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Lettres - Prendre des risques

Daniel Boiteau - Montréal, le 26 octobre 2011  1 novembre 2011  Actualités économiques
Dans son style habituel, Lucien Bouchard culpabilise le simple citoyen qui n'ose plus prendre de risques. D'après lui, ce sont les citoyens qui sont maintenant le ou les problèmes et ce n'est surtout pas lui et son groupe de lucides.

Tout a débuté lorsqu'ils ont vendu au rabais les droits que détenait Hydro sur l'exploitation gazière et pétrolière sur le territoire du Québec. Le prétexte invoqué était qu'Hydro-Québec n'avait pas l'expertise nécessaire pour développer ce type d'énergie. Puis, par un pur hasard, d'anciens hauts cadres d'Hydro-Québec, qui n'avaient pas l'expertise nécessaire lorsqu'ils travaillaient à d'Hydro se sont retrouvés actionnaires et aux commandes de ces mêmes entreprises privées.

M. Bouchard, je propose que des camions, des grues et tout le matériel nécessaire pour l'exploitation de ces énergies dont nous avons tant besoin se déplacent sur votre domaine et le domaine de vos amis et creusent sans vous demander la permission. De cette façon, nous ne serons pas les seuls à prendre le risque de contaminer notre eau et notre terrain. Prenez des risques avec les citoyens!

À vous écouter, il y a urgence pour l'avenir du Québec. Pour ma part, je me rappelle que le projet Rabaska (terminal méthanier en face de l'île d'Orléans) et le Suroît étaient aussi des projets très urgents pour l'avenir énergétique du Québec. Finalement, plusieurs experts nous disent que le besoin n'était pas si pressant que vous et votre groupe le prétendiez. Monsieur Bouchard, j'ai eu une très grande confiance en vous il y a quelques années, mais aujourd'hui je ne vous crois plus.

***

Daniel Boiteau - Montréal, le 26 octobre 2011
 
 
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  • Hullois - Abonné
    1 novembre 2011 01 h 00
    Qu'on aille forer chez eux
    Sérieusement. Il faudrait qu'une entreprise se procure un claim sur les territoires habités par ces personnes et qu'ils aillent y faire de l'exploration. J'aimerais bien voir ce qu'ils en penseraient.
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    1 novembre 2011 10 h 24
    Curieux hasard
    Monsieur Boiteau, veuillez prendre note que le projet Rabaska est devenu caduc en raison de l'abondance de gaz naturel provenant du Shale appalachien. Ainsi, pour le moment, l'importation de GNL par des méthaniers n'est plus nécessaire. Les risques financiers du projet Rabaska sont devenus trop élevés. Sauvés par le gaz de schiste!
    Par ailleurs, vous avez raison, il pourrait y avoir une bulle gazière, comme il y en a toujours eu par le passé. Raison de plus d'étudier sérieusement, durant cette période d'incertitude commerciale élevée, les façons durables d'exploiter le gaz de schiste. Les risques associés à son exploitation sont maintenant assez évidents, on peut travailler à les éliminer ou à les contrôler.
    Un autre risque existe, le risque technologique. Il peut arriver que nos décisions reflètent l'emploi de technologies désuètes. Ce fut le cas chez Hydro-Québec. Je me permets d'ailleurs de remarquer que c'est plus souvent le cas dans des sociétés d'État que dans le secteur privé, qui prend plus de risques et partant, fait l'apprentissage, constamment, des dernières technologies. Total, ou Exxon, ou BP n'auraient pas sans doute renoncé aussi vite.
    Dans tout projet, il y a des risques. On peut souvent les gérer de façon responsable, qu'ils soient de nature financière ou matérielle. Si cela s'avère impossible, on renonce. Mais il faut tout de même les affronter, sinon comment allons-nous approvisionner sept milliards d'habitants, dans une économie ouverte? Lucien Bouchard je crois, ne dit pas autre chose.
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  • Daniel Cote - Inscrit
    1 novembre 2011 12 h 38
    Effectivement M Saint-Cyr
    Exxon et BP ont pris beaucoup de risque... avec l'environnement, en réduisant les coûts technologiques!

    Pour Total, les risques étaient ailleurs, dans la corruption...

    L'Hydro-Québec est un exemple de risque en construisant des barrages dans le grand Nord. Une société privé aurait limité le risque en construisant le barrage sur la rivière près de chez vous!

    Pour M. Bouchard, mauvais "timing" sur le risque car depuis 3 ans, les grandes sociétés s'en tire très bien dans la crise, refilant le risque à la population....
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  • Jacques Saint-Cyr - Inscrit
    1 novembre 2011 14 h 38
    @Daniel Cote: les risques d'Hydro-Québec
    Vous dites qu'Hydro-Québec a pris des risques en construisant des barrages dans le Grand Nord. En effet, alors que le plus grand risque n'était pas technique mais financier, la société d'État, adossée au pouvoir d'emprunter de la Province, a du surtout affronter des risques environnementaux modérés: hausse du mercure dans les zones inondées, perte de territoires pour les Cris, dérangement des zones de migration du caribou, perte d'espèces diverses...
    Il est certain que le vaisseau amiral n'affronte pas les mêmes risques que les entreprises pétrolières, qui alimentent votre beau véhicule rutilant, si écoénergétique soit-il.
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