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Trois-Rivières - La culture en prime

Théâtre de rue dans la rue des Forges, à Trois-Rivières<br />
Photo : Michel Brière Théâtre de rue dans la rue des Forges, à Trois-Rivières
Trois-Rivières vient de fêter son 375e anniversaire et se pare d'un riche patrimoine. Et la ville prend place dans un axe géographique situé à mi-chemin de la capitale et de la métropole du Québec.

Trois-Rivières a mis sur pied une équipe de congrès qui se veut complice de la planification des événements: «De telles rencontres s'organisent longtemps à l'avance et on a déjà des soumissions jusqu'en 2015, dont ces gens s'occupent actuellement, indique la directrice de Tourisme Trois-Rivières, Yolaine Masse. En 2010, le taux d'occupation des hôtels se situait à 58 % pour ce genre de manifestation, ce qui représente de loin le pourcentage le plus élevé, bien avant le tourisme sportif, qui se chiffre à 27 %, et celui du Tour and Travel, qui atteint 15 %.»

Relativement à la tenue des congrès à caractère international, la directrice mentionne que la Ville travaille en étroite collaboration avec l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR): «Ils attirent chez nous des rassemblements quand même intéressants; ces gens-là reçoivent des groupes et on les aide sur le plan de l'organisation. Du côté plus local, il y aura, au cours des prochains mois, des colloques sur l'enseignement et plusieurs réunions de diverses associations. Pour ce qui est de la scène internationale, ce sont vraiment des congrès sur lesquels on intervient en partenariat avec l'UQTR.»

Elle fait l'inventaire des lieux sur le plan des structures d'accueil offertes: «On a un centre des congrès qui est rattaché au Delta, dont la plus grande salle peut recevoir mille personnes. Il est certain que nous sommes limités d'une certaine façon à ce nombre dans un même lieu, mais on va de l'avant en mettant vraiment en valeur les ressources qui sont en place; par contre, on a un autre avantage dans le centre-ville, qui nous vient de la présence de l'Hôtel Le Gouverneur, qui est à portée de marche. En fait, en tout et partout, on dispose de sept partenaires hôteliers pour les congrès et on n'a pas de difficultés avec la venue d'environ 600 congressistes dans un même temps.»

Les visiteurs ont de quoi trouver satisfaction en matière de restauration: «Trois-Rivières est quand même une ville d'assez forte taille et on a une très bonne proportion de restaurants par habitant; il y en a vraiment pour tous les goûts, surtout dans le centre-ville, à proximité du lieu de la tenue des congrès, où on trouve de nombreux établissements dans tous les styles.» Les fins gourmets y trouvent leur compte: «On a même un cinq-étoiles, qui est Le Poivre noir, un endroit très reconnu qui attire les visiteurs de Montréal ou de Québec pour le temps d'un repas.» Pour les déplacements à travers la ville et en banlieue, la Société des transports de Trois-Rivières possède les équipements requis pour les assurer correctement: «C'est très facile d'utiliser les différents trajets et on dispose de beaucoup de places de stationnement pour garer les véhicules.»

Un lieu, des sites

Le moment venu d'identifier les forces d'attraction du milieu trifluvien, la directrice retient un premier avantage: «On a une super-belle localisation pour être en mesure de tenir des congrès ou des réunions d'affaires, puisqu'on est situé en plein centre entre Montréal et Québec; on peut se rencontrer ici pendant deux à trois jours, mais aussi pour une seule journée, parce qu'on se trouve à une heure et demie de distance de ces deux grands pôles urbains: c'est une pratique de plus en plus courante, parce qu'elle sert à obtenir un meilleur retour sur investissement, par le déplacement des gens dans un court laps de temps.»

Elle dégage quelques attraits principaux propres au milieu: «Il y a le nouveau Musée Boréalis, le Musée québécois de culture populaire et la vieille prison, les Forges du Saint-Maurice, l'île Saint-Quentin, notre dynamique centre-ville et plusieurs galeries d'art. Et nous avons reçu le titre de capitale culturelle du Canada en 2009, ce qui signifie que toute la culture est à l'honneur chez nous, là où il y a maintenant vraiment beaucoup de choses à faire sur plusieurs plans.» Elle explique le virage qui s'est produit: «Longtemps, la ville a été reconnue pour son caractère industriel et manufacturier, avec une forte concentration d'usines de pâtes et papiers; de quatre grandes entreprises, il en subsiste une et demie, mais, dans ce domaine, on continue à innover avec la présence de centres de formation spécialisés aux niveaux collégial et universitaire.»

La ville des pâtes et papiers s'est ainsi davantage tournée vers la culture et le tourisme pour attirer les gens et revigorer son économie. Dans ce but, la campagne «Très-Trois-Rivières» a été lancée: «On est très tout. On est très concentré, très branché, très complice et très accueillant. On joue beaucoup sur la carte de la complicité, car, sur le plan des congrès, on aide les gens à organiser leur événement à titre de spécialistes de la place et du milieu de vie: il arrive que les associations ne disposent pas des ressources et des budgets nécessaires pour assumer tout l'aspect logistique; dans ce cas, elles peuvent faire appel gratuitement à nous, parce que nous avons une déléguée commerciale et un coordonnateur de congrès pour les appuyer dans leurs démarches.»

Et Trois-Rivières occupe depuis plusieurs années l'avant-scène littéraire avec son réputé Festival international de la poésie. De plus, «l'année commence habituellement par la présentation du Festival international Danse Encore, qui attire des gens de partout et qui présente des représentations mettant en valeur tous les styles de danse».

L'été apparaît comme un feu roulant en matière de programmation culturelle: «Je pense qu'il n'y a pas une fin de semaine sans que se déroule un festival ou un événement; il y a notamment le Grand Prix automobile avec en vedette la formule NASCAR. Et, durant les fins de semaine, la rue des Forges devient piétonnière, ce qui est très apprécié des touristes.»

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Collaborateur du Devoir
 
 
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