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Les «indignés» de Wall Street ont un allié en George Soros

Le mouvement new-yorkais est en train de se répandre un peu partout aux États-Unis et bientôt au Canada

Le Devoir   4 octobre 2011  Actualités économiques
«J’ai de la sympathie pour leurs opinions», dit George Soros<br />
Photo : Agence Reuters
«J’ai de la sympathie pour leurs opinions», dit George Soros
Les «indignés de Wall Street» ont trouvé un allié de choix. L'investisseur milliardaire George Soros a fait savoir hier qu'il éprouvait de la sympathie pour les manifestations anti-Wall Street qui, selon lui, sont le fruit des «super bonus» versés par les banques.

«Je comprends leur réaction, franchement. [...] J'ai de la sympathie pour leurs opinions», a lâché M. Soros lors d'une conférence de presse à l'Organisation des Nations unies (ONU) lorsqu'il a été interrogé à propos des manifestants qui ont tenté de bloquer le pont de Brooklyn au cours du week-end.

M. Soros, qui a accumulé une petite fortune en spéculant sur les devises et les actions, a notamment rappelé que des propriétaires de petites entreprises avaient vu les taux d'intérêt de leurs cartes de crédit grimper de 8 % à 28 % après la crise de 2008. «Et puisqu'ils dépendaient de ce crédit pour gérer leurs entreprises, beaucoup d'entre eux ont en réalité dû cesser leurs activités», a affirmé l'enfant terrible de la finance, avant de poursuivre: «Et en même temps, la décision de ne pas injecter de capitaux dans les banques, mais en réalité de les soulager de leurs mauvais avoirs et de leur permettre de s'extraire du trou, laisse les banques avec des super profits et leur permet de verser des super bonus. [...] Le contraste entre les deux [situations] est, je pense, la raison principale des manifestations anticapitalistes et du Tea Party».

La mobilisation anti-capitaliste, qui est née il y a deux semaines sous les fenêtres du sanctuaire de la finance mondiale, lorsqu'une poignée d'anticapitalistes a déroulé des sacs de couchage, connaît un nouveau souffle. S'inspirant à la fois des «indignés» européens et des révoltes du Printemps arabe, le mouvement Occupons Wall Street attire désormais plusieurs centaines de personnes chaque jour devant la Bourse de New York. Il entame sa troisième semaine, alors que des occupations similaires ont émergé de Los Angeles à Boston, en passant par Chicago. Celui-ci a également fait des émules en dehors de la capitale financière mondiale, au nord du 49e parallèle, par exemple.

Des militants projettent d'occuper, à partir du samedi 15 octobre, le quartier financier de Toronto, suivant ainsi l'exemple des protestataires qui campent à Wall Street. L'idée fait également son chemin à Montréal, Ottawa, Calgary, Vancouver, Victoria, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador.

Et les manifestants new-yorkais espèrent recevoir cette semaine le soutien des syndicalistes, après avoir obtenu celui, plus inattendu, du milliardaire George Soros.

Quels sont les griefs de ces apprentis révolutionnaires? Interrogez une dizaine de manifestants sur leurs griefs et vous obtiendrez dix réponses différentes: le renflouement à grands coups de deniers publics des banques de Wall Street, le chômage, l'endettement des étudiants, la brutalité policière ou encore le réchauffement climatique. Tentez alors de dénicher un porte-parole pour le groupe et vous vous heurterez à une nouvelle difficulté: très peu d'entre eux acceptent d'endosser cette responsabilité.

«Chacun ici a une raison et un but qui lui est propre», résume Anthony, un manifestant âgé de 28 ans.

Vivre à Zuccotti Park

Au vu de la popularité croissante de l'initiative, le mouvement fait de plus en plus écho aux manifestations des «indignés» européens, qui, dans la rue, crient leur rage et leur frustration devant l'impuissance des gouvernements à régler la crise financière. Au début, il ne s'agissait que d'une poignée d'étudiants installés jour et nuit à Zuccotti Park, une place située à proximité du quartier de la finance. Les «anti-Wall Street» avaient du mal à capter l'attention des médias, mais, au lendemain de l'interpellation de 700 personnes sur le pont de Brooklyn samedi, des centaines de manifestants sont à leur tour descendus dans la rue pour se joindre au mouvement. Aujourd'hui, même si leurs objectifs restent obscurs, ils font parler d'eux. «Nous sommes sur la place et il est devenu impossible de nous ignorer», fait valoir Anthony.

En Espagne, en Italie, en Grèce et en Israël, des milliers de jeunes au chômage et de fonctionnaires étranglés financièrement partagent la même amertume et la même angoisse devant la réduction des aides publiques. Aux États-Unis, ces mêmes inquiétudes sont dorénavant partagées par les déçus du président démocrate, Barack Obama, et par les irréductibles opposants à l'élite politique et économique du pays.

Les indignés de Wall Street ne donnent pas l'impression de vouloir lever le camp. Les organisateurs ont appelé hier les manifestants à se déguiser en zombies de la Bourse et à dévorer des billets de Monopoly pour que les employés de la finance puissent voir «le reflet métaphorique de leurs actes».

Dans le camp, John Hildebrand, enseignant sans emploi originaire de l'État de l'Oklahoma, émergeait de son sac de couchage, alors que plusieurs dizaines d'agents de police avaient déjà pris position en formation face aux manifestants. L'homme de 24 ans a raconté qu'il était arrivé samedi à New York après avoir trouvé un billet d'avion bon marché. «Le problème pour moi, c'est l'influence des grands groupes sur la politique. J'aimerais éliminer le financement des grands groupes de la politique», a-t-il expliqué, disant avoir prévu de rentrer chez lui aujourd'hui et d'y organiser une manifestation similaire.

***

D'après l'Agence France-Presse et l'Associated Press
«J’ai de la sympathie pour leurs opinions», dit George Soros<br />
Hier, des «indignés» de Wall Street s’étaient déguisés en morts-vivants de la finance dévorant des billets de banque. Le mouvement «Occupons Wall Street» est entré dans sa troisième semaine. L’interpellation de 700 personnes sur le pont de Brooklyn au cours du week-end a attisé la colère des protestataires qui campent au cœur de Manhattan.<br />
 
 
 
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  • Luc Archambault - Abonné
    4 octobre 2011 03 h 59
    VIGILE du samedi | Tous les samedis 14h
    VIGILE du samedi | Tous les samedis 14h | depuis le 19 fév. 2011

    Québec | Place du peuple souverain du Québec | Parvis de l'ANQ
    Montréal | Champ de Mars | Hôtel de ville
    Mont St-Hilaire | Hôtel de ville
    Gatineau | Monument Maurice Richard

    http://www.jesignequebec.com/detail-proposition.ph
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  • Jacques Morissette Jacques Morissette - Abonné
    4 octobre 2011 06 h 40
    Est-ce que ça ne serait que la pointe de l'Iceberg?
    Sommes-nous en train d'assister à un automne américain? Il y a plein de signes de ce genre indiquant que les gens prennent conscience que la locomotive du capitalisme ne les mènent pas nécessairement où ils veulent aller.

    Même dans le milieu du sport, des athlètes sont en train de remettre en question le mythe trompeur de la performance. Chacune à leur façon, la richesse, les médailles conduisent-elles nécessairement l'être humain à une meilleur connaissance de soi, à une meilleure qualité de vie?
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  • Pierre Schneider - Abonné
    4 octobre 2011 06 h 46
    Et ceux de Montréal
    Un manifeste des indignés de Montréal circule sous le manteau depuis quelques semaines déjà. On peut le lire sur le site citoyen: republiqueqc.ca
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    4 octobre 2011 08 h 09
    Un premier point d'orgue international
    Le «groupe» Occupy Wall Street se présente d'emblée comme un mouvement international visant la puissance des banques et leur capacité désormais à prendre en otage les démocraties, comme elles l'ont montré dès le début de la crise financière avec le «too big too fail» américain, qui a fait en sorte qu'elles ont pu faire main basse sur les impôts des citoyens américains pour renflouer leurs coffres. De même en Europe. Mais cela ne s'est pas arrêté là, pour quiconque suit d'un peu près la situation internationale, on les a vus par la suite, entre par le biais des agences de notations, véritables commandos d'élite des banquiers, s'en prendre directement à des États, faire de la notation un usage ouvertement politique visant à mettre à genoux des peuples qui tiennent à la redistribution des richesses par l'État et à des services publics gratuits. L'Islande, l'Irlande, la Grèce, le Portugal, l'Espagne ont été pris en otage l'un après l'autre.
    Pour les Américains, ce phénomène se conjugue, comme ici semble-t-il, avec le financement des partis politiques, qui font en sorte que seuls ceux qui s'engagent à défendre les intérêts des puissants sont à même de pouvoir récolter les fonds nécessaires à une campagne électorale. Les intérêts du citoyen moyen sont noyés dans cette avalanche de fonds privés qui ne cessent de s'amplifier à chaque élection. Et la décision de la Cour Suprême Américaine en janvier de ne pas limiter la récolte de fonds a donné place à une véritable orgie de fonds puisés à même les profits mirobolants de ceux qui ont causé la crise. Alors trop c'est trop! Les banquiers ont tellement d'assurance qu'ils se permettent même d'invectiver publiquement le Directeur de la Banque du Canada parce qu'il défend un minimum de réglementation du secteur... OccupyWallStr est une réponse très à propos, et fera des petits partout...
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  • Vladislav Kivepe - Inscrit
    4 octobre 2011 08 h 12
    L'arbre qui cache la forêt
    Le discours lénifiant, mâtiné d'empathie du richissime spéculateur, ne cache pas son inquiétude résultant du rejet de l'oligarchie dominante dont il est un des membres actifs principaux.

    Une partie grandissante des populations est de plus en plus indignée par la folie du pouvoir d’un monde financier qui maintient ses lubies coute que coute.

    Cette persistance à vouloir entretenir un système défaillant est le résultat d'une «exaltation psychique» qui coupe les acteurs du marché financier de la réalité face à la profusion de richesses qui n'appartient qu'à leur environnement immédiat.

    La surexcitation maniaque qui en découle débouche sur une véritable maladie mentale collective d'un groupe qui entraine le monde économique à sa ruine et peut-être l'humanité à sa perte.

    Cet acharnement n'est pas sans rappeler la fuite en avant des dictateurs qui sentent intuitivement leur fin proche.
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  • Bernard Gadoua - Inscrit
    4 octobre 2011 08 h 18
    «Actualités économiques»
    Il est quand même quelque peu étrange que l'ensemble de la presse «mainstream», que les agences de presse et les grands groupes médiatiques, classent cet événement politique sous la rubrique «actualités économiques». C'est le cas de la plupart des journaux américains. Mais peut-être ont-ils raison puisqu'ils plaçaient sous la même rubrique les décisions des agences de notations sur la «dette souveraine» de certains pays européens alors qu'il s'agissait clairement d'intervention politique...
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  • celljack - Inscrit
    4 octobre 2011 08 h 36
    Rattrapage politique et déformation de faits
    Honte à ceux qui tente de faire du rattrapage politique pour mousser leur cause.

    Le mouvement occupywallst n'a fondamentalement rien à voir avec l'anti-capitalisme. Les participants peuvent être de gauche ou de droite, c'est pas ça la question.

    La question c'est l'autre dimension de la politique: l'élitisme ou l'égalité? L'autorité ou l'autonomie? La confidentialité ou la transparence?

    C'est là toute la différence.
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  • Maxdevoir - Inscrit
    4 octobre 2011 09 h 04
    Criminalité financière légalisée
    Ces prédateurs financiers "philanthropiques" indignés qui manifestent de l'empathie stratégique pour les anticapitalistes et les altermondialistes, waw, le beau maître condescendant qui a de la sympathie pour ces pauvres esprits.

    Petit rappel, l'envergure du capitalisme à grande$ dent$ d'aujourd'hui repose en grande partie sur le soin que ces brillants cerveaux pragmatiques ont pris à rendre accessible la globalisation des marchés. Ceci a été rendu possible il y a plus de 30 ans par la mise en place de traités de libre échange successifs- de véritables Charte de droits d'entreprises!! - afin de s’assurer, au préalable, que les États ne pourraient pas légiférer pour ne pas nuire à leurs intérêts. Ainsi, tous les systèmes d'enrichissement qui ont fait leur preuve d'exploitation par la prédation et le parasitisme financier font en sorte que la criminalité financière est légalisée par les États mêmes, que ce monde de la finance contrôle par les armes "invisibles" de la finance et bien sûr, par la main invisible du marché qui viendra tout arranger!!

    Tout ce qu'ils veulent, c'est que l'état d'hypnose collective se poursuive. Que les armes de distraction massive et d'occupation massive - la consommation et le travail - se poursuivent pour la bonne marches des affaire$$$$$$$$ et de réduire à une simple dichotomie capitaliste/anticapitaliste alors qu'il s'agit d'avantage de prise de conscience!

    Ce système ne vit qu'à travers la prédation des ressources naturelles et humaines et ils ne veulent surtout pas qu'une minorité de d'éveillés finissent par réveiller une majorité d'endormis, d'occupés, de distraits, d'ignorants, d'inconscients, de naïfs ou d'apeurés... Avec des gouvernements néolibéral ou néoconservateur, leur tâche est d'autant plus facilitée. Mais attention, de plus en plus de citoyens, au lieu de CROIRE, s'informent, comprennent, critiquent, se mobilisent et agissent...
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  • Robert Aird - Abonné
    4 octobre 2011 09 h 16
    Enfin l'éveil!
    Je trouvais les Américains endormis. Enfin, on se réveille! Il y a de quoi s'indigner. Les multiples motifs de manifester chez les opposants reflètent bien l'ampleur de la crise des démocraties libérales et capitalistes.
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  • Kris13104 - Inscrit
    4 octobre 2011 10 h 06
    le chemin de Damas..
    Georges Soros a-t-il connu son «chemin de Damas», lui le champion de tous les coups tordus permis par la myopie des législations et par l’immoralité de «l’industrie» financière.
    La faillite économique actuelle liée au choix néolibéral, ultralibéral ou de capitalisme financiarisé dans lequel les états s'arrangent pour laisser aux marchés la gouvernance des pays est patente. Tous gouvernements qui souhaitent continuer dans ce système n'ont d'autres choix que d'aller à la faillite plus ou moins rapidement suivant la force avec laquelle ils pèseront sur ceux qui produisent, donc les travailleurs, en leur demandant toujours plus pour préserver les plus riches.
    Favoriser les plus riches pour que ceux ci produisent des emplois se heurte à la réalité des chiffres qui, c’est bien connu, sont têtus, et l'on peut voir que l'accélération de la financiarisation a pour corollaire une baisse des investissements internes alors que les politiques qui augmenterait le pouvoir d'achat des travailleurs permettrait une réintroduction rapide de ces capitaux dans l'économie réelle, préservant leurs financements.
    «L'industrie financière» ne produit de la richesse que pour les agioteurs et n'appuie en rien la création d'emplois et le développement des entreprises, en particulier petites et moyennes : elle étrangle les opérateurs nationaux par sa recherche du profit maximum par la délocalisation.
    Les dernières contributions financières consenties aux des banques indélicates n’ont permis que la couverture des créances douteuses de celles-ci. Cela les a rendu mécaniquement plus riches et donc plus aptes à distribuer des surprimes.
    «On peut mentir longtemps à peu de personnes, peu de temps à beaucoup…» et «ce n’est pas parce qu’une situation révolutionnaire qu’il y a la révolution», mais si cette situation existe, n’importe quel incident peut servir de détonateur et il est normal dans le pays le plus compromis dans la crise
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 11 h 03
    Un peu réducteur!
    Il y a des phrases ici qui sont réductrices.

    Réducteur : « sont le fruit des «super bonus» versés par les banques. »

    C’est loin d’être l’unique raison!

    Depuis 30 ans, les conditions économiques des plus pauvres et de la classe moyenne se sont détériorées de manière marquée. La dérégulation des marchés commencée sous Tatcher, suivie de Reagan au début des années 1980 et s’étant achevée sous Bill Clinton en 1998, a accentuée des problèmes en tous genres. Le monde a connu plus de 130 crises économiques depuis 1980, et chaque fois, le néolibéralisme sauvage a demandé de faire plus avec moins, ce qui fut encore plus vrai en 2008-2009.

    « Aujourd'hui, même si leurs objectifs restent obscurs, ils font parler d'eux. »

    C’est loin d’être obscur!

    Suivant la crise 2008-2009, on a plus de 20 millions de chômeurs aux États-Unis, 46 millions de pauvres, plusieurs millions de personnes ayant perdu leur maison, jetées à la rue par des institutions financières ayant joué à la bourse avec l’hyper spéculation. Pendant la crise 2008-2009, près de 50 millions de personnes aux États-Unis ont eu recours à des bons alimentaires chaque mois, c’est tout dire.

    Oui, les bonus sont immoraux, ce qu’il l’est encore davantage c’est que les gouvernements ont sauvé des instituions financières et un système qui aurait dû être transformé en profondeur.

    Le capital de Wall Street est immoral. Entre 2005 et 2009, la spéculation à Wall Street sur les agros carburants ont fait augmenté le nombres d’affamés de 250 millions de personnes à travers le monde, pour ramener le total à un milliard de personnes souffrant de malnutrition.

    Visionnez ce reportage « Comment Wall Street affâme le monde » : http://www.dailymotion.com/video/xgdwhc_comment-wa

    Depuis plus de 30 ans, le transfert de la richesse s’est fait dans une seule direction.

    Je recommande fortement la lecture du livre « Le trio
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 11 h 13
    Suite de propos réducteurs
    Les gens, partout dans le monde, sont irrités de constater que de plus en plus la justice et l’équité sociale s’effritent, au profit de quelques oligarchies financières. La recherche du bien commun s’oppose avec force à la concentration des pouvoirs financiers au sein de l’élite.

    Les gens veulent que leurs gouvernements cessent d’être l’État providence des grandes entreprises. Les gens veulent du travail et de la sécurité sociale.

    Les Sarah Palin, le Tea Party, Wall Street et tous ceux de l’extrême droite politique, dont les propos sont ouvertement incendiaires, se montrant opaques aux demandes censées des plus démunis, ceux-là sont les principaux responsables du clivage accentué des classes sociales, d’où les révoltes à venir pour que soient entendues les détresses des plus démunis.
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  • Jean Francois - Inscrit
    4 octobre 2011 11 h 59
    Le début de la Fin de la Fed américaine.
    Quand les Américains on une idée dans la tête difficile de détourner leurs attention. Il est domage que le devoir n'es pas couvert plus le dossier de l'occupation de wall street ... Mais l'information a circulé emplement sur le net.

    Le début de la fin pour la Fed, oh que oui !!!!
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  • Dominique Châteauvert - Abonnée
    4 octobre 2011 12 h 00
    Merci à Maxdevoir
    Pour son commentaire des plus éclairants (Criminalité financière légalisée).

    Le portait de l'humanité actuelle me fait pensé à une rizière où enfants, femmes et hommes travaillent pour survivre, pendant qu'une nuée de maringouins toujours plus affamés prélèvent leur sang. Fatigués, exsangus, ils tombent un à un, provoquant ainsi la panique des pauvres maringouins qui vont bientôt devoir dépérir à leur tout.
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  • Fabien Beaudet - Abonné
    4 octobre 2011 12 h 18
    Unanimité!
    Rarement ai-je lu autant de propos lucide et juste en réaction à un article. Je m’apprêtais à réagir, mais en vous lisant tous je ne puis ajouter quoi que ce soit! Vous avec tout dit avec beaucoup d'éloquence et d'intelligence. Ne cherchez pas de sarcasme dans mes propos. J'en serais bien incapable et je déteste ce genre d'intervention. Vos réactions me porte à croire que beaucoup d'entre-nous, et sans doute plus je ne pouvais le croire, sont prêts à de grands bouleversements.

    En juillet 2011 le Monde diplomatique publiait un article sur le sujet: "Le pouvoir mis à nu par ses crise", qui appuie en bonne partie vos interventions.

    Merci!
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  • Le Quichotte - Inscrit
    4 octobre 2011 12 h 38
    Vigile de samedi.
    Je suis un citoyen qui fait cette vigile religieusement chaque samedi et en même temps je fais un jeûne. J'appelle tous les indignés à assister à ces vigiles. Le futur de notre Nation dépend tout de nous et pas de quelques politiciens.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 13 h 29
    L’ampleur de la violence structurelle économique néolibérale (1)
    Pour saisir l’ampleur de toute la violence structurelle économique des néolibéraux, lire :

    - la stratégie du choc, par Naomi Klein ;
    - L’empire de la honte, par Jean Ziegler ;
    - Contes et comptes du prof Lauzon, par Léo-Paul Lauzon ;
    - Le triomphe de la cupidité, par Joseph Stiglitz ;
    - Guerre et mondialisation, par Michel Chossudovsky ;
    - Capitalisme et pulsion de mort, par Gilles Dostaler ;
    - La société malade de la gestion, par Vincent de Gaulejac ;
    - La fabrication du consentement, par Noam Chomsky
    http://www.acrimed.org/article3010.html;
    - Le site web http://www.mondialisation.ca.

    De plus, les néolibéraux sont des spécialistes de la novlangue, les simplifications à outrance n’expliquant rien, dont le seul but est de chercher à neutraliser toute critique de leur système. Ils nous enferment souvent à l’intérieur de boucle sémantique simple du genre « vous êtes avec nous ou contre nous », pour reprendre les propos d’un tristement célèbre Bush.

    Voir aussi le concept de dialectique éristique : http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Dialectique_&eacut

    J’affirme que la violence structurelle économique néolibérale s’apparente à une forme d’eugénisme économique, car elle se base sur des prémisses très discutables et dénoncées par Joseph Stiglitz, prix Nobel d’économie :

    - parmi ces prémices, on retrouve l’idée du libre marché s’autorégulant sans aucune régulation gouvernementale, ce qui ouvre la porte toute grande à tous les abus au niveau de l’exploitation des ressources naturelles et humaines ;
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 13 h 30
    L’ampleur de la violence structurelle néolibérale (2)


    - on retrouve la trilogie néolibérale : réduction des dépenses publiques, privatisation et dérégulation, un système issu de feu Friedman, économiste de Chicago ;

    - l’idée fausse que les marchés sont parfaits;

    - on retrouve une base idéologique dans le darwinisme social où : « Darwin avait parlé de la survie du plus apte, et le darwinisme social affirmait, dans la même veine, qu’une concurrence impitoyable, ne laissant survivre que les entreprises les plus aptes, assurerait toujours plus d’efficacité à l’économie. Pour Hayek, c’était un article de foi, mais en réalité les processus évolutionnistes non guidés peuvent conduire comme ne pas conduire à l’efficacité économique. » — Stiglitz, Le triomphe de la cupidité, p. 433-434.

    C’est justement dans le dernier point qu’on retrouve la racine d’une forme d’eugénisme économique, là où présumément seuls les plus forts survivent. Lorsqu’on implante ce concept dans un contexte de mondialisation où tous les peuples et entreprises sont placés en situation d’hypercompétitivité, en effet seuls les plus forts survivent. Et, lorsqu’on sait que 300 secteurs d’activités sur 500 sont en situation d’oligopole, c’est presque monopoles favorisent une très grande concentration de pouvoir et de force de travail dans les mains d’un très petit nombre de joueurs. On évaluait en 2008 que seulement 300 familles géraient la moitié du PIB mondial, soit 28 000 milliards de dollars. Alors, avec une telle concentration, lorsqu’un des joueurs tombe, on risque parfois la faillite d’un État, d’un pays. C’est exactement ce qui arrive avec les institutions financières trop puissantes ayant trop spéculé, et par le fait même ayant provoqué la crise financière 2008-2009, ayant créé des dizaines de millions de sans-emplois, des gens jetés à la rue comme des rebuts, partout à travers le monde.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 13 h 33
    L’ampleur de la violence structurelle néolibérale (3) — Fin!
    La sélection naturelle me direz vous!? Non! Une sélection créée de toutes pièces, par des humains vaniteux et cupides, dont la seule vue du profit sans limites à travers la mondialisation néolibérale sauvage leur bouche la vue sur la misère humaine la plus élémentaire, des vies brisées, des divorces, des suicides, des sans-abris, etc. La sélection naturelle leur sert trop bien de justification face à un transfert sans précédent de richesses dans les mains d’une élite de plus en plus immorale, dont les gouvernements peinent à récupérer les impôts pour une redistribution encourageant le bien commun à travers les programmes sociaux en santé, en éducation, en formation de la main-d'œuvre, etc.! Sans ce filet social, dans un monde sans nom, les individus sont laissés seuls, endettés et affamés de plus en plus, des conditions favorisant l’abandon de tous leurs droits et privilèges au profit des grands dominants, c’est le contexte de « L’empire de la honte », tel que décrié par Jean Ziegler. Le monde est déshumanisé par le capitalisme sauvage.

    Étant riche de ces lectures, mon état de conscience du monde a été profondément bouleversé, mais j’en suis sorti beaucoup plus fort pour dénoncer l’innacetable, et dans ce cas, le silence n’est pas plus acceptable. J’ai choisi mon camp, celui de la recherche de l’équité et de la justice sociale.

    « On ne nait pas homme, on le devient » — Erasme
    C’est l’éducation qui fait toute la différence! La bagarre est permanente en la recherche du bien commun et l’intérêt privé.

    ————————

    P.-S. Je suis désolé d’avoir pris autant de place ici, parmi les nombreuses interventions de qualité, mais je crois que le contexte actuel oblige à une réflexion approfondie, repoussant tout discours réducteur.
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 13 h 46
    Manifester, une action dans le prolongement de la recherche du sens!
    Merci à Le Devoir de tout publier! Ce sera me dernière intervention ici pour ne pas saturer ce fil de mes interventions.

    Nous n’avons plus le choix, nous devons éduquer, nous montrer solidaires et nous opposer de toutes nos forces. Ça fait du bien et ça donne un sens à notre vie autre que le nihilisme des valeurs qu’offre la pauvreté des marchés et du monde de la consommation à outrance.

    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-econom

    « La possibilité de donner un sens profond à sa vie permet de supporter bien des choses, peut-être tout… L’absence de sens profond empêche de donner toute plénitude à son existence et équivaut en quelque sorte à une maladie ».

    « Ce n’est que si nous pouvons nous servir de notre liberté pour créer quelque chose de significatif qu’il est pertinent que nous soyons libres. C’est pourquoi la découverte du sens profond de sa vie est plus importante pour l’individu que n’importe quoi d’autre…»

    — Carl Jung
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  • Sanzalure Sanzalure - Inscrit
    4 octobre 2011 14 h 03
    J'ai aussi choisi mon camp
    Comme Pierre Bellefeuille et beaucoup d'autres, je crois que la situation est inacceptable. Toute la situation.

    Je trouve déplorable que les gens découpent le problème en une infinité de sujets (finance, construction, pauvreté, pollution, santé, corruption, etc.) alors qu'il y a un seul problème.

    Il y a un minuscule groupe de personnes qui exagèrent, et elles peuvent le faire impunément parce que l'armée et la police leur obéit.

    La minute que les soldats et les policiers vont enfin se décider à protéger la population au lieu de défendre les élites, leur règne sera terminé.

    Ils sont vieux, ne courent pas vite et on est à au moins un million contre un.

    Serge Grenier,
    Un des sauvages de la tribu des Sanzalures du Kébèk
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  • Pierre Bellefeuille - Inscrit
    4 octobre 2011 19 h 23
    Le discours de certains américains rendus à bout de souffle!
    Ce qui se passe actuellement aux États-Unis est possiblement un précurseur de ce qui pourrait aussi se passer ici si on ne fait rien pour renverser les tendances politiques : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va
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  • Nelson - Inscrit
    4 octobre 2011 21 h 29
    Soros et Buffet voient que les trop ambiciaux (et tricheurs) mettent l'economie mondial en danger.
    Mondialisation des finances,

    dérégulation des finances et du crédit,

    spéculation y corruption,

    collusion entre le crédit et les agences de crédit,

    monstruosité bancaire et financière aux USA avant 2008,

    toute la finance, la banque mondial et les retraites privés contaminés avec des dettes irrécupérables,

    la pire crise depuis 1929,

    toutes les démocraties s'endettent pour sauver les mêmes banques qu'ont provoqué la crise,

    les mêmes banques nous spéculent...ils ''décote'' même l'Empire Americain...

    ils exigent que nous les démocraties on les retourne la même argent que nous les avons donné et qu'ils nous ont prêté,

    à défaut de les rembourser l'argent que nous ont prêté qu'est la même argent que nous les avions donné pour les sauver des faillites par eux provoqués...

    déclarent nos pays en faillite...avec tout ce que ça veut dire.

    Nous avons besoin urgent de Socrates, Platon, Arstoteles, et l'Oracle de Delfos , pour nous dire quoi faire !!!!
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  • FredC - Inscrit
    4 octobre 2011 21 h 53
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  • Wina Forget - Inscrite
    4 octobre 2011 22 h 48
    De tout coeur avec les indignés
    J'ai hâte de voir ce mouvement se répandre à l'échelle mondial et bien sûr d'y participer ! Enfin nous commençons à nous attaquer à la source du problème.
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  • Marie-Soleil Martineau - Abonnée
    4 octobre 2011 23 h 55
    pour un meilleur travail de journaliste...svp!
    Cet article s'emploie à diminuer la portée politique de ce groupe d'abord par des termes servant à délégitimer les manifestants, ces "apprentis révolutionnaires" qui ne savent pas vraiment à quoi ils s'opposent...ils s'opposent aux néolibéralisme et ses conséquences, (sur l'environnement et les gens) Ils dénoncent aussi les milliers de dollars engloutis par la guerre pendant que les gens s'appauvrissent...Enfin, sur le fait qu'aucun individu ne veuille assumer la responsabilité de porte-parole, ce n'est pas par peur de la "responsabilité" mais plutôt par idéologie, d'inspiration anarchiste, qui imprègne certaine nouveaux mouvement sociaux qui refuse les structures rigides préférant respecter la liberté de tactique et d'association...
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  • Democrite101 - Inscrit
    6 octobre 2011 10 h 51
    Quand un Stuart Mill échoue, un Lénine prend sa place...

    Toute élite incompétente et sans conscience sociale finit par tomber...

    Signes précurseurs du Grand Soir ?

    Il faut que la gauche, intellectuellement rajeunie et novatrice, reprenne les commandes.

    Sans elle, point de salut.
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  • Paul Lalande - Inscrit
    19 octobre 2011 01 h 59
    Ça fait du bien
    Ça fait du bien de lire tant de commentaires éclairés. Merci à tous et merci au Devoir pour offrir des réactions de grande qualité. Dans un monde paralysé par l'ignorance volontaire et l'individualisme, cela fait du bien de savoir qu'il y a encore des gens qui font preuve d'un esprit critique. Nous sommes effectivement dans une période qui met à nu les gouvernements et qui souligne le mercantilisme des gens au pouvoir.

    Le darwinisme social est bel et bien vivant. C'est d'ailleurs Herbert Spencer, le père du darwinisme social qui a proposé le fameux "the survival of the fittest" (et non Darwin comme c'est mentionné plus haut). Or c'est à la société que revient la responsabilité d'encourager les gestes positifs; si nous laissons cette responsabilité à des politiciens sans scrupule, les lois feront en sorte que ce sont les riches (criminels ou pas) qui seront récompensés.

    C'est pas mal la situation actuelle, non? Le système (lois, impôts et abris fiscaux, lobbying, etc.) est fait d'abord et avant tout pour la classe riche. Il y a de quoi être indigné en effet...
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