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Fonds de solidarité FTQ - L'investissement responsable passe par le développement régional

«Les gens qui siègent aux conseils d'administration des fonds régionaux sont des gens du milieu»

Mario Tremblay, vice-président affaires publiques et corporatives du Fonds de solidarité FTQ<br />
Photo : Source FONDS FTQ Mario Tremblay, vice-président affaires publiques et corporatives du Fonds de solidarité FTQ
Ayant pour mission principale de participer à la croissance du Québec en créant et en sauvegardant des emplois, le Fonds de solidarité FTQ appuie son action sur des valeurs de responsabilité sociale et de durabilité depuis sa fondation, en 1983. En adoptant une démarche d'investissement responsable favorisant notamment l'essor régional, il contribue activement au développement durable de la province.

«Pour nous, l'investissement responsable passe par le développement régional. Depuis la création du Fonds de solidarité FTQ, nous croyons que l'occupation du territoire est extrêmement importante et il nous apparaît capital de développer nos régions. Nous croyons que la métropole doit être forte, pour constituer un pôle économique international, mais nous som-mes aussi convaincus qu'elle ne peut se réaliser pleinement sans l'apport des régions et que le contraire est aussi vrai», explique Mario Tremblay, vice-président affaires publiques et corporatives du Fonds de solidarité FTQ.

Chaque année, le Fonds de solidarité FTQ investit des sommes considérables en région. L'an dernier seulement, environ 55 % de ses investissements ont été réalisés à l'extérieur du Grand Montréal. De plus, près de 40 % des entreprises qu'il a appuyées se trouvaient en dehors des grands centres.

À long terme

«Le Fonds de solidarité FTQ est le seul investisseur en capital et développement du Québec à être aussi présent en région. Comme nous croyons que la santé économique de la province passe notamment par le développement régional, il nous paraît capital d'injecter de l'argent en région et d'appuyer les bonnes entreprises», souligne Gaétan Morin, premier vice-président aux investissements du Fonds de solidarité FTQ.

Proposant un capital à long terme, non garanti, subordonné et patient, le Fonds contribue de façon unique à la vitalité régionale du Québec. «En matière d'investissement et de développement régional, beaucoup de joueurs tiennent un discours similaire au nôtre, ajoute M. Tremblay, mais il y en a peu qui posent des actions concrètes en ce sens [...]. Le type de capital que le Fonds propose, ça ne court pas les rues! C'est malheureux, puisque c'est ce type de capital qui permet le démarrage, la croissance à long terme et le développement durable», note M. Tremblay.

Fonds locaux et régionaux

Pour parvenir à un taux d'investissement élevé hors des grands centres et contribuer de façon importante au développement des régions, le Fonds de solidarité FTQ s'est doté de deux outils majeurs: un réseau de Fonds locaux de solidarité, ainsi qu'un réseau de Fonds régionaux de solidarité.

Créé en 1991 à la demande du monde municipal, en partenariat avec la Fédération québécoise des municipalités, le réseau des Fonds locaux de solidarité soutient l'économie locale par le développement des PME et par la création et le maintien d'emplois durables de qualité. Il encourage l'esprit entrepreneurial en mettant à la disposition des entreprises un financement pouvant atteindre 100 000 $ sous forme de prêts participatifs ou de prêts traditionnels.

En 20 ans d'activité, le Fonds de solidarité FTQ a contribué à la hauteur de 76 millions de dollars au réseau des Fonds locaux. Aujourd'hui, celui-ci compte 87 fonds et est implanté dans toutes les régions du Québec.

Quant au réseau des Fonds régionaux de solidarité, il compte 16 bureaux répartis sur tout le territoire québécois. Axée sur le développement et la proximité, son action vise à soutenir les entreprises innovantes et en croissance en leur offrant du capital pouvant atteindre deux millions de dollars, principalement sous forme de prêts.

Les 16 fonds


Chacun des 16 Fonds régionaux est doté d'un conseil d'administration composé d'hom-mes et de femmes issus du monde des affaires et familiarisés avec le milieu socioéconomique qu'ils desservent.

«Les gens qui siègent aux conseils d'administration des Fonds régionaux, ce sont des gens du milieu. Ce sont des gens d'affaires qui connaissent les régions, qui les habitent. Ils viennent de Chibougamau, de Rouyn-Noranda, de Gaspé, de Sherbrooke, etc. C'est très important pour nous qu'ils comprennent vraiment les réalités des régions», confirme M. Morin.

Depuis leur création, en 1996, les Fonds régionaux ont permis de sauvegarder ou de maintenir 29 000 emplois grâce à des investissements de 393 millions de dollars effectués dans près de 800 entreprises. «Annuellement, ils contribuent à maintenir et à créer entre 1800 et 2200 emplois. C'est beau-coup», note M. Morin.

Au cours de la dernière année financière, 40,4 millions ont été investis par le réseau régional dans un total de 88 entreprises, dont 57 bénéficiaient pour la première fois du soutien des Fonds régionaux de solidarité. Si quelques-uns de ces investissements ont eu lieu à Montréal et Québec, la plupart d'entre eux ont été réalisés en région.

«Si on regarde le cumul des investissements que les Fonds régionaux font, on s'aperçoit que la plupart ont lieu à l'extérieur des grands centres. L'an dernier, 80 % de leurs investissements ont été effectués dans les régions autres que les centres urbains de Québec et de Montréal», commente M. Morin.

Un apport significatif

Pour les régions du Québec, l'apport socioéconomique du Fonds de solidarité FTQ et de ses réseaux est considérable. Aussi, les exemples d'entreprises appuyées par le Fonds et contribuant activement au dynamisme de leur région sont multiples.

À Joliette, par exemple, le Fonds de solidarité a investi dans l'entreprise Triotech Amusement Inc, spécialisée dans le domaine du divertissement interactif. «Nous, quand on voit des entreprises comme ça à l'extérieur de Montréal, ça nous allume. On sait que, en appuyant Triotech, on va contribuer par la bande à diversifier l'économie de Joliette», affirme M. Morin.

Dans la même optique, le Fonds a récemment contribué à relancer l'entreprise de transformation alimentaire Les pêcheries Marinard, en Gaspésie, en y investissant plusieurs dizaines de milliers de dollars. Cet investissement a permis de créer 300 emplois durables, ce qui, dans un petit village comme celui de Rivière-au-Renard, est considérable.

«Des exemples comme ceux-là, il y en a des dizaines, confie M. Morin. On n'a pas la prétention de régler tous les problèmes socioéconomiques du Québec avec nos investissements, mais notre vision, qui en est une à long terme et qui accorde une grande place aux régions, a le mérite de nous permettre d'envisager un développement de plus en plus durable.»

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Collaboratrice du Devoir
 
 
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