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    Sept-Îles

    Aluminerie Alouette obtient un nouveau bloc d'énergie

    L'entreprise pourrait lancer une autre phase d'expansion de 2 milliards de dollars en 2015 au plus tôt

    En vertu de l'accord annoncé hier, Hydro-Québec accordera à l'aluminerie de Sept-Îles une capacité supplémentaire pouvant aller jusqu'à 500 mégawatts, et renouvellera ses contrats d'approvisionnement en électricité pour les deux premières phases jusqu'en 2041 à faible tarif.

    Présent à l'annonce à Sept-Îles, le premier ministre, Jean Charest, n'a pas manqué de faire un lien entre celle-ci et le Plan Nord. «Ça s'inscrit dans le Plan Nord. Quand je me promène ailleurs et [que] je parle du Nord québécois et des occasions d'affaires, et [que] je fais l'argument à ceux qui s'intéressent au Nord québécois des raisons pour lesquelles ils devraient investir, y a-t-il un meilleur exemple que je peux donner du fait que le Québec est le troisième producteur d'aluminium primaire au monde, et que nous avons sur notre territoire l'usine qui est la plus efficace sur le plan énergétique et l'une des plus efficaces sur le plan environnemental?»

    Le nouveau bloc d'énergie est une condition importante à la troisième phase de l'expansion, laquelle représenterait un investissement de plus de 2 milliards sur 15 ans et entraînerait la création de 1500 emplois dans la province.

    Selon la société Aluminerie Alouette, le projet — qui comprendrait notamment l'ajout d'une troisième série de cuves sur le site — ferait passer la production annuelle de l'installation de 575 000 à 930 000 tonnes d'aluminium, une augmentation de près de 62 %.

    Le président d'Aluminerie Alouette, André Martel, a cependant précisé que même si l'accord avec Québec joue un rôle de premier plan en vue de l'expansion, l'échéancier pour l'ajout de la troisième salle de cuve restait encore à déterminer. «Je sais que vous aimeriez avoir une date précise, mais je ne suis pas rendu là.» M. Martel a rappelé que le quart de l'investissement de 2 milliards était constitué du développement technologique requis, et que les études d'ingénierie restaient à compléter. Il faudra aussi obtenir l'approbation des actionnaires d'Aluminerie Alouette.

    «Pour 1,5 milliard [d'investissement], ce n'est pas quelque chose que l'on approuve sans avoir fait toutes les étapes essentielles. Au plus tôt, on pourrait avoir de l'énergie quelque part en décembre 2015 — il n'y a pas de calendrier qui peut aller plus vite que ça. Évidemment, il n'y a pas grand monde qui peut prédire les conditions qui vont prévaloir à ce moment-là. Donc, on va respecter les échéanciers des étapes d'ingénierie au fur et à mesure qu'on va les faire et au fur et à mesure qu'on va avoir des approbations», a indiqué M. Martel.

    Alouette est une coentreprise détenue à 40 % par Rio Tinto Alcan. Ses autres actionnaires comprennent Investissement Québec, Hydro Aluminium Canada, Aluminium Austria Metall Québec et Marubeni America Corporation.

    Le maire de Sept-Îles, Serge Lévesque, s'est évidemment réjoui de ces développements. «Leur décision définitive d'aller de l'avant avec le projet confirmera la pérennité de l'entreprise, sera un gage de maintien de la vitalité et de la croissance économique de notre région», a-t-il déclaré, qualifiant au passage Alouette d'«employeur exemplaire, un modèle de performance au niveau environnemental et en consommation d'énergie».

    Pour sa part, le chef Georges Ernest Grégoire, de la communauté Uashat/Maliotenam, est venu offrir la collaboration des Innus de la région. «C'est à Uashat que nos ancêtres ont accueilli les vôtres en amis. Soyez donc assurés que nous sommes ouverts au dialogue. Je suis certain que nous saurons trouver par les échanges des solutions qui pourront concilier les aspirations de chacun.»












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