Cinar: Chapman donne le mois à la direction pour vendre les actifs
Chapman Capital, cette société californienne qui détient 8 % des actions B de Cinar, donne jusqu'à la fin du mois d'août au conseil d'administration de Cinar pour annoncer qu'une entente définitive de vente de tous les actifs a été signée, sinon elle va prendre les mesures nécessaires pour convoquer une assemblée spéciale des actionnaires en vue de faire élire une nouvelle équipe d'administrateurs.
Robert Chapman fils, porte-parole de cette firme, soutient que le changement des administrateurs sera possible, étant donné que les actionnaires fondateurs et détenteurs des actions à droit de vote multiple ont décidé de congédier le fiduciaire Robert Després, que, selon son interprétation, qui est également celle du couple Charest-Weinberg, M. Després ne pourra pas exercer ces droits de vote dans une telle situation et que, par conséquent, seuls les détenteurs d'actions B pourront voter.
Très patients
Or, M. Chapman est convaincu que la majorité des détenteurs d'actions B à un seul droit de vote par action voudront élire d'autres administrateurs, et certainement le président actuel, qui est M. Després. Ces actionnaires, qui sont dans plusieurs cas des investisseurs institutionnels américains, comme Fidelity, font des pressions depuis plusieurs mois pour que Cinar soit vendu et qu'ils puissent récupérer l'argent ou une partie de l'argent qu'ils ont investi. M. Chapman souligne pour sa part que la direction de Cinar avait donné en 2000 un mandat à Merryll Lynch pour trouver des acheteurs. «Les actionnaires ont été très patients depuis trois ans», dit-il.
Par ailleurs, M. Després a mentionné plus tôt cette semaine que cette démarche de Merryll Lynch a été infructueuse, mais que Cinar a tout de même pu signer, depuis lors, 12 ententes de confidentialité avec des groupes manifestant de l'intérêt pour tout Cinar ou certaines de ses parties. Des vérifications diligentes seraient en cours et M. Després affirme que des annonces pourraient être faites d'ici l'automne prochain, c'est-à-dire après le délai que fixe maintenant Chapman Capital.
Au fait, pour convoquer une assemblée spéciale, Chapman s'appuierait sur la section 143 (1) de la loi sur les corporations canadiennes, selon laquelle il suffit de détenir au moins 5 % des actions d'une entreprise pour pouvoir convoquer une assemblée spéciale des actionnaires au cours de laquelle il serait possible d'élire de nouveaux directeurs et de traiter d'autres affaires pertinentes.
Évidemment, cette démarche s'inscrit dans un scénario selon lequel le fiduciaire actuel, congédié par les actionnaires fondateurs, ne pourrait pas exercer ses droits de vote sur les cinq millions d'actions A et B détenues par les deux actionnaires et fondateurs. M. Després et la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) ont jusqu'à maintenant prétendu le contraire, à savoir que le fiduciaire continue de jouer son rôle jusqu'au moment où un remplaçant choisi par les actionnaires fondateurs aura été accepté par la CVMQ.
Mme Charest et M. Weinberg ont réitéré mardi à la CVMQ leur décision de ne plus conserver M. Després comme fiduciaire et ont demandé à la Commission de faire des suggestions pour que le candidat de remplacement lui devienne acceptable.
Hier, la porte-parole de la CVMQ n'avait rien de précis à annoncer à ce propos, si ce n'est que la Commission se penche à nouveau sur ce dossier à la lumière des décisions et déclarations rendues publiques au cours des derniers jours. La réponse sera ultérieurement communiquée au couple Charest-Weinberg et peut-être aussi aux médias.
Robert Chapman fils, porte-parole de cette firme, soutient que le changement des administrateurs sera possible, étant donné que les actionnaires fondateurs et détenteurs des actions à droit de vote multiple ont décidé de congédier le fiduciaire Robert Després, que, selon son interprétation, qui est également celle du couple Charest-Weinberg, M. Després ne pourra pas exercer ces droits de vote dans une telle situation et que, par conséquent, seuls les détenteurs d'actions B pourront voter.
Très patients
Or, M. Chapman est convaincu que la majorité des détenteurs d'actions B à un seul droit de vote par action voudront élire d'autres administrateurs, et certainement le président actuel, qui est M. Després. Ces actionnaires, qui sont dans plusieurs cas des investisseurs institutionnels américains, comme Fidelity, font des pressions depuis plusieurs mois pour que Cinar soit vendu et qu'ils puissent récupérer l'argent ou une partie de l'argent qu'ils ont investi. M. Chapman souligne pour sa part que la direction de Cinar avait donné en 2000 un mandat à Merryll Lynch pour trouver des acheteurs. «Les actionnaires ont été très patients depuis trois ans», dit-il.
Par ailleurs, M. Després a mentionné plus tôt cette semaine que cette démarche de Merryll Lynch a été infructueuse, mais que Cinar a tout de même pu signer, depuis lors, 12 ententes de confidentialité avec des groupes manifestant de l'intérêt pour tout Cinar ou certaines de ses parties. Des vérifications diligentes seraient en cours et M. Després affirme que des annonces pourraient être faites d'ici l'automne prochain, c'est-à-dire après le délai que fixe maintenant Chapman Capital.
Au fait, pour convoquer une assemblée spéciale, Chapman s'appuierait sur la section 143 (1) de la loi sur les corporations canadiennes, selon laquelle il suffit de détenir au moins 5 % des actions d'une entreprise pour pouvoir convoquer une assemblée spéciale des actionnaires au cours de laquelle il serait possible d'élire de nouveaux directeurs et de traiter d'autres affaires pertinentes.
Évidemment, cette démarche s'inscrit dans un scénario selon lequel le fiduciaire actuel, congédié par les actionnaires fondateurs, ne pourrait pas exercer ses droits de vote sur les cinq millions d'actions A et B détenues par les deux actionnaires et fondateurs. M. Després et la Commission des valeurs mobilières du Québec (CVMQ) ont jusqu'à maintenant prétendu le contraire, à savoir que le fiduciaire continue de jouer son rôle jusqu'au moment où un remplaçant choisi par les actionnaires fondateurs aura été accepté par la CVMQ.
Mme Charest et M. Weinberg ont réitéré mardi à la CVMQ leur décision de ne plus conserver M. Després comme fiduciaire et ont demandé à la Commission de faire des suggestions pour que le candidat de remplacement lui devienne acceptable.
Hier, la porte-parole de la CVMQ n'avait rien de précis à annoncer à ce propos, si ce n'est que la Commission se penche à nouveau sur ce dossier à la lumière des décisions et déclarations rendues publiques au cours des derniers jours. La réponse sera ultérieurement communiquée au couple Charest-Weinberg et peut-être aussi aux médias.
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