle masse monétaire ont-ils le pouvoir de gérer chaque jour? Pour obtenir des gains de 100 millions de dollars annuellement, on doit assurément spéculer sur des centaines de milliards de dollars.

    Alors, vous désirez savoir qui joue avec la stabilité économique des pays, trouver ces dix spéculateurs, trouvez les grandes banques pour lesquelles ils travaillent, et à la fin on comprendra qu’on est au cœur d’une guerre des devises où on cherche à faire tomber l’Euro au profit du dollar américain. Est-ce que je m’abuse ici?
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  • Yves Archambault - Abonné
    15 novembre 2011 13 h 42
    trilatérale
    sur la commission trilatérale lire absolument ceci: « Trilateralism: the Trilateral commission and elite planning for world management» : edited by Holly Sklar, Black Rose Books.
    livre jamais traduit .
    vous aurez beaucoup de réponses sur ce qui se passe maintenant.
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  • Claude Kamps - Inscrit
    15 novembre 2011 15 h 20
    L'inepsie
    il est dommage et regrettable que des politiciens qui reçoivent souvent des enveloppes brunes, puissent endetter à ce point un peuple sans lui demander son avis et en retour les banques préteuses mettent dans la rue le peuple avec des taux d’intérêt qu'ils savent trop élevés...

    Ceci démontre que la démocratie n'existe que sur papier...
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  • Martin Richard Mouvement Action Chômage Montréal - Abonné
    15 novembre 2011 16 h 01
    Coup d'État
    Coup d’État

    Donc, en une semaine, deux hommes à la tête de deux pays européens ont été remplacés par des banquiers. Sans élection, sans avis du peuple. On est moderne et sophistiqué, on remplace les tanks et l’armée par la dette, le FMI et Goldman Sachs. Cela s’appelle quand même un coup d’État. Merci monsieur Truffaut pour votre édito.

    Martin Richard
    Mouvement Action-chômage de Mtl.
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  • Nelson - Inscrit
    15 novembre 2011 21 h 16
    À-démocratiques, parce que les pays du G7 sont de plus en plus pauvres et endettés.
    La Mondialisation transfère les économies, manufactures, emplois de l'Occident industrialisé vers las pays émergentes, pour payer des salaires plus bas.

    Les pays du G7 s'endettent, leurs taux de croissance diminuent, le chômage explose, coupures des programmes publiques, au contraire des pays émergentes avec des surplus, croissance de plus de 8%, qui offrent même de prêter de l'argent aux pays du G7.

    La démocratie est un jeu cynique que jouent les pays riches mais que ne marche pas dans les pays pauvres parce que les peuples se révoltent.

    Nous avons arrivé à un point que nous nous questionnons si Europe n'est plus démocratique.
    Et si a les moyens de payer ses dettes, considérant que grand partie de sa production industriel à été transféré ailleurs par des propriétaires d'entreprise sans Patrie.

    Buy American de Obama, doit être suivi par Buy Canadien,
    arrêter le transfert de nos industries-tecnologies-boulots ailleurs,
    récupérer celles que nous ont quitté,
    fabriquer tout ici,
    créer des emplois et de la richesse ici,
    taxer les fortunes pour payer les dettes et finir avec le chantage des requins financiers,

    COMMERCE INTERNATIONAL, OUI

    LAISSER QUE NOS INDUSTRIES GAINS PAIN DÉMÉNAGENT, NON !!!
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  •  
  • Jeanne du Lys - Inscrite
    16 novembre 2011 00 h 05
    Le Yuan ???
    Entre l'UE qui se dessine...

    http://me.voir.ca/jeannedulys/2011/11/03/mes-le-no

    Et '' big brother ''

    http://www.dailymotion.com/video/x4gebe_zeitgeist-

    Faut trouver une porte sortie, une troisième voie, pour la course finale des monnaies(qui déterminera la monaie internationale pour l'import-export. Ce qui n'empêchera pas les États ou pays de gérer leur monaie intérieure(même le Florin et le centime, si on le voulait).

    En attendant, ils s'affaiblissent l'un et l'autre...

    Jeanne du Lys
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