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Il ne manque que vous... - Si le groupe est petit, le plaisir sera plus grand

Parlons-nous congrès, et sa taille n'empêche en rien qu'il se tienne en un lieu ou l'autre du territoire québécois. Si, pour les 10 000 congressistes, il y a le Palais des congrès, pour le petit groupe qui tient une réunion de stratégie, il y a plus d'un site enchanteur qui ne demande qu'à le recevoir. Le Québec d'affaires ne peut que se réjouir du fait que toutes les régions québécoises l'attendent. Les bras ouverts.

Dans l'univers congressiste, les coups d'éclat, s'ils se comptent en un an par un simple recours à une échelle qui ne franchirait pas la centaine, arrivent quand même à montrer un bilan qui demeure specta-culaire. Le Palais des congrès ne se prépare-t-il pas à accueillir l'an prochain l'International Microwave Symposium et ses 10 000 participants? Et, pour faire saliver les défenseurs des retombées économiques, n'établit-il pas déjà celles-ci à 28 millions de dollars?

Tel est le monde des grands nombres: ce palais offre ainsi avec fierté un bilan annuel qui inscrit en ses pages que les 350 événe-ments ayant eu lieu au cours de la dernière année ont fait entrer en revenus, dans les caisses des hôtels, restaurants et autres lieux publics de la grande région montréalaise, près d'un quart de milliard de dollars.

Et ce qui se passe à Montréal se déroule aussi à Québec, dont le Centre des congrès se veut un concurrent des lieux sis dans les métropoles que sont Paris, New York ou Dubaï: «Québec est une destination exotique pour bien des organisateurs d'événements qui nous choisissent au détriment de grandes villes», affirme d'ailleurs Ann Cantin, directrice des communications et de la mise en marché de ce lieu de rencontres de la capitale nationale.

Spa ou mer inclus

Au pied de l'échelle des nombres, toutefois, se tiennent de «petits joueurs» qui ne sont pas sans atout. Ainsi, une vingtaine de personnes pourraient se retrouver en pleine nature, avec un spa à demeure, si elles se déplaçaient à 10 minutes d'Ottawa en Outaouais pour faire tenir leur rencontre au Nordik spa en nature, à Old Chelsea.

Y penseraient-elles qu'à l'autre bout du Québec, en Gaspésie, un responsable de centre de congrès à Carleton-sur-Mer, un Stéphane Boudreau, leur ferait la promotion de son site et du paysage maritime qui l'entoure. Et même lui devrait aussi se confronter à Véronique Mariève Gosselin, de Tourisme Rimouski, pour qui le fleuve Saint-Laurent est une valeur sûre quand nature et affaires vont de pair.

L'industrie des congrès est une énorme machine. Tous savent que, s'il y a échange d'idées — et une rencontre comme celle que tient tous les ans l'Acfas avec ses milliers d'universitaires, chercheurs et scientifiques de tout domaine en fait la preuve — il ne faut surtout pas oublier que, lorsque des gens se rencontrent pour quelques jours, ils le font habituellement à l'extérieur de leur zone de résidence, et alors ils doivent aussi, outre les réunions, manger, dormir, se détendre. Et, de ces activités, tous en profitent.

Le congrès serait-il international qu'il devient un temps publicitaire pour ce Québec dont la nature est le premier atout. Un séjour à Montréal peut ainsi se conclure par une virée en Montérégie ou en Laurentides, où un simple coup d'oeil peut donner l'idée à quelqu'un de revenir, cette fois la cellule familiale l'accompagnant. Le monde des affaires est par définition celui par qui l'argent arrive: pourquoi le Québec n'en profiterait-il pas?
 
 
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